‹ Utilisation des algues marinesChapitre 46 sur 93 · D, 242 MES · texte numérisé non relu

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La vicille méthode des fosses a l'avantage d'opérer sur place ; on ne transporte à l'usine que la soude de varech,

produit peu encombrant; cependant, quatre ans après | SraxrorD, Moripe indiquait un autre procédé pour la

remplacer‘. « Bien des fois, dit-il, on a cherché à retirer directement les sels solubles contenus dans les goémons

au moyen de la macération soit à chaud, soit à froid ; mais”

les transports des Algues à l'usine devenaient souvent im-

praticables, l'encombrement était gênant, le produit des

macérations se décolorait difficilement, et Îles liqueurs, qu’on n'obtenait que d’une faible densité, étaient coùteuses à évaporer ».Parlant de la méthode de Sranrorp consistant à « distiller les varechs en vase clos dans des

cornues à gaz »,1l dit : « Là encore, ce travail qui néces-

site une main-d'œuvre considérable, un grand encombrement et des transports onéreux, a dû être abandonné.

« Ma méthode évite tous les inconvénients ci-dessus. En effet. je me borne à torréfier, ou plutôt à convertir en charbon à l'air libre, en tout temps, et sur les lieux mêmes où elles ont été récoltées, les plantes marines fraiches ou sèches. Je me sers pour cela d'un appareil portatif particulier, une espèce de petit fourneau, qui produit un charbon que je lessive ensuite avec facilité et promptitude dans des appareïls à déplacement. En général, 100 parties de goémon frais représentent 20 parties de goémon sec, 5 parties de charbon et 3 parties de cendres ».

1 Ed. MorioE. — Fabrication des charbons de varechs. Nouvelle méthode d’en extraire le brome et l’iode el de doser ce dernier corps au moyen des hyposulfites alcalins, Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t. LXII, Paris, 1866.

Mais l’auteur ne dit pas en quoi consisie ce fourneau,

et une difficulté devait être de se procurer sur place le combustible pour le chauffer. Il s'étend sur la manière

dont il extrait les substances utiles du produit de hixiviaton du charbon obtenu. « Quant aux résidus charbon-

neux, ils sont pulvérisés, séchés, additionnés de phos-

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phate de chaux, de sang, de chairs et d’autres matières animales qu'ils désinfectent et conservent. Us constituent ainsi d'excellents engrais.

« Un fait digne ie remarque, c'est que ces composés noirs, poreux, phosphatés, alcalins, fermentent facilement et deviennent de véritables nitrières artificielles, à la surface et à l’intérieur desquelles il est facile de recueillir de nombreux cristaux d’azotate de potasse, de

chaux et d’ammoniaque ».

Avec ses 30.000 à 35.000 kilomètres de côtes déchiquetées, entrecoupées de baies, le Japon est particulièrement favorable au développement des Algues marines ; elles y sont méthodiquement exploitées et font l'objet d'une industrie et d'un commerce importants comme nous le verrons dans les chapitres suivants. Les Chinois et les Japonais en font une grande consommation pour leur nourriture ; on le savait depuis longtemps par les naturalistes et les voyageurs ; néanmoins, le célèbre rap= port de Hugh Surru a plus que tout autre contribué à nous documenter à ce sujet. L'auteur, déjà connu par une notice d'érudition sur l’utilisation des Algues du Japon‘ publiée en 1894, reçut du gouvernement des Etats-Unis,

1 Hugh M. Suit. — The Fisheries of Japan. Utilisation of Alqæ,

Bulletin of the U. S. Fish Commission, 1893, Washington, 1894.

rapport très documenté paru en 1904. Deux ans | us. 0

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