‹ Urétérite TuberculeuseChapitre 9 sur 25 · ETES · texte numérisé non relu

ETES

OBSERVATION XII. — GoLay. Bull. Soc. anat., 1876.

Homme entré à l'hôpital pour une sciatique double, rebelle, et ayant présenté pendant son séjour à l'hôpital une iritis suivie d’une kératite double.

Albuminurie, À gauche, trajet fistuleux du scrotum, l’épididyme de ce côté est gros ; le malade aurait eu une orchite avec abcès, resté fistuleux pendant longtemps et réouvert depuis peu de temps. Cachexie progressive et mort.

Auropsie. — Rien du côté du cerveau. Poussée de granulations tuberculeuses dans les deux poumons.

Rein gauche volumineux présentant à sa surface après décortication de nombreux tubercules. Sur la coupe on trouve cinq petites cavernes du volume d'un pois à parois épaisses, jaunes, anfractueuses ; entre ces cavernes existe un semis abondant de granulations. Le bassinet présente sur sa paroi des tubercules gris, demi-transparents. L'uretère est très épaissi, perméable, sa muqueuse est d’un bout à l’autre couverte d’une éruption confluente de tubercules, ulcères en grand nombre.

Le rein droit présente toutes les apparences d’une hydronéphrose, il est cependant un peu plus petit que le gauche. Décortication impossible. A la coupe il s'échappe une substance crémeuse, blanche, ayant l’aspect et la consistance de la crème, nullement liquide ; après l'avoir enlevée au moyen d'un filet d’eau, on voit que le rein est transformé en une série de cavernes communiquant largement entre elles et avec le bassinet dilaté, et largement ouvert par suite de la disparition presque complète des calices et des pyramides. Le bassinet présente des dimensions triples de l’état normal, parois épaissies, muqueuse ulcérée, et même par places de petits décollements.

En essayant d'ouvrir l’uretère on estbientôt arrêté, à 2 centim. 1/2 environ du bassinet, par un rétrécissement très serré ; au milieu de la longueur de l’uretère se trouve une obstruction complète du canal, qui, - au-dessous, redevient perméable jusqu'à la vessie. Les parois sont considérablement épaissies et la muqueuse détruite par des tubercules pour la plupart caséifiés.

Vessie. — La muqueuse est couverte de tubercules dans toute son étendue, profondément ulcérée surtout au niveau du trigone.

Tubercules dans l’épididyme et le testicule gauche. Noyaux calcifiés dans la prostate.

Onservarion XIII. — Cazauis. Bull. Soc. anat., 1873.

Homme de 30 ans. Entre à l'hôpital dans un état de cachexie prononcée, tuberculose pulmonaire déjà ancienne; du côté du scrotum, plusieurs fistules correspondant aux épididymes ; miction douloureuse, un peu de pus dans l'urine, pas d’albumine ; mort dans le coma.

Auropsie. — Tuberculose avancée des deux poumons.

Rein droit, volumineux, présente sur une coupe trois noyaux profonds, formés de matière caséeuse ramollie au centre, et entourés de noyaux caséeux plus petits. Sur la muqueuse du bassinet, on trouve quelques granulations saillantes, translucides, de nature tuberculeuse.

Le rein gauche aussi volumineux, présente six ou sept foyers de forme arrondie, formés d’une matière caséeuse, coulant comme du pus dans quelques-uns. Il existe un grand nombre de granulations miliaires dans leur intervalle. La muqueuse des calices et du bassinet est semée d’une grande quantité de petites granulations miliaires, opaques ou jaunâtres, formant par leur réunion de petites plaques très voisines les unes des autres. L’uretère est parsemé de plaques et de granulations semblables, les tuniques sont épaisses, son volume égale à peu près celui d’un crayon, sa consistance est dure, la lumière est rétrécie, mais libre dans toute sa longueur.

Vessie, de volume normal, ses parois ont l'épaisseur ordinaire, la muqueuse est arborisée de teinte ardoisée en quelques places, mais autour du col on trouve quelques petites granulations transparentes ou opaques.

