RES AR
ment pratique du sel marin qui permettrait de fabriquer du carbonate de soude, lorsque LEBcaxc y réussiten 1797,
en perfectionnant une méthode entrevue par DU Havez
puis par DE LA Méraérie. On appela le nouveau produit
soude artificielle par opposition à la soude naturelle des Le
végétaux. Ce fut quasi la ruine, aussi bien pour les pro-
ducteurs espagnols de Barille que pour les producteurs français et anglais de soude de varech ; leur industrie végéta péniblement jusqu’au moment où les applications de l’iode, isolé des eaux-mères de la soude de varech par Courrois, en 1812, se multiplièrent et se répandirent (mé-
decine, photographie. etc.). L'industrie de l'iode s’est » *
constituée de 1830 à 1840. Pour avoir de l'iode, on de-
manda de la soude de varech, et les soudiers connurent
une nouvelle ère de prospérité qui devait être éphémère. À ceci correspondit une autre méthode de récolte des Algues marines à incinérer, dont l'analyse chimique va nous donner la raison. |
Dèse 1815, GauLraiER DE CLauBry (loc. cit.) s'était préoccupé de savoir quelles sont les espèces les plus riches en iode ; 1l établit des comparaisons entre elles, sans donner de chiffres, et range dans l’ordre décroissant suivant les espèces qu'il a es L.saccharina, L.digiata,
F.serratus, F.vesiculosus, Halidrys siliquosa, Chorda
Filum, celui-ci étant très pauvre. | J'ai dit récemment (Réflexions, loc. cit.) comment la
plupart des analyses chimiques d’Algues marines tien-
1 Gaucrmier DE CLauBry (loc. cil., p. 137) proposait d'extraire l’iode cn traitant le L. saccharina « desséché et mis en poudre, par l'acide sulfurique concentré ; ce qui éviterait un procédé fort long que l’on suit pour avoir l’eau-mère de la soude de varecks ».
Æ. géré * = "€ da air e cs EE A er D et éme he De QE GS RQ ee ET
tt der, le de à AS
nent insuffisamment compte des conditions biologiques, pourquoi elles sont incomplètes et manquent de caractère vraiment scientifique. Elles suffisent néanmoins à nous faire comprendre la différence d'utilisation du goémon de rive et du goémon de fond.
J’emprunte quelques chiffres à Hexprick ! qui a ana- Jysé plusieurs exemplaires, parfois même une douzaine, de chaque espèce importante ; 1l donne des maximums et des minimums, mais je retiens seulement les chiffres moyens des substances solubles qui nous intéressent contenues dans les cendres en °/, de la plante sèche; j'entends les cendres obtenues par incinération selon les procédés en usage dans les laboratoires. Ces chiffres concernent 3 espèces de l'ucus et 2 espècesde Laminaria ?: ils sont extraits du tableau inséré p. 136.
Le potassium et le sodium y sont dosés en potasse et soude.
8 = È L. flexicaulis L. Cloustonü | = à Q
2 TS | > = a RS | | : &, ; ti lame stipe ] | $ & stipe an p ame |
Potasse . 77 58 111,85 | 4:54
Soude. . 5 1,98 | 5,09 Jode . . 0,086 re 0,304| 0,552
1 James Henpricx. — The Value of Seaweeds as raw Materials for chemical Industry, Journal of the Society of chemical Industry, t. XXXV, Londres, 1916. |
? Le F. vesiculosus d’'Hexpricx est vraisemblablement un mélange de F. platycarpus et de F. vesiculosus. Son L. digitata, déterminé sur
nr Sd 4% Fr