‹ Utilisation des algues marinesChapitre 30 sur 93 · LE · texte numérisé non relu

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cette notion trop répandue dans les livres, que les Algues

brunes vivent à une profondeur -où leur pigment brun

permet l'assimilation du carbone aux dépens d’une lu= mière incomplète, privée des radiations de la gauche du

spectre. Toutes ces Laminaires géantes s’insèrent profon— dément, il est vrai, mais leurs parties essentiellement assi-

milatrices viennent s'épanouir à la surface de l’eau, ou

près de la surface.

Après avoir analysé la composition botanique des bancs de ces gigantesques Laminaires, les Américains ont évalué

leur étendue. Ils essayèrent de l’apprécier par des mesures à l’aide de fils tendus, mais, outre des difficultés

pratiques, l'évidente variation du contour selon les années. rendait celte précision illusoire. L'évaluation se fit donc approximalivement, au Jugé. |

En 1913, on a déterminé 1162 bancs sur la côte sud est de l'Alaska et 358 sur la côte ouest, beaucoup ausst sur la côte de Californie ; des tableaux donnent, dans le: Mémoire de Cameron, leur situation géographique en lonsitude et latitude, leur longueur, largeur, surface, densité et l'espèce de Laminaire qui les constitue. Des analyses moyennes permettront ensuite d'en apprécier la. valeur chimique. CamErox admet que la surface totale de ces gisements, exploitables commercialement. parlant, est de 390 milles carrés. Or, il s’agit seulement

de ceux qui avoisinent les Etats-Unis, mais le Macro-

| cyslis est tout aussi abondant sur la côte de l'Amérique du Sud.

Aux quatre espèces géantes citées plus haut, on pour- . rat ajouter d’autres Laminaires : Ægreqia Menziesü Aresch., Costaria Turneri Grev., Diclyoneuron californicum Rupr., Postelsia palmæformis Rupr., grandes aussi, mais plus dispersées. Les collaborateurs de Cameron atta- chent plus d'importance à un modeste Fucus (Rockweed), le F. furcatus C. Ag. qui croît à profusion de Monterey {au sud de San Francisco) jusqu'à Neah Bay (entrée du détroit de Juan de Fuca), partout où la côte est rocheuse. On pourrait en récolter des quantités prodigieuses. Les vagues l'arrachent parfois et l'entraînent en dérive parmi les bancs de Kelp avec une telle abon-

dance qu'il constitue alors un appoint important de leur exploitation.

Le mode de vie de ces « giant Kelps » per met l'usage d' appareils plus parfaits que la faucille de nos £oémonniers récolteurs du goémon de fond. La profondeur à laquelle s'attachent ces Laminaires à lames flottantes permet de les atteindre facilement sous l’eau, par des appareils mécaniques, sans craindre de toucher le fond, ni de détruire les lâmes reproductrices de l’Alaria et du Macro. cyslis. Une fois coupées, elles flottent à la surface et l’on a le choix entre l'attente de leur rejet sur la côte par la marée el les courants, ou la récolte immédiate par un mécanisme approprié. Dans le premier système, une partie de la moisson est dispersée et perdue ; les Alaues qui flottent pendant plusieurs jours perdent, a pr jori; une partie de leurs seis ; en outre, elles échouent à un en se

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