‹ Utilisation des algues marinesChapitre 54 sur 93 · livre et demie d’eau distillée bouillante. « Dore la décoction · texte numérisé non relu

livre et demie d’eau distillée bouillante. « Dore la décoction

étoit rapprochée du degré convenable, on la passoit, et on ajoutoii

J une nouvelle quantité d' eau sur la masse restante que l’on soumet- | toit de nouveau à l’ébullition » , il es celte opération 24 fois ; chaque portion d’eau était évaporée jusqu’au point de pouvoir se ee en geléc par refroidissement. « La gélatine extraite par les trois premières décoctions étoit de couleur brune et retenoit de l'odeur du fucus helminthocorton. Plus le nombre des décoctions avançoit, plus la gélatine devenoit transparente, blanche et sans odeur et les dernières décoclions ont fourni une gélatine aussi blanche et aussi transparente que la gomme arabique.... elle jouissait d’une élasticité qui m’a paru étonnante ; lorsqu'on lui donnoit une légère

. Recueil des M

220 wriLisaTIoN INDUSTRIELLE DES AL ce

Y A7 L Le Ta Vin Vas: + PE de NW.

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fois, l’Alsidium (ou la plante qu'il prenait pour lui), Ca plante filiforme, haute de r à 3 centimètres, ne pouvait A ’ 0 : CE . . . “ 8 £ 2.Ù être l’objet d’une utilisation industrielle. Re. | : LT PA EN D'ailleurs, Bouvier a cerlainement été trompé sAbaS , 7 1° 2. Bras UT PENES étudié ane autre plante ; déjà, en 1782, DE LA ToURBTTE signalait les supercheries des marchands. Desraux!, voulant répéter l'expérience de Bouvrer, fit plusieurs Hoïs #4 des décoctions avec la plante pure sans « Jamais trouver dans les décoctés la moindre trace de gélatine végétale » à

et 1l croit que Bouvier « a dû se servir, pour son analyse, #2 d’Algues renfermant quelques espèces gélatineuses ». 4 J'ai été plus heureux : en employant de FA. Helminthochorlon pur, j'ai obtenu, après un assez long chauffage " au bain-marie, une gelée molle, sans consistance etmême coulante ; le sous-acétate de plomb la précipitait en D. petits grumeaux. Dans les mêmes conditions, un Gebi- 2e dium eût donné une gelée ferme et élastique. Bouvier à & certainement expérimenté avec quelque petit Gelidium, peut-être le G. crinale, assez commun dans la Méditer-

ranée ét non sans ressemblance avec l'A/sidium., En voici d'ailleurs une preuve indirecte : la formule de la gelée de

exlension. ses parties se rapprochoient les unes des autres comme 4 celles de la gomme élastique... Toutes ces décoctions rapprochées ARS E. réunies m'ont fourni 7 livres de gelée d’une consistance qui m'a d'autant plus étonné que j'étois certain que celte quantité de gelée n'étoit formée que par les décoctions de r 000 grains de fucus helminthocorton ». « J’observerai…. que le fucus, de brun et opaque : qu'il étoit avant l'action de l’eau bouillante, est devenu blanc et. 4 transparent pendant les premières décoctions, et qu'il a fini par n'être plus qu’un résidu fibreux ».

! Desraux.

NET — Alques marines des environs de Baslia (Corse), 3

émoires de médecine, chirurgie et pharmacie militaires, 1873. + RE ER

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à. ‘importante . colle de poisson qui eût été rt avec

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= Mérar' connaissait sans doute des Algues plus favorables à une exploitation quand il disait Le. Fucus, sans D cois citer aucune espèce, que « si on les fait bouillir dans l’eau, plusieurs offrent une matière gélatineuse qui se prend par le refrordissement, comme on le voit pour le … Fucus helminthochorton ». « Je crois, ajoute-t-il, qu’une ébullition à- une haute température, dans des vaisseaux fermés, les résoudrait presque entièrement en gélatine.

“C’est encore une branche féconde qui peut être ouverle à Vindustrie française ». MéraT ne cite aucune espèce, mais peut-être pensait-t-il, en partie au moins, au genre 6Gelidium de Lamouroux.

Sous le nom de Gelidium, créé en 1812, Lamouroux désignait plusieurs Algues rouges comprises jusque-là -dans le capharnaüm des Fucus (Essai sur les genres de la famille des Thalassiophytes non articulées, Paris, 1813).

