‹ Urbain de HercéChapitre 39 sur 196 · ASSEMBLÉE DU CLERGÉ DE 178U · texte numérisé non relu

ASSEMBLÉE DU CLERGÉ DE 178U

L'un et l'autre furent nommés, dès le début, commissaires du iiureau pour les comptes des rentes du denier vingt (1).

L'évèque de Dol fut en même temps chargé, avec l'abbé de Saint-Albin, d'examiner les pièces justificatives du rapport des anciens Agents du clergé (2).

Mais la fatigue ne tarda pas à vaincre les forces de l'intrépide prélat. Pendant près d'un mois, du 9 août au 5 septembre, Mgr de Hercé, indisposé, dut s'abstenir de paraître aux séances.

En cette circonstance, les membres de l'Assemblée manifestèrent leur sym.pathie à l'évêque de Dol. Le cardinal de la Rochefoucauld pria, le 9 août, l'évêque d'Agde, Charles de Sandricourt 3), et l'abbé de Hercé, puis, le 23 août, l'évêque de Glermont, François de Bonal (4), et l'abbé de Pressigny (5), d'aller « lui témoigner, conformément aux désirs de l'Assemblée, la part qu'elle prenait à son indisposition » (6).

Mgr de Hercé reparut à la séance du mardi 5 septembre, — la 103° de la session, — et remercia l'Assemblée de la sollicitude dont il avait été l'objet durant sa maladie.

Il n'était pas resté inactif pendant le temps que la santé l'avait empêché de prendre part aux travaux de ses collègues. La vérification des pièces justificatives du rapport

(1) Procès-verbal, p. 21-22.

(2) IbicL, p. 427.

(3) Il était membre de l'Académie des Inscriptions. Emprisonné sous la Terreur, il contribua avec révéque de Saint-Brieuc, Mgr de Regnault-Bellescize, à la conversion de La Harpe. Il fut guillotiné le 28 juillet 1794.

(4) Mourut en exil, à Miinicii, le '.\ septembre 18U0.

(5) Vicaire général d»; Langri;s, fut nommé évèque de Saint-Malo le 1"' novembre 17s;; ; à la Restauration, il devint archevêque de Besançon, en 1817, à la mort de Claude Le Coz, ancien évèque constitutionnel d'Ille-ct-Vilaint'.

(0) Procès-verbal, [>. 441, 442, ,oo8, MOO.

présenté par les Agents du Clergé, dont il était chargé, n'avait pas souffert de ce contre-temps. Mgr de Hercé en rendit compte, le mercredi 27 septembre, à la 118^ séance.

11 lit de ces Agents et de leurs travaux le plus grand éloge.

« Leur naissance, leur mérite, leurs talents, dit-il, nous feront sûrement désirer qu'il plaise au Roi de les élever aux premières places de l'Eglise ; et les grâces qu'ils recevront de Sa Majesté acquerront un nouveau prix, lorsqu'elles seront provoquées par le vœu unanime d'une Assemblée qui s'est attiré la coniiance et la vénération publique par la sagesse de ses délibérations. »

L'évoque de Dol conclut en suppliant « Mgr le cardinal de la Piochefoucault de vouloir bien faire, au nom de l'Assemblée, les démarches les plus pressantes en faveur de MM. les Agents ; et engager surtout Mgr l'évèque d'Autun (1) à faire connaître au Roi combien l'Assemblée est satisfaite de leur travail, et combien elle désire ardemment qu'il plaise à Sa Majesté de récompenser leur mérite, en les élevant à des places qui puissent les mettre à portée de rendre de plus en plus leurs talents utiles au Clergé (2). »

Le vœu de l'évèque de Dol fut adopté à l'unanimité par l'Assemblée.

Ces Agents du Clergé, qui étaient arrivés au terme de leurs fonctions, et pour lesquels Mgr de Hercé sollicitait l'épiscopat, se nommaient Pierro-Louis de la Rochefoucauld-Bayers et Louis-François de Jarente.

(1) Yves (le .Marbeuf, né à Rennes, frère de Jacques de Marbeuf qui soumil la Corse à la France, évêque d'Autun depuis 1767, puis archevêque de Lyon on 1788, mourut en exil, à Lubeck, le 15 avril 4799. De 1772 à la Révolution, Mgr de Marbeuf administra la feuille des bénéfices, et c'est à ce titre que Mgr de Hercé fait ici mention de lui.

(2) Procès-verbal, p. 877-879.

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