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MGR DE HERCÉ DANS LA VIE INTIME

Le Palais épiscopal de Dul el le Cliàleau des Ormes. — Règlement particulier de Mgr de Hercé. - Sa conduite à l'égard de se's serviteurs. — Son frère l'abbé François. — Sa sœur^. la bonne Charlotte ». — Réunions de famille aux Ormes. — Mort de la mère de Mgr de Hercé. — Naissance de Jean-François de Hercé, futur évèque de Nantes. — Rapports avec son clergé : table ouverte. — Conversations pleines de gaieté et de science. - Correspondance intime avec Mgr Bareau de Girac, évéque de Rennes. — Correspondance avec le même à propos de difficultés entre Mgr de Hercé et les chanoines Colin de la Biochaye et de Lesquen. — Rapports avec les laïques : réceptions au Palais épiscopal. — Charité de Mgr de Hercé. — Le bouillon des pauvres. — Le travail des nécessiteux. - Le carnaval des pauvres. - Délicatesse envers les pauvres honteux. — Reconstruction de l'hôpital. — Ses rapports comme Comte de Dol avec les administrateurs de sa ville. — Service qu'il rend à la ville de Dol.

L'évêque de Dol avait deux résidences : le Palais épiscopal et le Château des Ormes.

Le Palais épiscopal, situé à quelques pas de l'églisecathédrale (1), avait remplacé, vers 1750, l'ancien château-

(I) Après avoir servi de Collège, au sortir de la Révolution, il a '■U- drmoh, vers 188:3, pour faire place à un groupe scolaire.

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fort des évêques et comtes de Dol. C'était un bâtiment d'un assez bon aspect, pouvant « loger avec décence, mais simplicité, Tévesque de Dol », ainsi que récrivait l'Intendant de Bretagne (1).

Le manoir ou château des Ormes, toujours existant, se trouve en la paroisse de Saint-Léonard, actuellement commune d'Epiniac, à environ deux lieues de Dol. Ses étangs, son vaste parc et ses bois, en rendaient le séjour plus sain et plus agréable que celui de la ville, alors dangereux par le voisinage des marais.

Lorsque Mgr de Hercé prit possession de son siège, les bâtiments des Ormes étaient peu conséquents. Son prédécesseur, François Dondel, avait entrepris d'en rebâtir une partie, en même temps qu'il rebâtissait le Palais épiscopal. Il n'en restait plus qu'un riche pavillon dans le style Renaissance, élevé par Charles d'Espinay (1558-1591), où habita Mgr de Hercé. 11 construisit un autre pavillon très simple, où il reçut sa famille et ses amis, puis une humble chapelle qu'il mit sous l'invocation de la Sainte Vierge et qu'il bénit, le 5 juillet 1776 (2).

Les réparations de son Palais et de son Château furent une des grandes préoccupations des premières années de son épiscopat. Son prédécesseur avait laissé les travaux inachevés avec une dette de 75,000 livres. Urbain de Hercé traita avec le neveu et héritier de celui-ci, François-Hyacinthe Dondel de Kergonano, président-honoraire au présidial de Vannes, pour la somme de 55,000 livres i^3 et fit abattre sur le parc des Ormes pour 4,650 livres de bois. Il veilla lui-même, malgré ses nombreuses occupations, à tous

(1) Lettre au comte de S;iiiU-Flurenliii, 13 juin 17.">1. (Aiu;ii. dki'. d'Ille-et-Vil., g. 49.)

(2) Registres du secrétariat (Arch. de l'Hôtel de Hercé); Chronoloi/ie ms. des Érôqne>^ de Dol, \\;\i- Juliel de La Plesse (liiin.. mu.mcii". de Dol).

(3) Arch. de l'Hùtel de Hercé.

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