La prostate présente une cavité remplie de pus crémeux, et communiquant largement avec l’urèthre. Il existe des lésions tuberculeuses dans les deux testicules, les épididymes, les vésicules et les canaux déférents.

OBsERvATION XIV: — Newman. British med. Journ., 1889, I.

Garçon de 19 ans, entre à l'hôpital avec des symptômes de tuberculose pulmonaire. Mort quelque temps après.

PERS. à DNS

Auropsie. — Rein droit, Aégénérescence massive, occupant presque la totalité du rein.

L'uretère de ce côté est oblitéré. Il existe des ulcérations sur la muqueuse vésicale.

Rein gauche, hypertrophié mais sain.

L'auteur, sans fournir plus de détails sur ce fait, le cite cependant comme un cas bien net pour lui de tuberculose descendante avec début rénal.

OBsERvATION XV.— Hazré. In thèse de Boursier, Paris, 1886.

Homme de 36 ans. Blennorrhagie à trois reprises différentes. Mictions fréquentes et incontinence. Douleur lombaire augmentée par la pression. Urine trouble pendant toute la durée de la miction. Mort avec des symptômes de méningite tuberculeuse.

. AUTOSIE. — Vessie : granulations tuberculeuses disséminées, surtout nombreuses autour du col qui est détruit presque entièrement par une ulcération circulaire. :

L’uretère droit oblitéré, forme un cordon fibreux qui conduit à un rein atrophié, de forme mamelonnée qui à la coupe est converti en une masse caséeuse remplissant des sortes de pyramides fibreuses à base périphérique, très minces de paroi, à sommet central se confondant avec une masse conjonctive grisâtre qui remplace la cavité du bassinet obstruée. À gauche l’uretère est dilaté, paroi épaissie, semée de granulations tuberculeuses et de points caséeux.

Rein gauche, un peu augmenté de volume, se décortiquant bien ; à la surface, on remarque des granulations analogues à des grains de semoule, semées irrégulièrementen quelques points par amas.

Tuberculose pulmonaire. Méningite tuberculeuse. Noyaux caséeux des épididymes.

OBSERVATION X VI.— HazLé. Loc. cit.

Homme de 28 ans. Antécédents héréditaires tuberculeux très nets. Il 14 5

Ain

y a 18 mois, hématurie abondante, persistant à des intervalles irréguliers avec douleurs lombaires sourdes, et durant toute la miction qui est fréquente et douloureuse. Fistule urinaire au niveau du périnée. L'urine contient une grande quantité de pus. Rein droit volumineux, douloureux.

Auropsie, — Quelques tubercules crétacés au sommet des deux poumons. Ulcérations de la partie postérieure de l’urèthre.

Vessie. — Toute sa surface est couverte d’ulcérations, en certains points existent encore de grosses granulations jaunes.

Le rein et l'uretère gauches sont sains et normaux.

Le rein droit a le volume d'une tête de fœtus à terme. IL est irrégulièrement bosselé, presque lobé par des foyers fluctuants superficiels.

L’uretère droit forme un gros cordon dur, noueux, du volume du petit doigt; il existe une péri-urétérite avancée, faisant adhérer l’uretère au tissu cellulaire voisin et au paquet de vaisseaux spermatiques.

A l'ouverture toute la surface de l’uretère, du bassinet et des ealices est couverte de lésions tuberculeuses, ulcérations anciennes et gros tubercules jaunes, caséeux, leur cavité est remplie de pus, elle est perméable, non rétrécie, simplement encombrée de produits caséeux. Le tissu rénal a presque complètement disparu ; il est remplacé par un grand nombre de cavernes tuberculeuses, contenant du pus abondant, assez franc, tapissées de fausses membranes caséeuses, s’ouvrant dans les calices dilatés.

O8sERVATION XVII. — Jean. In thèse de GueBnarp, 1878.

Homme de 66 ans. Cachexie avancée. Difficulté pour uriner, depuis une dizaine d’années ; miction fréquente, douloureuse. Depuis deux mois, hématuries qui ont disparu il y a huit jours ; actuellement douleurs vives à la fin de la miction. Mort.

AuTopsie, — Lésions pulmonaires très avancées.

