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simple et sensible, de Denicès et Cuezce, que la quantité 3
de brome contenue dans un litre, beaucoup plus constante que le laissaient croire les analyses antérieures, est. relativement considérable ; elle s'élève (mer Noire et mer Baltique mises à part) à environ 1 décigramme, ce qui représente environ 3 à 4 millièmes de la quantité totale de chlore‘. Néanmoins, la soude de varech, produit de
“NS PR Es à É æ l'incinération d'Algues appartenant surtout aux groupes
des Laminariacées et des Fucacées, renferme plus diode que de brome. Ceci est d’ailleurs une notion globale, car on ignore à peu près tout des variations de ques de brome contenu dans les diverses espèces. :
Par la méthode spectrographique, CorxEc? a reconnu
1J.-L. Cuerre. — Etude d'ensemble sur le dosage et la diffusion des bromures dans les eaux minérales françaises, les eaux marines, et les sels alimentaires, Gazette des eaux, Paris, 1914.
* Eugène CorNec. — Elude spectr rephioue des cendres de ns
marines, Comptes rendus de l’Académie des Benne t. es <2
Paris, 1919. pie &
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. da présence de 19 corps simples dans des cendres de La- minaires, parmi lesquels l'antimoine, le Aa le glucinium, le titane, le tungstène, le vanadium n'avaient encore été signalés ni dns les plantes marines, n1 dans les eaux de la mer.
À l'ensemble des plantes marines, et plus particulièrement à celles que rejette le flot, ou que les riverains coupent pour leur usage, correspond un nom qui varie avec les régions ; au xvu® siècle déjà, on les appelait «en Normandie varech ou vraicq:; en Aunis, Saintonge et Poitou, Sar ou Sart; et en Bretagne, gouesmon » ‘. D'après l'Encyclopédie, 1 est vraisemblable que le mot vareck « dérive de l'anglais wrack ou wreck, qui signifie naufrage, “ee mot normand que ce peuple a porté en Angleterre » ?
Le terme "ous est encore couramment et à peu près exclusivement employé aux îles de Ré et d'Oléron; le > mot Gouesmon qui s’écrivit ensuite dans les actes officiels
“à gouémon, puis gonesmont, puis goëmon, et maintenant - goémon, s'est répandu bien au-delà des limites de la Bre- 3 tagne, mais a conservé le même sens ; le terme Varech a E changé de sens. Il désignait autrefois, en Normandie, l’ensemble des épaves, « toutes chosesque l’eau jette À terre par
ï 1R.-J. Varix, — Nouveau commentaire sur F Ordonnance de la ma- : rine du mois d'août 1681, t. I, La Rochelle, 1:60.
ie ? Dineror et n'AcemBErr. — Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné r des sciences des arts et des métiers par une société de gens de lettres, nouvelle édition, t. XXXIV, art. Varech, Genève, 1778.
tourmente et fortune de Mer ; ou quiarrivent si près dela Terre qu’un Homme à cheval y puisse toucher avec sa
Lance » ! et sur lesquelles les seigneurs du pays avaient
un droit de naufrage, ou droit de varech, « exception unique et privilégiée en faveur de la province de Normandie », si ancien que Vaux n’en connaissait pas l’ori-
gine (oc. cit., p. 611). Outre ce sens général d'épaves, la célèbre Ordonnance de Louis XIV sur la marine lui accorde celui de synonyme de goémon. Plus tard, on l'écrivit souvent Varec avec un sens encore plus restreint, semblet-il, comme si on l’appliquait plutôt aux Algues utilisées
pour fabriquer la soude? ; il servit aussi à désigner la soude qu’on en retirait*. Les botanistes du début du
xIxe siècle, Porrer, DE Caxpozr... etc., employaient ce mot varec avec cette dernière orthographe, comme synonyme français du mot Fucus*.
1 Pesxerce, Couitume de Normandie, 3m° édition, Rouen, 1750, p. 6ro.
2Macquer. — Dictionnaire de chimie, 2m° édition, Paris, 1778 :
« On comprend sous le nom de varec plusieurs espèces de plantes
marines qui croissent sur les rochers en différents endroits de la mer, ct particulièrement sur les côtes de Normandie. Ces plantes. sont du genre des fucus ».
# « En Normandie, on prépare une mauvaise soude, qui est appelée varec, en brûlant le varec et plusieurs autres espèces de fucus ; avant
de les brüler, on les fait sécher » (Article Soude, par Fourcroy, in
Encyclopédie méthodique, Chimie, t. VI, Paris, 1815).
4 Lemax écrit à l’article Fucus du Dictionnaire des sciences naturelles de Levrauzr (t. XVII, Strasbourg et Paris 1820) : « La soude qui en provient est appelée soude de varec, parce que, sur les côtes de-
France baignées par l'Océan, on nomme varec ou varech toutes les.
plantes marines rejetées par les flots ; et comme les fucacées en for-
LT par le commerce pour la literie, l ee elc., ; en Do sous le nom de crin “végétal Dans ce
ment la plus grande partie, les bolanistes français ont donné au:
genre Fucus de Lixnæus le nom de varec, »
__ {Enwarp C.-C. Sraxrorn, On the economic Application of Sea-era, Journal of the Society of Arts, Londres, 14 février 1862.
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