‹ Urbain de HercéChapitre 40 sur 196 · ASSEMBLÉE DU CLERGÉ DE · texte numérisé non relu

ASSEMBLÉE DU CLERGÉ DE

Le vœu fut écouté. Le premier devint évèque de Saintes, 'l'année suivante, 1781, et, comme consécration de sa piété' fut massacré aux Carmes, le 2 septembre 1792. Quant à Louis de Jarente, pour lequel, à cause de ses mœurs désordonnées, le pieux évêque de Dol, en supposant qu'il les connût, aurait dû refuser de solliciter les premières places de l'Eglise, il fat aussitôt (1780) nommé coadjuteur de son oncle, l'évéque d'Orléans, auquel il succéda, en 1788, pour devenir ensuite évêque constitutionnel du Loiret, et enfin se marier. Il fut le digne prédécesseur, comme Agent du Clergé, de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord.

L'Assemblée générale du Clergé de 1780 pritlîn le mercredi 11 octobre, par la signature du procès-verbal au bas duquel figurent les noms de seize Archevêques et Evêques, et de seize abbés tous vicaires généraux.

Ce nombre de seize députés du premier et du second ordre, alors qu'il y avait vingt Provinces ecclésiastiques, prouve que quelques évêques et autres députés n'étaient pas restés jusqu'au bout fidèles à l'Assemblée.

Mgr de Hercé et son frère ne furent pas de ceux-là. Ils remplirent leur mission jusqu'à la fin. Cependant le mauvais état de la santé de l'évéque de Dol eût pu l'excuser de prendre, avant le temps, un repos bien nécessaire et bien légitime. Il n'en avait rien fait. Son zèle pour le devoir le poussait même à venir aussitôt prendre sa place aux Etats de Bretagne qui devaient commencer leurs assises à Rennes, le 30 octobre ; mais les forces lui manquèrent. Il s'arrêta quelque temps auprès de sa famille, à Mayenne, pour se remettre de ses fatigues; et, de là, le 29 octobre, veille de l'ouverture des États, il écrivit à l'évéque de Rennes pour s'excuser de ne pouvoir y assister (1).

(1) Lettre datée de « Mayenne, 29 octobre 1780 ,.. Arch. de l'Archevêché DE Re.NNES.

^2 URBAIN DE IlERGÉ

Tels étaient les travaux apostoliques auxquels Mgr de Hercé consacrait sa vie épiscopale. Il n'était point alors d'évêque plus fidèle à sa mission et plus dévoué aux intérêts spirituels de son diocèse et de toute l'Eglise de France.

On doit même dire qu'ils étaient rares les évêques qui eurent un programme annuel aussi chargé et aussi fidèlemenfrempli. Et cependant, il était d'autres travaux, travaux d'un intérêt patriotique et social, auxquels était astreint l'évêque de Dol, et qui, malgré leur caractère particulièrement absorbant, et sans rapport avec les fonctions épiscopales, ne l'empêchèrent jamais de répondre à toutes les obligations de son ministère.

Mais avant de parler de Mgr de Hercé, membre des États de Bretagne, et de son rôle à la Cour, étudions l'évêque de Dol dans sa vie intime.

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