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MGR DE HERCE ET LES DEBUTS DE LA REVOLUTION

Les États-Généraux. — Mgr de Hercé se soumet aux lois de spoliation : déclaration des biens de son évèché. — Cérémonie de la prestation du serment civique à Dol. — Noble discours de Mgr de Hercé. — Mécontentement des administrateurs. — Les Dolois s'émeuvent du bruit de suppression de l'évèché. — Dernière retraite ecclésiastique : allocution de l'évêque. — Guillot de Folleville, futur pseudo-évêque d'Agra, nommé recteur de Dol. — Lasuppression du siège de Dol décrétée. — Mgr de Hercé vend le mobilier de son Palais. — Il se préoccupe du sort de ses œuvres. — II abandonne son Palais et se retire aux Ormes. — • Il continue ses fonctions épiscopales. — Inventaire et fermeture de la cathédrale : protestation du Chapitre. — Mgr de Hercé abandonne son manoir des Ormes. — II se retire au grand séminaire. — Résistance des Eudistes du séminaire au décret de suppression. — Embarras des

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adininislrateurs. — Attitude de Pie VI en face de la Constitution civile du Clergé. — Plan de conduite de Mgr de Hercé. — Il fait des ordinations et administre son diocèse. — Il signe VExposition des Principes. — M. Thoumin des Vaupons, vicaire général de Dol^ élu évèque de la Mayenne. — Il refuse d'abord. — Mgr de Hercé le détermine à accepter en attendant la décision de Rome. — Le Pape se prononce pour le refus et fait l'éloge de la sagesse de Mgr de Hercé.

Les Etats-Généraux devaient comprendre 1200 membres : 300 députés du Clergé, 300 députés de la Noblesse et 600 députés du Tiers-Etats. Mais l'abstention du haut Clergé et de la Noblesse de Bretagne réduisit l'Assemblée à 1158 membres.

Dans l'ordre du Clergé figuraient 47 évêques, 35 abbés et 208 curés ; l'ordre de la Noblesse comptait 270 membres, et celui du Tiers 598.

Les Etats-Généraux assistèrent, le 4 mai 1789, à une messe du Saint-Esprit dans la chapelle du château de Versailles.

Le lendemain eut lieu l'ouverture solennelle de l'Assemblée. Louis XVI prononça un discours où se reflétaient l'amour de ce bon Roi pour son peuple et le désir d'opérer toutes les réformes propres à contribuer à son bonheur.

Mais, dès le 6 mai, le Tiers-État commence à faire valoir ses prétentions. Il demande que les trois ordres délibèrent en commun et que les Azotes soient exprimés par tête et non par ordre. La résistance du Clergé et de la Noblesse s'évanouit bientôt devant l'opiniâtreté du Tiers qui prend le nom d'Assemblée nationale, et devantl'ordre de Louis XVI qui, cédant à l'émeute, se rend aux volontés du Tiers.

La populace, maîtresse delà rue, pille et incendie. Elle s'empare de l'inoffensive Bastille, cette prétendue forteresse de la tyrannie aristocratique, où, un an auparavant, avaient été renfermés douze gentilshommes bretons, et où

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