PRÉFACE III
autres, et il a toujours fourni matière à force épigrammes, quolibets, chansons, comédies. 11 parait que ce crime a un côté fort plaisant, Molière ne lui a jamais donné son vrai nom. La Fontaine a fait une comédie, la Coupe enchantée, dans laquelle il démontre que le titre plaisant prodigué par Molière doit être donné, comme surnom comique, à tous les maris sans exception.
À-t-on fait rire au théâtre, aux dépens de tes pauvres maris ! La comédie a-t-elle assez abusé de son privilège de châtier les mœurs en riant ! les dramaturges ont essayé de mettre un peu de noir dans l'adultère en faisant poignarder la femme coupable par un mari vengeur. Leçon!
La leçon n'a corrigé personne ; le crime a fleuri, et le poignard a disparu de nos mœurs et de nos armuriers.
Quand on l'ignore, ce n'est rien, Quand on l'apprend, c'est peu de chose.
Telle est la définition de l'adultère, au point de vue du vaudeville, œuvre du Français né