Les deux reins sont convertis en cavernes anfractueuses. Il reste à peine un petit îlot de substance saine à la partie supérieure du rein droit. Les uretères très dilatés et épaissis, sont infiltrés de granulations tuberculeuses ; et en certains points on trouve des ulcérations profondes et étendues.

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La vessie est très dilatée. Toute la surface est parsemée de granulations tuberculeuses ; celles du sommet sont grisâtres, celles de la partie moyenne sont jaunes, indurées ; au niveau du bas-fond et du col vésical, nombreuses ulcérations oblongues, dans l'intervalle desquelles on trouve des granulations ; celles-ci ont envahi la portion prostatique de l’urêthre et existent surtout de chaque côté du verumontanum.

Comme nous le disions en commençant, l’on peut considérer toutes ces observations comme des cas de tuberculose à début rénal, dans toutes, les lésions paraissent plus anciennes comme âge dans le rein, et surtout elles sont beaucoup plus étendues : peutêtre dans quelques-unes pourrait-on croire qu'en même temps que le rein, la vessie a pu se prendre par propagation directe des lésions des organes génitaux, en tout cas il n’est guère possible de penser à une propagation de la vessie au rein.

Le mode dedistribution des lésions peutencore nous renseigner,

non seulement leur distribution dans l’uretère, mais aussi leur distribution dans la vessie.

Lorsque l’on peut assister pour ainsi dire au début des lésions de l’uretère, c’est généralement dans la partie supérieure de ce conduit que l’on trouve les lésions les plus développées, souvent l’on ne trouve encore de granulations que dans les calices, le bassinet et l’origine de l’uretère, il est au contraire exceptionnel de trouver des lésions limitées à l'extrémité inférieure de l’uretère. Nous avons déjà rapporté plus haut une observation de Mossé où l’on trouva, avec des lésions tuberculeuses des deux reins, une

seule ulcération occupant le bassinet.

En examinant la vessie par sa face interne, il semble que l’on saisisse quelquefois le point d’inoculation, soit à cause de la loca-

lisation particulière des lésions, soit parce qu’elles semblent partir

de l'orifice inférieur de l’uretère, pour envahir de proche en proche toute la surface de la vessie.

D'ailleurs, dans toutes les observations avec lésions vésicales, celles-ci sont toujours plus développées au niveau du bas-fond de la vessie, quelquefois même elles n'existent que là, alors même qu'il n'existe du côté de la prostate ou des organes génitaux aucune lésion qui ait pu être le point de départ de cette inoculation.

A l’état normal, l’orifice de l’uretère présente un calibre moindre que le reste du canal, aussi comprend-on que les produits tuberculeux provenant des foyers caséeux du rein puissent être arrêtés en ce point d’où partiront les lésions vésicales.

Dans plusieurs observations nous trouvons signalé ce fait de l'abouchement de l’un ou des deux uretères au centre d'une ulcé-

ration occupant le trigone vésical.

OBsERVATION XVIII. — Garnier. Bull. Soc. anat., 1859.

Pièces provenant de l’autopsie d’une petite fille de 26 mois, entrée à l'hôpital pour une entérite. Ramollissement et ulcérations de la muqueuse du gros intestin.

Le rein gauche est seulement injecté et un peu plus gros qu’à l’état normal, mais le rein droit est presque triplé de volume et présente des altérations remarquables. Il est bosselé à sa surface, rénitent sans fluctuation ; en l’incisant, il laisse écouler deux ou trois cuillerées d’un liquide lactescent, puriforme, contenant quelques noyaux d'apparence tuberculeuse.Ilest creusé intérieurement de larges vacuoles irrégulières, sinueuses, communiquant entre elles pour la plupart, et avec les calices et le bassinet. Les parois de ces cavités sont tapissées d'une fausse membrane grise, très épaisse, intimement adhérente au tissu rénal. Autour de ces vacuoles, on trouve de petits noyaux tuberculeux, de volume variable, de coloration jaunâtre, et présentant partout la consistance du tubercule cru.

