‹ Utilisation des algues marinesChapitre 49 sur 93 · OS · texte numérisé non relu

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Les chimistes distinguent des sucres simples où mono .saccharides, des dissacharides ou bioses, des trisaccharides 1 ; ou trioses, des polysaccharides où polyoses, selon le degré de condensation de la molécule. Tous ces corps ont plusieurs fonctions alcooliques. Les uns et les autres se di- AS visent en aldoses et en céloses selon que l'on veut distin-

guer les sucres aldéhydiques de leurs isomères cétoniques, mais nous n'aurons pas à nous occuper de cette distinc-

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tion 1: 4 Les monosaccharides ? sont des sucres non hydroly-

sables ; on les appelle aussi sucres réducteurs parce qu'ils donnent avec de la liqueur de Fehling, à chaud, un précipité rouge d'oxyde cuivreux. Ils ne sont cependant pas les seuls sucres réducteurs, car le lactose et le maltose, qui n'ont pas bloqué les fonctions aldéhydiques de k. leurs générateurs hexosiques dans leur condensation, ré duisent aussi la Hiqueur de Fehling*. Traitéshchaudeten

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présence de l'acide acétique par la phénylhydrazine, qui est à la fois un réducteur énergique et un déshydrogénant : se comhinantavec les aldéh ydes et les acétones, ils donnent ,

un précipité de phénylosazone, ou simplement osazone, de couleur jaune, dont la solubilité, la forme cristalline et le | point de fusion (au bloc Maquenne) caractérisent la nature du sucre en expérience, à

‘ Une partie des renseignements qui suivent est empruntée au 3 livre de Maquexxe : Les sucres et leurs principaux dérivés, Paris, : 1900. Pour la partie pratique, voir G. Bertrand et P. THowas, A Guide pour les manipulations de chimie biologique, Paris, 1910. 4

* Certains réservent le terme ou la désinence saccharide -ux produits de condensation ; ils appellent les monosaccharides des glucoses, à tort, puisque les pentoses y rentrent aussi. PAR

3 Dans ce cas, la quantité d’oxyde cuivreux obtenue est naturelle-

ment moindre que si le lactose ou le maltose ont subi Phydroiyse.

.__ Onles nomme d'après le nombre de leurs atomes de

carbone. Deux sortes nous intéressent : les hexoses, de for-

. mule C°H#05, et les pentoses, de formule CSH*05, qui comprennent les méthylpentoses GH*0*, où un atome de: H est remplacé par le radical CH®. Par certaines réactions, on sait changer les pentoses en hexoses et réciproquement. On distingue, en outre, des fétroses C*HSO* et des heptoses C'H**O.

Les hexoses et les pentoses se caractérisent et se distinguent les uns des autres : 1° par leur phénylosazone ; 2° par le réactif phloroglucine-acide chlorhydrique con: centré qui donne la coloration rouge cerise du furfurol;

3° par le réactif de Berrrax», Orcine-acide chlorhydrique concentré, qui donne, à chaud, avec les pentoses une coloration violet-bleu, et avec les hexoses et les méthylpentoses une coloration rouge orangé; on utilise, en outre, d’autres réactions colorées, celle de Biaz, par exemple, assez délicate, mais qui donne des renseignements précis. Enfin, l’on trouvera, dans une note de Denicis, un tableau des réactions colorées permettant de distinguer les uns des autres les divers hexoses et les divers pentoses à l’aide du naphtol « et du naphtol Ê*.

Les hexoses se rencontrent chez les végétaux, à l'état libre ou sous forme de produits de condensation tels que les bioses, les trioses et les polysaccharides nommés qlucosanes, mannanes, gulaclanes…, etc., suivant la nature: des monosaccharides qui résultent de leur dédoublement.

Citons parmi les hexoses : Le glucose ou dextrose, le

1G. Denis. — Diagnose différentielle, à l'aide des naphtols, des: divers sucres hexosiques el pentosiques, Bulletin des travaux de la Société de pharmacie de Bordeaux, Bordeaux, 1908.

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plus abondant de tous Les sucres dans la nature, qui prend ; 3 aussi naissance dans l'hydrolyse de la plupart des polysaccharides (amidon, cellulose, etc.), ou des disaccha-

combinaisons, les hydrazones et les osazones. Le fruclose

isolé par Tauprcuu dans le cerveau, et identifié depuis avec le galac-

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rides (saccharose, maltose, etc.), soit pur, soit mélangé à ses isomères. Les hydrazines donnent avec le glucose, comme d’ailleurs avec les autres hexoses, deux sortes de

ou lévulose, abondant surtout dans les fruits. Le galactose, l’un des produits de l'hydrolyse du sucre de lait, n’est pas connu à l’état libre dans la nature‘, mais ses produits de condensation, galaclanes, galaclo-arabanes, galactoglucosanes, y sont fréquents : 1] résulte de leur hydrolyse. Le galactose, ou l’un quelconque de ses dérivés, trailé par ce nitrique bouillant, donne de l’acide mucique re-

-connaissable à ses cristaux.

