‹ Utilisation des algues marinesChapitre 53 sur 93 · CHAPITRE IV. | FX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. | FX

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Sommaire. — 1. L'iode. ÉnrrE ee Es.

IT. Propriétés mucilagineuses et Ton Observations de =4 Bouvier, Turner, Lamouroux. — Mousse de Ceylan, Agar-Agar,, Kanten. — La Late de Paxex. Haï-thao, Thao français, Alguensine et les He périencet de la Société Hndüstéiale de Rouen. — Méxier et la gelée de groseille artificielle. Analyse Le de lAgar par Marcrraxp. 12 RE Mbdete de Funori et du Kanten au Japon. Algues em-. De ployées à cet eftet. Usages de l’Agar. A IV. Lichen carragaheen (Chondrus crispus et Gigartina sante de. sa récolte, ses HÉn OStLE ses usages. Autres Algues gélatinisantes. De. V. Nature chimique des mucilages ; amidon des Floridées ; mannite et tréhalose. | RE

Quelques-uns des auteurs cités aux chapitres précédents ont donné le pourcentage des substances minérales que renferment certaines Algues rouges ; leurs analyses | ne concordent pas assez entre elles pour qu'il soit utile 4 f de citer des chiffres. Je rappelle cependant que, d’après A.-T, Camerox, le Nitophyllum renferme une quantité | d'iode comparable à celle des Laminaires ; ceci est d’ailleurs d'intérêt purement scientifique, car les Nitophyllum sont des Algues très minces qui ne se rencontrent guère en quantité suflisante pour permettre une exploitation. D’une manière générale, et quant aux produits que

. L'on peut retirer aussi des Fucacées ou des Laminaires, celles-ci seront toujours préférées aux Floridées à cause de leur grande taille et de leur profusion.

Cependant, le Journal de Pharmacie et de Chimie a publié, en 1915, le compte rendu d'articles parus dans

- lesquels la mer d’Azow et la mer Noire renfermeraient, en abondance, une Aloue rouge du genre Fillafora (proba- blement Phyllaphora) très riche en iode’. Elle aurait donné, à lincinératon, 11 ‘/, de cendres contenant . jusqu'à 3,8 ‘/, d'iode, et l’on rencontre fréquemment “ « des endroits, où cette Algue forme de véritables * massifs s'étendant à 70 .. marins en longueur, sur ho milles en largeur ». « Une premiére expédition en mer eut lieu déjà par de navires de guerre, qui par-. coururent une distance de 75 à 80 kilomètres, remportant une moisson considérable. L’enlèvement de cette Algue se fait à l'aide de filets spéciaux qui, d’un seul . coup, font monter de 600 à 1.000 kilogranmmes ». « Le gouvernement russe tient à assurer la régularité de cette . nouvelle pèche d'Aloues. Des fours immenses viennent - d'être construits à Rkaterinoslay où l'incinération méthodique et peu coûteuse va avoir lieu ».

Jusqu à présent, les Algues Floridées ont été bien plus utihsées pour la gélose (ou des matières similaires), que fournit leur membrane, que pour les substances incluses dans leurs cellules, et l’industrie de l'extraction de la gélose n’est limitée que par la difficulté de se procurer la” matière première.

! Algues riches en iode, Journal de Pharmacie et de Chimie, série, t. XF, Paris, 1915, p. 199 et L'iode russe, ibid., p. 313.

une revue allemande et dans un journal russe d après :

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Tuner fit connaître, au commencement du xix° siècle, les propriétés du Gloiopellis (Fucus) tenax? qui par sa

taille, sa forme, sa ramification, dit-il, ressemble. aw -

Scinaia furcellata de nos côtes, mais en diffère par sa

fructifcation, sa couleur et ses sommets pointus et ré— fléchis. On le récoltait en abondance sur certaines côtes.

de Chine (provinces de Fokien et Tche-Kiang). Après

dessiccation au soleil, il est vendu sur les marchés et

peut se conserver plusieurs années ; avant de l’employer, on le lave à plusieurs eaux, pour le débarrasser des impurelés, puis on le fait cuire dans l’eau chaude où il fond

entièrement et donne une colle d'excellente qualité pour

tous les usages auxquels peuvent servir la gomme ou la glu. Ceux qui l'avaient procuré à Turner lui demandérent si les côtes anglaises n'offrent pas des, Algues jouissant des mêmes propriétés, pouvant suppléer l’onéreuse importation de la gomme arabique, Turver n’en doutait pas, et les Fucus kalifornus(Chylocladia), F. clavellosus (Chylocladia) et F. asparagoides (Bonnemaisona), aussi bien que les « Conferves » les plus gélatineuses et les Ulva rubens (Helminthora divaricata), U. filiformis (Dumontia), U. furcellata (Scinaia), dit-il, possèdent précisément ces propriétés, mais aucune n'existe en quantité suflisante pour mériter d'être exploitée’. Beaucoup de Fucus anglais, dit Tourner, et particulièrement le F. ciiatus (Calliblepharis) et le F. crispus (Chondrus) se liquéfient en forte proportion, sinon en totalité, quand on les fait bouillir, et forment, en refroidissant, une gélatine ayant l'apparence de la glu,

1Turwer. — Fuci, t. II, Londres, 1809, pl. 125. 2 Turxer eut pu citer de meilleurs exemples sur les côtes anglaises,

pas d’elles-mêmes. Deux ans plus tard, Turner (loc. cit., - p. 216 et 217) dit que le F. crispus et le F. mamillosus - (Gigartina) donnent, après ébullition dans l’eau, une gélatine ferme quil ne désespère pas de voir utiliser … un jour ou l'autre, bien que ses efforts dans ce sens aient échoué.

Turner n'était pas le premier à connaître celle pro- …. priété de certaines Algues marines. Vingt ans plus tôt, —. Bouvier, étudiant l’A/sidium helminthochorton, employé 17 depuis”peu en France comme vermifuge sous le nom de “… mousse de Corse!, le faisait bouillir dans l'eau à nombreuses reprises, concentrait chaque fois le liquide et obtenait ainsi une quantilé considérable de gelée?. Toute-

É 1 Bouvier. — Analyse de la Coralline de Corse, Fucus helmintho- - corton, Annales de chimie, &. IX, Paris, 1591. |. . ? L'expérience de Bouvier, peut-être la plus ancienne qui concerne Fa s la gelée fournie par une Âlgue curopéenne, est peu connue ; je crois - intéressant de rapporter comment il opérait. | La Bovvier prenait 1000 grains (53 Bras, d’Alsidium ; après

lavage dans l'eau froide pour enlever divers sels, il traitait par une

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