L'uretère se présente sous la forme d’un cordon induré du volume du doigt et se termine dans la vessie par un orifice béant, assez large pour recevoir une plume d'’oie. Les parois sont considérablement hypertrophiées, la muqueuse tout entière a disparu pour faire place à une couche tuberculeuse grise, granuleuse et très adhérente. La muqueuse vésicale était saine, excepté dans un rayon d’un centimètre environ autour de l’orifice de l’uretère, où elle était ulcérée. Utérus et annexes sains.

Quelques granulations transparentes au sommet du poumon droit.

OBsERVATION XIX. — Liouvizze. Bull. Soc. anat., 1871.

Homme de 33 ans, mort de phtisie pulmonaire.

Les organes urinaires présentaient les lésions suivantes : le rein droit renferme des granulations tuberculeuses, de la néphrite caséeuse et dans la muqueuse du bassinet un dépôt abondant de petits calculs de carbonate de chaux. L'uretère droit a les parois épaisses, dures, scléreuses, et sur la muqueuse on trouve des granulations et des ulcérations. -

Le rein et l’uretère gauche ne présentent rien de semblable.

La vessie -présente des granulations et une ulcération au niveau de l'orifice de l’uretère malade.

La prostate est tuberculeuse, il existe des granulations dans l’urèthre,

Tuberculose pulmonaire. Tubercules dans une des vertèbres avec plaque tuberculeuse dans la dure-mère, à ce niveau, et arachnoïdite spinale. |

OBSsERVATION XX. — Cnener. Bull. Soc. anat., 1874.

Homme de 33 ans. Chaudepisse ancienne guérie. Orchite suivie au bout de quelques mois d’un abcès qui laissa une cicatrice adhérente au testicule. Hématuries. Douleurs rénales violentes. Plus tard, miction douloureuse, l'urine contenait du pus et du sang. Amaïgrissement continu, enfin, en une journée, il rendit par l’urèthre une quantité de pus évaluée à deux litres environ. Les urines redeviennent limpides, miction fréquente, écoulement presque continuel d'urine. Au toucher rectal, douleur et gonflement des vésicules séminales. Mort.

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AUTOPSIE. — Poumons. Tubercules confluents, à divers degrés, dans les deux sommets, granulations dans le reste du poumon. Un peu de liquide louche dans le péritoine, sans adhérences. Foie gras, volumineux. Le foie enlevé, on pénètre dans un vaste abcès situé derrière son bord postérieur, et qui s'étend de la région rénale à la face iliaque droite ; cet abcès semble complètement enkysté; en aucun point, on ne trouve de surface osseuse dénudée. Le rein droit est englobé dans une masse indurée, avec de nombreux foyers renfermant du pus concret. Il adhère au côlon ascendant qu'on entraîne en même temps que lui; l'anse intestinale fendue, on constate la présence de deux petites ulcérations à bords amincis et décollés ; ce sont les orifices de trajets fistuleux qui établissent la communication entre les foyers périphériques et l'intestin. Le rein droit présente un grand nombre de foyers caséeux qui ont détruit à peu près complètement sa substance ; le tissu graisseux du hile est transformé en une masse lardacée qui enveloppe l'uretère. La paroi du bassinet est épaissie et la muqueuse ulcérée. L’uretère a les parois indurées et épaissies, son calice est interrompu à 4 centim. au-dessous du hile, elle se retrouve un peu plus bas, jusqu'à la vessie.

Le rein gauche est sensiblement augmenté de volume, il présente à son extrémité supérieure un noyau grisâtre qui semble de nature tuberculeuse. Uretère gauche normal.

Vessie très petite, revenue sur elle-même. Sa muqueuse présente des marbrüres foncées et des inégalités nombreuses qui sont dues à la destruction des couches superficielles. La surface est presque entièrement érodée, à part le col, l’orifice de l’uretère droit est ulcéré sur ses bords ; à un centimètre au-dessous se trouve une petite ulcération plus profonde.

Lésions tuberculeuses des organes génitaux.

Dans d’autres cas l'on voit l'orifice de l’uretère être le centre d'un foyer de lésions confluentes, ou le point de départ d'une zone d'infiltrations qui tend à envahir de proche en proche les parties voisines.