Les Pentloses, moins bien étudiés que Les hexoses, et inconnus à l'état libre dans la nature, sont très répandus chez les végétaux sous la forme de produits de condensalionsou pentosanes, comme l'arabane ou le xylane.

Citons parmi les pentoses : L’arabinose, ou sucre de gomme, le æylose, ou sucre de paille, qui résultent de l'action des acides étendus sur la gomme et sur les principes pectiques associés à la membrane.

Les Méthylpentoses sont encore moins bien connus. FE

Citons parmi les méthylpentoses : Le rhamnose appelé aussi isodulcite, parce qu'avant de le ranger parmiles sucres réducteurs, on le plaçait dans la fanulle des manniles. Le fucose, isomère du rhamnose, s'obtient en saccharifiant, par l'acide sulfurique à 5 °/,, les grandes Algues

1 Il est bon, toutefois, de faire une restriction au sujet du cérébrose,

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= brunes préalablement lavées à l’acide chlorhydrique et à l'eau ; après diverses manipulations, on précipite le fucose à l’état d'hydrazone par la phénylhydrazine, et l’on régénère par l'acide chlorhydrique. Le fucose agit un peu

moins fortement que le glucose sur la liqueur de Fehling, |

Les sucres hydrolysables, di-, tri- ou polysaccharides, se dédoublent par hydrolyse en sucres réducteurs, et par conséquent réduisent la liqueur de Fehling après avoir subi l’ébullition avec un acide étendu, même lorsque, comme c’est le cas pour le saccharose, ils ne la réduisent pas avant toute hydrolyse ; certaines diastases produisent

le même effet.

Les disaccharides CH#O donnent 2 molécules de sucres réducteurs ; ce sont des sucres comme le saccharose ou sucre de canne, le mallose, produit de dislocation de la molécule complexe d'amidon, le tréhalose, appelé aussi mycose parce quil est commun chez les Champignons, et qui a été signalé chez plusieurs Algues marines.

Les polysaccharides se dédoublent par hydrolyse en plusieurs molécules de sucres réducteurs, mais, leur poids moléculaire étant mal connu, on ne leur donne pas une formule correspondant à celle des disaccharides. Suivant que leur hydrolyse fournit des hexoses ou des pentoses, on les écrit (CSH"O$)r + mH°0O ou (CSH*0*)" + m H°0, formules où n et m représentent des nombres entiers in-

déterminés. Ces formules approximatives s'appliquent à de nombreux composés organiques, amidon, gommes, etc. Pour les désigner, on emploie souvent la désinence caractéristique ane. Ainsi, les polypentoses sont des penlosanes (arabane, xylane), les polyhexoses sont des hexosanes (glucosane, mannane, galactane); les polysaccharides

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qui, comme les mucilages, Oe \ la fois plus Fa

yalactane, xylo-galactane, etc. ; dans la nature, les ar

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sucres bien définis, reçoivent un nom composé : arabino- nn.

banes sont généralement és à des galactar ..! tandis que les xylanes accompagnent de pérenne | glucosanes. + RENTE Les penlosanes se rencontrent chez toutes re Phanéro- x games, où ils constituent en particulier la matière incrustante du bois et les sécrétions gommeuses. On ne sait pas les obtenir à l’état de pureté, et on ignore même la valeur approximative de leur poids moléculaire, mais n dans leur formule, est sûrement un nombre élevé. Us. se changent partiellement es furfurol par distillation avec les ve étendus ; ils donnent les mêmes réactions que les pentoses avec la phloroglucine ou l'orcine corn driques. Ils ne fermentent pas, et sont imparfailement digestibles. DE 2 L'arabane (arabine, acide arabique, acide vel STE de la gomme arabique est insoluble dans l'alcool, mais l'alcool ne le précipite de ses solutions qu'en présence d'un acide ou de sels minéraux; il donne de l'acide mucique par l’oxy dation nitrique, ce qui parait assez sur- à prenant, car l’arabane est formé par la condensation de : sucres en C°, tandis que l'acide mucique est hexacar- 1 boné. La matière pectique, étudiée chez les betteraves et les carottes, renferme de l’arabane sous sa modification 4 insoluble due l'eau (pararabine de Rsicnarpt). | Le xylane, ou gomme du bois, s "extrait de la sciure de ‘4 bois, de la paille hachée et, d’une manière générale, de … tous les produits végétaux qui donnent dia pau par É ébullition avec les acides. | à Les chimistes (Torzexs, etc.), qui ont découvert le: mé

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