« J'ai nommé ce genre Gelidium, disait-il, parce que la plupart des espèces qui le composent peuvent se réduire presque entièrement en une substance gélatineuse par - d'ébullition ou la macération », propriété d'autant plus emarquable qu'aucune espèce de ce genre ne possède à . l'état frais cet aspect gélatineux caractéristique de beau- - coup d’autres Algues rouges ; la plupart sont même fermes ct minces.

1 MérarT. — Article Fueus, in Dictionnaire des sciences médicales,

&. XVII, Paris, 1810.

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Quelques années » plus tard (art. Gelidie, : KE De

classique d'histoire naturelle de Bory, VIE, Paris, |

1825), sis disait à propos des Pe en gé= a É

néral : « À l’Ile-de-France, et sur toutes les côtes de l'Océan ni les habitants en font usage dans les sauces pour leur donner de la consistance ou pour mas-

quer le goût âcre et brûlant des épiceries qu'ils aiment avec passion ».

Plusieurs espèces de Clidiun vivent chez nous, et 2 d’autres genres de Floridées fourniraient, par la cuisson, une gelée ou un mucilage. Mais les mers chaudes sont le

vrai domaine des Algues rouges et depuis longtemps les |

riverains en exploitent plusieurs pour cet usage. On

donne, en Malaisie, le nom d'Agar-Agar à une Algue (ou à plusieurs) dont on importe en Chine, depuis longtemps,

des quantités considérables pour la confection de gelées alimentaires. Le produit commercial, qui est l’Algue brute à peine modifiée, ou travaillée, ou l'extrait de

cette Algue, porte le même nom et, depuis que sor

usage s’est répandu en Europe, on l'applique aussi à la Mousse de Ceylan, produit brut, et au no C des tapes nas, produit manufacturé.

L’Algue récoltée à Ceylan est le Gracilaria lichenoides Harv., très voisin de nos Gr. confervoides et Gr. compressa, dont on la distingue assez difficilement quand elle est blanchie, état sous lequel elle figure le plus souvent dans les collections. Les anciens PRE connaissaient ses

10. Desraux. — Algues marines récollées en Chine pendant l'expédition française de 1860-1862. Actes de la Société linnéenne “ee Bordeaux, t. XXX, Bordeaux, 1875.

? La plante est co E dans les Évis sous diverses Mere qui peuvent égarer le lecteur, Elle portait le nom de Fucus lichenoides

propriétés. En effet, Turner (loc. cit., p. 118) rapporte, | E d'après Gueux (dont l’Hisloria Fucorum est de 1768),

. qu’on la mange aux Indes orientales après l’avoir lavée ou … fat macérer dans l’eau douce, puis comprimée pour lur “ enlever une partie de son mucilage et de sa salure ; on la mange avec « Atsiar ou Dabbo-Dabbo » ou dans une sauce

É A ie F e + ,

dans l’herbier de Lixxé. Puis, le genre l'ucus fut peu à peu démem- FN % or : =

— bréet C Acarpu l’inclut dans son genre Sphærococcus, d’où le nom “ de Sph. lichenoides C. Ag., maintenant périmé comme le premier. a En effet, le genre Sphærococcus, étant lui même hétérogène, fut dé — membré à son tour; GrEviILLE, entre autres, créa à ses dépens le —. genre Gracilaria où Harvey fit rentrer notre espèce, d’où le nom de Ée G. lichenoides Harvey. Quelques années avant la création du genre Gracülaria par Grevizse, Nees von EsenBecx avait proposé pour notre- … plante, qu'il croyait être un Lichen, le terme générique Plocaria FE qui ne fut pas accepté. J. Acarpu a néanmoins conservé Plocaria …. pour désigner une section dans le genre Gracilaria. D'ailleurs. si ce. genre Plocaria était admis, notre plante ne devrait pas s'appeler & PI. candida, comme la nommait Nges, mais Pl. lichenoides, comme .#

reclifiait Moxracxe en suivant la loi de priorité.

J'ajoute qu’avant la création du genre Gracilaria, GREviLLE avait décrit en 1828 {Scottish Cryptogamic Flora, pl. 841), sous le nom de Sphær. lichenoides, une Algue qu’il croyait identique à Ja plante de Ceylan, et que M"° Grirrirus venait de découvrir sur les côtes d'Angleterre. Puis Grevize reconnut son erreur (Algæ Britannicæ, 5 1830) et idenlifa la plante anglaise avec le Sphærococcus compressus

de GC. Acarpx; il l’appela Grac. compressa, nom sous lequel elle est actuellement connue.

Toutes ces hésitations ou contradictions ne doivent pas surprendre le lecteur ; beaucoup d’Algues ont une synonymie aussi embrouillée ; la détermination des espèces, même sur de bons échantillons, est

difficile, les caractères manquent parfois de netteté et l'insuffisance.

des descriptions des anciens auteurs empêche souvent une identifi- - cation précise, L’état des échantillons rapportés par des personnes. peu compétentes accroit la difficulté pour les Algues des pays. chauds,

“230 UTILISATION INDUSTRIELLE DES ALGUES no

Après macération, on peut aussi la sécher et la « co à ment, car si elle bout trop fort, ou reste trop longtemps = : dans le jus de citron, elle perd une grande partie de sa

Æurope sous le nom de Mousse de Cerie

TA gar-A gar de Makassar ou de Java, formé par le thalle

truisent leurs nids, si appréciés des Chinois, avec le Fueus lichenoides.

-Jafnapatan.

ls RENTE Le

préparée avec du jus de citron et un peu “de Ing

donglemps ; pour la consommer, on la fait cuire dou

qualité et fond en mucilage'. Le Gras. lishéiailes +4 blanchi, et à peine modifié dans sa forme, est expédié en FA |

Un produit comparable à la Mousse de Certéti ei

+ sf ne Lr

plus ou moins décoloré de divers Eucheuma, dont on cite S

généralement deux espèces peu différentes entre elles,

Æ. spinosum J. Ag. et E. isiforme Harv., connues en

de LA

Europe surtout par des échantillons décolorés acquis sur les marchés orientaux, où 1ls sont vendus comme articles

TI

. . r . F x & Fe culinaires. Cozzxs en a récemment distribué de beaux

échantillons bien préparés *. Ce sont de belles plantesen toufles atteignant jusqu'à 5o centimètres de hauteur,

d'un rouge clair, dont la teinte devient foncée, presque

noirâtre quand on les prépare rapidement à l'abri du soleil et de l’air. Elles sont communes sur les côtes de la Floride et des Bermudes. Après comparaison d'exemplaires américains avec des spécimens du Cap, de Singapour et des îles de la Sonde, Corzixs estime que ces

1 Gers dit aussi (cité d’après Tunxer) que les hirondelles cons-

L'un des correspondants de Turner a observé dans ces nids des filaments qui ressemblent à cette Algue, appelée aussi res de”

? Corus, Hozpex et SETCHELL. — Phy cotheca Boreali-Americara, n° 92 et n° 1886.

deux espèces en sont une AE par suite, le nom spécifique spinosum, dû à Lané et antérieur à 1siforme, devrait être seul conservé ; toutefois, Burmax ayant antérieurement (1768) nommé la plante Fucus denticulatus, Cozris propose de remplacer, pour cause de priorité, les deux noms communément employés par celui d Eu- «<heuma denticulatum *.

Se Depuis le travail de Bouvier, les chimistes n'avaient pas étudié cette substance capable de se transformer en mucilage ou en gelée, lorsque Paxex reçut en 1856, sous - le nom de Mousse de Chine, et sous forme de longues et minces lanières, un produit commercial qu'on disait “extrait d’un Lichen attaché aux arbres, soit en Chine soit dans les îles de l’Archipel des Philippines ; il y servait à préparer des gelées. C'était une matière fabriquée, sans structure organique; elle se gonflait dans l'eau froide et ne s y dissolvait qu'en très petite quantité ; la partie restante, moins une faible proportion de « cor- - puscules azotés », c’est-à-dire environ 90 ?/, du total, se dissolvait dans l’eau bouillante pour se prendre à froid en une gelée incolore, fournissant ainsi, à poids égal, 10 fois plus de gelée que la meilleure gélatine animale. Payex étudia les caractères de cette gelée, la trouva composée de Carbone, Oxygène et Hydrogène, sans pouvoir enétabhir la formule rationnelle, et lui donna le nom de gélose*. Le produit étudié par Paye sous le nom de Mousse de Chine, était ce que nous citons plus loin

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1F.-S. Coruxs. — The Algæ of Bermuda, Proceedings of the ‘American Academy of Arts and Sciences, t. LIT, Cambridge, 1917.

2 Payex. — Sur la gélose et les nids de Salangane, Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t. XLIX, Paris, 1859.

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comme Kanten et Thao et que l’on nomme communé- FT ment À gar-Agar, auquel on donne souvent comme synonyme le nom de gélose, assimilation d’ailleurs inexacte puisque ces produits commerciaux, bruts ou travaillés, sont plus ou moins riches en gélose'. ù Riyt € Il restait à découvrir l’origine de cette substance, ajoute Payer ; aucun Lichen, soumis aux expériences qui auraient pu l’extraire, n’en a donné de traces, maïs je l'ai rencontrée daus une plante marine connue sous les noms d'Alque de Java, Gelidium corneum, dont j'obtins un échantillon de M. le D' Gugcer, par l'obligeante entremise de M. le D' Moxracxe*. » Payex constate que :

de L RÉGIE TEEN RRQ

1H. Monix. — Sur la gélose, Comptes rendus de l’Académie des … Sciences, t. XC, Paris, 1880, dit « Rare à l'époque où elle fut signalée, la gélose a été introduite depuis quelques années dans le commerce en quantité assez considérable pour rendre son emplot industriel. Expédiée primitivement sous le nom de Ta-6 et désignée sous la dénomination impropre d’Isinglass, la gélose servait à emballer la porcelaine et les bronzes de la Chine. Matière pour ainsi dire inutilisée dans le principe, elle n’a pas tardé à recevoir des applications industrielles dans la préparation des gelées alimentaires et dans l’apprèt de certaines étoffes ». Comme les gommes, « elle se transforme en acide mucique et oxalique sous Paclion de l'acide nitrique; elle jouit également de la propriété de dévier à gauche les rayons de la lumière polarisée, et celte dévialion, sous l'influence des acides et de la chaleur, devient dextrogyre... »

Voir aussi une Note de Partie ed (Sur la gélose, Ibid., t. XC, 1880), publiée quelques jours après celle de Morw, où l’auteur altribue à la gélose la formule C6H!10>. |

? En 1859, Moxracxe, botaniste fort expert dans la connaissance des Algues, était âgé et malade ; je m'explique ainsi qu'il n’ait pas appris à Paye qu’on pouvait étudier chez nous le Gelidium corneum commun sur nos côtes. D'ailleurs, MoxraGne, comme tous les cryp= togamistes de son temps, savait la SrOBI TES des Gelidium de proee des gelées.

… « Le Gelidium corneum, débarrassé des substances étrangères que peuvent enlever les acides étendus, l’eau

ammoniacale et les lavages à l'eau pure, cède à l’eau bouillante 58 centièmes de son poids de gélose » dont il

apprécia facilement « l'identité avec le principe immédiat extrait du produit commercial venu de Chine ». Il re-

trouva aussi la gélose en forte proportion dans un échan-

tillon de Gracilaria lichenoides provenant de l’île Maurice.

« Des recherches ultérieures pourront apprendre, ajoutait-1l, si l'on trouverait parmi les Aloues de nos côtes la matière première de la gélose, HR die de remplacer dans plusieurs applications 10 fois son poids d'ichthyocolle ». Nous avons vu que les botanistes avaient répondu à cette question avant que Paxex l’eût posée’,

Une quinzaine d'années plus tard, la question de la gélose fut agitée dans les milieux industriels. En 1875 et 1876, la Sociélé industrielle de Rouen? chargea trois de ses membres, Ccroüer, Herzmaxx et Reper d'étudier, aw

. {Ch. Broxprau paraissait ignorer le travail de Paxex quand it donnait le nom de goëmine à la matière gélifiable par refroidissement que le }ucus crispus fournit par l’ébullition dans l’eau, car 1l

ne fait aucune comparaison avec la gélose (De la goëmine, substance:

neutre extraite du goëmon (Fucus crispus), Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t. LX, Paris, 1865). Cette substance, dit-il, « n’est point de la gélatine, ainsi qu’on aurait pu le croire, car sa. dissolution ne précipite ni par le tannin, ni par l’alun, ni par l’acé-

tate de plomb », mais elle précipite par l'alcool. BLonpeau trouvait

dans la goëmine 2,51 0/, de soufre et 21,36 °/, d’azole. Si, disait-il, elle est « aussi At que sa teneur en azote semble He elle pourrait, dans telle circonstance donnée. fournir un supplément de matière alimentaire qu’il serait facile de se procurer ».

? Bulletin de la Société industrielle de Rouen, 3° année, 18:55 et. 4° année, 1876.

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-de bons résultats, on désirait connaitre l'avis des indus- ‘triels rouennais sur son emploi dans l APpetese des co tonnades.

-aplatis et racornis, d'environ 30 centimètres de longs. Il

-sont autre chose que les plis formés par la dessiccation ». Ses propriétés paraissent semblables à celles que Paye reconnait à la gélose.

souple, qui donne plutôt du corps que du raide à la toile -de coton. La dextrine à 5o grammes par litre donne moins de force que le thao à 1 °/,. La fécule, même à 25 grammes par litre, donne plus de raide que le thao à

-23/ UTILISATION INDUSTRIELLE DES ALGUES nid ve

“point de vue des are possibles, une s'aubstanoc, * É amommée Haï-thao où Thao, fournie par la commission

permanente de l'Exposition des Colonies. et extraite d'une Algue de Cachinchine’. Certaines applications étaient

déjà connues. Ainsi, jusque-là, le commerce français à -achetait en Fans les baudruches souples qu ‘em. 5

ploient les batteurs d’or pour réduire ce métal en feuilles minces ; l’isinglass ou colle de poisson donne à la mem-

‘brane le luisant que le tannage lui enlève, maïs bientôt J'enduit animal se fendille sous le choc répété des mareaux de bois et la baudruche est vite hors d'usage: or, un fabricant parisien remplaçait avantageusement l'isinglass par le thao. D'autre part, des essais faits à Lyon $-

pour apprèter les tissus de soie avec le thao ayant donné

« Ce produit se présente sous forme de gros Et

se compose d’une matière transparente et incolore, dans laquelle on remarque un réseau de fibres opaques, qui ne

A F4 le ee fournit, selon Hretcmawx, un apprêt

! D’après la Note de Monix citée plus haut, le Thao ne serait autre que la Mousse de Chine d’où Pavex relira la gélose,

: 1°), ; mais la dextrine et la fécule en le tissu plus | sec, plus dur, et garnissent moins le fil que le thao ; une addition de glycérine rend encore le tissu moins raide et Jui communique plus de corps. L'usage du thao, disait Hercuann, serait à recommander surtout pour les tissus | por où l’on cherche, par dessus tout, la souplesse et la main plutôt que le poids et la raideur.

Puis, Hermann essaya le thao comparativement avec D. de gomme Sénégal, la gomme adragante et le Chondrus à crispus La première communique à la toile un toucher … rude et sec, absolument opposé à celui que donne le thao; le toucher que donne la gomme adragante est plus us. plus moelleux, et se rapproche davantage de celui in thao, mais le ne avantage de has est de garnir et de resserrer pour ainsi dire le tissu, tandis que la gomme adragante le laisse creux et sans corps.

Le Chondrus crispus, employé à la dose de 3 °/,, communique à la toile un toucher gras et onctueux, nayant aucune analogie avec celui du thao ; il donnerait de très bons résultats pour les lustrines, qui pourraient

employés jusqu'alors.

Le thao, dit Herzuanx, paraît appelé à un grand avenir - industriel, comme matière à apprêter les calicots, quand - il aura perdu ses deux défauts : son prix trop élevé (on le

- proposait alors à 8 francs le kilo) et la teinte jaunâtre

quil communique à la toile, teinte qui persiste malgré l'azurage et malgré l'addition de poudres blanches telles que talc, kaolin ou sulfate de chaux.

- Un autre commissaire de la Société, ReBer, conclut de même et dit en outre : Nous avons remarqué que la dissolution du Haï-Thao, qui devient très gélatineuse par le

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acquérir une souplesse que ne procurent pas les apprèêts

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refroidissement, au point de rendre son emploi impossible À à une basse température, peut facilement être convertie 4 en pâte ressemblant à un empois très court, Par qu simple passage à travers un tamis un peu serré. Les parties agglomérées se divisent, ne se prennent plus en gelée par la suite, et ont plutôt une tendance à se liquéfier à la longue. Dans cet état, l’apprêt peut-être employé à … froid, même à une dose de 15 à 20 grammes par litre. à La même année 1876, la Société industrielle de Rouen chargeait Hersuanx et Rerer d'étudier un autre produit commercial proposé sous le nom de Thao français. « C’est une poudre végétale, préparée avec les Algues de : nos côtes, soil nn. soit mélangées à d'autres sub- . … stances. Ce sont probablement les proportions variables de ces mélanges qui constituent les qualités N® r, 2,3. de ce produit, qualités dont les prix respectifs sont 4 francs, 4",50 et 5 francs le kilo ». Il se présente sous la forme d’une poudre grise, grossière, mêlée à des parcelles plus jaunes, d’une odeur forte et sternutatoire, rappelant celle des varechs. Le produit se dissout imparfaitement et laisse sur le tamis un dépôt volumineux ; au lieu d'une gelée, il donne un liquide filant. | Après essais comparaüifs, les deux auteurs estiment que le thao français ne convient pas pour les tissus blancs et ne pourrait remplacer le Haï-Thao auquelilesthien inférieur. HeiLManx a meilleure opinion d’un produit qu'il appelle « gélose de M. