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c'est de Hambourg que partaient les cargaisons d'iodere- ! vendues ensuite au Chili '. La production d'iode au Chili A 4 a beaucoup augmenté pendant la guerre et dépassait en n. 1916 le tiers di chiffre prévu par Marrenox. Ainsi, % d’après les statistiques commerciales publiées par ie gou- ui yernement de Santiago, Donsexxe (loc. cit.) dit que, en
1934, le Chili a Ca l'étranger 488.952 kgs. d'iode, 1 en 1019, 700. ” -58 kgs et, en Lee 1.323.194 FA “à
Se évaluait à 10.000 tonnes environ (tonne an- ? glaise de 1016 kilos) la quantité de Kelp produite en à Grande: Bretagne en 1860-1861, correspondant à 206.000. … ionnes de goémon frais brûlé annuellement, quantité qu'il estimait insignifiante en comparaison de celle qui est rejetée sur les côtes et inutilisée ; en France, on produisait alors 24.000 tonnes de soude brute?, quantité qui, jugeait-il, pouvait être beaucoup accrue. Aussi cherchait:il à améliorer les procédés de fabrication et à les rendre
moins intermitlents”*. « C2
23. Donsexne. — Le Chili, L'Economiste français, Paris, 15 Juin L EVE.
3918, et in lue. ne.
2 Diverses usines lessivaient cette soude brute. D’ après Non: qui tenait ses renseignements de Tissier père et fils, propriétaires de Yusine du cree les sept principaux établissements français se trouvaient à : Le Conquet, Granville, Cherbourg, Montsarac, Pont- . FAbbhé, Portsall, Quatrevents; leur production totale, évaluée en tonnes, était : 60 d’iode et iodure de potassium, 2,9 de brome et bromure de potassium, 2.380 de chlorure de sodium, 1.200 de chlorure de potassium, 540 de sulfate de potasse, 1.200 de nitrate de potasse. |
3E.-C.-C. Sranronp. -— On the economic applications # Seaweed, Journal of the Society of Arts, février, 1862. La partie industrielle
dé”
Le mode de préparation pratiqué en Ecosse parait être le même qu'en Bretagne ; le Kelp d'Irlande, remarquait STANFORD, est plus riche que celui d'Ecosse parce qu'il est fait à une température moins élevée; celui de Guernesey est encore meilleur en grande partie à cause de la
température de combustion encore plus basse. On a inu-
tilement essayé de faire comprendre aux brüleurs que leur intérêt serait de préparer des cendres au lieu de Kelp, ils s’obstinent à travailler comme ils virent travailler leurs pères au temps ou l’on fabriquait le salin pour en retirer la soude et non la potasse et l'iode.
SranFoRD énumérait ainsi les défauts de la fabrication du salin : 1° par la haute température développée pendant la fusion, la moitié de l'iode environ est volatilisée, et une certaine portion de potasse est perdue ; 2° au contact du charbon, cette haute température réduit les sulfates alcalins en sulfites, hyposulfites, sulfures ; ceux-ci exigent ensuite une forte proportion d'acide sulfurique pour être reconvertis en sulfates, opération qui dégage de l'hydrogène sulfuré, toujours gênant ; 5° la manière brutale de brûler les Algues entraîne de l'argile, du sable, des pierres, qui d’ailleurs sont parfois ajoutés de parti pris comme adultérants.
Hexpricx (loc. cit.) a cherché à évaluer la perte en potasse et en iode que fait subir le mode de préparation du
de cette Note est reproduite dans une autre Note du même auteur :
On the manufacture of Kelp. Pharmaceutical Journal, avril 1862. Je n’ai pas eu entre les mains un autre Mémoire de Sranrorp portant le même titre que le premier et publié par la même Society of Arts (t. XXXIII, 1883) ; je suppose qu’il est, en partie au moins, une réimpression du Mémoire de 1862. — Voir aussi Sranrorp, On the
manufacture of iodine. Chemical News, vol. XXXV, 1837.
Utilisation des algues marines. II
RE Jui ons à l ae en ° «du AR total des en cendres, les moyennes suivantes : ie
| Potasse | Iode
Lan. Cloustonü, stipe ." .:. 40 EG IS" » lame . etat SOS Lam. flexicauls,'stipe . .: .: .., ON »: + ame. 4 Qi, 0 CONS As. nodosum. 48. res DOM ONRNONNSS Fur. vesiculosns . 41. 1e) 00 20e GRO Fuc, serralnss 242 ete OR EM NE
Des cendres de Fucus, préparées par ce procédé, consti-
tueraient donc un engrais potassique très convenable. Il a analysé aussi huit échantillons de Kelp préparé par les soudiers en 1914 et 1915 dans différentes localités des îles de l'Ouest de l'Ecosse ; je transcris seulement les variations extrêmes pour les mêmes substances :
a LE Su Lis 0 la potasse y varie de 5,17 °/, à 21,96 “Le Lie = 0 l’iode y varie de 0,407, 3 SERRE
Une notable quantité de produits utiles ne se retrouve donc pas dans le Kelp, à cause de son mode de fabrication ; en outre, les échantillons les moins riches sont précisément ceux qui renferment le plus de matière siliceuse ; certains, achetés après analyse sommaire, auraient à peine payé le travail du soudier.
Mais à quels moments de la fabrication se font ces pertes et quelles en sont les causes. Hevpriex constate
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que, en comparaison de Laminaires séchées au Laboratoire, des Laminaires séchées sur la grève, et qui pouvaient être considérées comme d’une bonne qualité, perdent dans cette opération du séchage à l’air la majeure partie de leur potasse, seulement une faible portion de leur iode et très peu de leur matière organique et de leur azote. Un séchage artificiel rapide serait donc préférable, Mi: et déjà la chaleur perdue des fourneaux pourrait être utilisée à cet effet. La perte attribuée à l’action d’une …. trop haute température lui semble exagérée ; des Algues “ propres, portées au rouge sombre. lui ont donné des cendres de teinte foncée ; au rouge vif (environ 8oo°) elles” ont donné une masse fondue presque blanche, et, dans les deux cas, le pourcentage en potasse et en iode était approximativement le même. Par contre, l'addition de sable fin siliceux, et de carbonate de chaux, en formant des verres insolubles à la température du rouge vif, entraïînait une perte notable en potasse et en iode. D'où la nécessité de fabriquer le Kelp avec des Algues propres. Toutefois, brüler des Eniaire propres est, dans la pratique des soudiers, moins facile qu'on pourrait le croire. Le goémon d'échouage, surtout s’il est pris dans les amas rejetés par le flot sur une plage sableuse, entraine toujours de petits cailloux. Les Laminaires coupées par les goémonniers sont propres. Etendues sur du sable, du gravier ou mieux sur des galets, elles sèchent plus vite que sur un sol cimenté, mais alors de petits cailloux y adhèrent fortement et seront transportés dans le brasier. On obvierait à cet inconvénient, il me semble, en les battant avec un fléau, sur un sol ferme et propre, avant de les incinérer.
Le Board of Agriculture and Fisheries a récemment
184 UTILISATION INDUSTRIELLE DES ALGUES nues
publié une brochure de DopAE où les Rés irlandais, trouvent, avéc des conseils pratiques, la figure ‘108 des meilleures espèces à brüler. On les y engage CR = abandonner complètement les fours en fosse habituels pour construire, sans difficultés ni grande dépense, des fours surélevés (raised Kiln) sur le modèle d'un petit four à chaux. Une grille faite de quelques barreaux de fer reçoit le goémon sec à brüler, et le salin en fusion tombe sur le fond du four où il est recueilli par une petite porte latérale. Le rendement est supérieur à celui des fosses : le même poids de goémon donne, en beaucoup moins de temps, deux fois plus’de Kelp; celui-ci, de meilleure qualité, se vend plus cher. o Déjà en 1880, THiERCELRX » frappé des inconvénients des fours en fosse, et de ce que le goémon épave est'plus abondant et plus riche en iode en hiver que pendant la belle saison, réalisa sur la côte nord-ouest d'Espagne un four utilisant le goémon vert. Il avait la forme d’un four à réverbère allongé, à sole inclinée ; le foyer, suivi d'une longue galerie à voûte surbaissée, que continue un séchoir utilisant la chaleur perdue, se termine par une cheminée haute. Le four étant allumé, on obtient un des- : | séchement partiel dans le séchoir, plus grand dans le four ; $ 42 alors on ringarde de haut en bas et les plantes séchées 1e prennent feu ; on ringarde les parties les plus chaudes et on les amène dans un cendrier latéral où la combustion
1 The Kelp industry. Hints for Kelp burners with regard to sea ni Congested districts Board for Ireland, 1898.
? D' Tarerceuis. - Sur la préparalion des cendres destinées à l'ex-
traction de l’iode des plantes marines appelées varechs. Bull. Soc, chi-
mique de Paris, t. XXXIIT, Paris, 1880, p. 559.
se continue. On introduit au fur et à mesure de nouveau
goémon frais dans le séchoir et le travail, une fois commencé, n'est interrompu que par le manque de varech. Le procédé permet le travail en toute saison et, dit l’auteur, la potasse et l’iode sont fournis en plus grande proportion que dans les fours en fosse et sont bien plus faciles à extraire qu'avec le salin.
Ces fours à goémon, rudimentaires ou perfectionnés, n'utilisent pas tout ce que contiennent les Algues et perdent les produits de la combustion.
Aux inconvénients que STANFORD reconnaissait aux fours en fosse, et que j ai rappelés plus haut, il ajoutait encore :
h° Le goémon épave d'hiver, le plus riche en potasse et en iode, est négligé ; d’ailleurs, même pendant la belle saison, laepluie enlève souvent une parlie de leurs sels aux Algues étendues pour sécher sur la grève.
5° La chaleur de la combustion et tous les produits de la combustion sont perdus. Les fumées des fourneaux contraignent l'infortuné soudier à travailler dans des régions inhabitées, ce qui grève ensuite le transport aux usines de hxiviation,
Pour y remédier, KemP proposait la macération des stipes broyés de Laminaires dans l’eau additionnée d'acide chlorhydrique où passe la majeure partie de l'iode!; après compression et séchage, la pulpe restante, séchée et brülée, livrait le résidu d’iode. Mais Sraxrorp croyait avoir
1 Les matières organiques libérées par le broyage devaient rendre difficile l’extraction de l’iode.
ns trouvé un procédé sue celui de la EAN La :e qui pouvait fonctionner en toute saison. RE Les Algues (en fait, c'étaient des stipes de Z. dre sont enfermées dans des cornues de fonte que l'on chauffe | au rouge sombre ; on reçoit les produits de la distillation dans de grands flacons de Wolff, On obtient ainsi, dit. STANFORD, un gaz inflammable et très éclairant ; de l'eau. contenant du carbonate et de l’acétate d’ ammoniaque, de: l’acétone, de l'alcool méthylique et une sorte de naphte; du goudron contenant une huile volatile; un charbon
léger et très poreux qui, par hxiviation, fournit un liquide
clair et transparent renfermant tout l’iode des Algues. Le
résidu charbonneux, dont la composition tient le milieu entre le charbon de bois et le noir animal, a un pouvoir extraordinaire d'absorption, de filtration et de déodorisation ; son prix est moindre que celui de tout autre charbon et son pouvoir déodorisant le met au premier rang.
La nouvelle méthode n'avait aucun des inConvémients des fours en fosse et Sraxrorp lermine son Mémoire, lu devant la Soctely of Arts le 14 février 1862, en annonçant qu'il a pris un brevet pour l'Angleterre et la France. L'assistance accueillit cette communication avec enthousiasme et vota des remerciements à l’auteur.
D'après Turrexrine?, pe Roussex en 1882 (Brevet an-
1 SranrorD ignorait probablement qu’un chimisye anglais l'avait devancé dans cette voie. Sur la prière de Sracknouse (Nereis britannica, Bath, 1801, p. XXXVII), son ami, le chimiste Richard Epwarps, avait analysé parallèlement le Fucus vesiculosus et le Laminaria digitala ; pour cela, il calcinait les plantes dans des cornues et extrayait diverses be AIE du produit distillé, reçu dans l'eau, et du charbon retiré des cornues.
*J.-W, TurrexnNe. — The technology of the Seaweed industry. In Fertilizer Resources, etc., loc. cit., p. 237.
: glais h214), puis David M. Barcu en 1909 (Brevet amé-
ricain 747.291) ont apporté des améliorations au procédé
de Sranrorp. Je n'ai pas eu leurs Mémoires entre les
mains et je renvoie le lecteur aux comptes rendus de Tue- RENTINE. | |
Je citais plus haut les expériences et les analyses de Hexpricxk. Cet auteur présenta son travail à la section d'Edimbourg de la Society of chemical Industry le 19 avril 1916. Quelques sociétaires prirent part à la discussion qui suivit W.-G. O'Beirxe, directeur de The British Chemical C°, fit diverses remarques sur les produits de l'incinération des varechs, puis ajouta : On a prétendu que la distillation pouvait fournir des huiles, légère et lourde, des alcools, de l’acide acétique, de l'ammoniaque, un gaz éclairant, mais tout ce qu'on réussit à obtenir fut une eau goudronneuse mal odorante sans emploi utile: on construisit des usines à Tiree, Nord Uist et Clydebank, on y dépensa {0.000 livres sterling, et tout fut perdu.
Nous sommes loin des espoirs que Sranxronp avait fait naître. M. O’Bernxe a bien voulu me confirmer par lettre ce quil avait dit devant la section d'Edimbourg. De
quelques expériences de laboratoire, l’optimisme de Sran-
FORD avait conclu au succès industriel. Après avoir cédé son brevet à la British Seaweed Company, il dirigea luimême la construction des usines de Tiree et d’Uist, et s’appliqua jusqu'à sa mort à rendre son procédé pratique sans y réussir. Le charbon des cornues avait une telle puissance d'absorption que la lixiviation en libérait difficilement les sels alcalins ; il en résultait des solutions diluées dont la concentration était trop coûteuse.
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