Dans une observation de Challan il existe autour de chaque

orifice d'uretère une sorte de collerette formée par les ulcérations confluentes en ce point.

Chez un malade d'Hartmann, les granulations partent de cet orifice et forment un cordon de petits grains jaunâtres qui descend vers le bas-fond. |

L'on peut rapprocher de ces deux cas un fait rapporté par M. le D' Reclus, dans lequel les lésions de la vessie formaient de chaque côté du bas-fond une forte saillie partant en arrière des

orifices des uretères

OBsERVATION XXI. — CnaLLan. Bull. Soc. anat., 1869.

Homme de 26 ans. Tuberculose pulmonaire au second degré, Hémiplégie droite complète. Prostration profonde. Plusieurs hématuries abondantes quelques heures avant la mort qui survient dans le coma.

AurTopsie. — Méningite tuberculeuse. Poumons infiltrés de granulations dans toute leur étendue, cavernules aux sommets.

Rein droit volumineux, teinte violacée, présente un ou deux petits tubercules non ramollis. à

Le rein gauche présente à la coupe une quantité de noyaux caséeux, de consistance ferme, situés surtout au niveau du bord convexe ; il existe également plusieurs poches, tapissées de matière tuberculeuse et contenant un liquide puriforme. L'uretère gauche atteint le volume du petit doigt, les parois sont épaissies et infiltrées de matière caséeuse. Il renferme un liquide analogue à celui que renferment les poches du rein.

Uretère droit normal.

Vessie. — Sur la muqueuse on trouve de nombreuses ulcérations. Elles se trouvent autour de l'embouchure des uretères dans la vessie. Elles sont arrondies, à bords nets, à fond rugueux.

L'embouchure de l’uretère gauche est obstruée par de la matière tuberculeuse non ramollie. Rien dans les autres organes.

OgsenvarTion XXII, — Harruann. In thèse de BoursiEr.

Homme de 34 ans. Début il y a 18 mois par une douleur lombaire gauche s’irradiant vers la vessie. Plus tard douleurs, à la fin de la miction, dans tout le canal. Fréquence des mictions, puis écoulement continuel d'urine, goutte à goutte. Hématurie. Urine trouble purulente Tous ces accidents reparaissent après une courte période de calme. La mort survient après une période pendant laquelle le phénomène le plus important a été l'intensité des douleurs lombaires, accompagnées de pyurie, hématurie, augmentation de volume du rein gauche.

Auropsie. — Tubercules crus aux sommets des deux poumons.

Urèthre, ulcérations de la portion membraneuse.

Vessie, petite, à parois minces, arborisations violacées sur la muqueuse, plusieurs ulcérations superficielles, de formes irrégulières, arrondies, du volume d’une tête d’épingle, à fond lisse et régulier pour quelques-unes, ou caséeux et jaunâtre. Toutes ces lésions sont plus nombreuses surtout au niveau de la paroi inférieure gauche du réservoir. Au niveau de l’embouchure de l’uretère gauche on trouve un cordon de tubercules caséeux, jaunâtres, du volume d’un grain de chènevis.

A droite, uretère et rein sains. À gauche, l’uretère a le volume d'une plume d’oie, il est adhérent aux tissus voisins. A l'ouverture, on constate un épaississement notable des parois qui atteignent 4 et5 millim. ; la muqueuse a perdu ses caractères normaux, elle est irrégulière, tomenteuse, jaunâtre. A la partie inférieure, les lésions sont moins marquées dans le trajet intra-vésical, la muqueuse est presque normale, ce n’est qu'à un centimètre au-dessus de l’abouchement que les ulcérations et les dépôts caséeux deviennent confluents au point d'occuper toute la surface de l’uretère. À sa partie supérieure le bassinet est très altéré, l'uretère se continue avec son extrémité élargie. Les calices communiquent entre eux. Le tout se confond en une masse représentant le rein ayant perdu la moitié de son épaisseur.

A la coupe, on constate que tout le rein est transformée en une cavité remplie d’un liquide purulent, limitée par des tubercules caséeux du volume d'un pois qui se rejoignent en formant une coque épaisse. Les

Vs

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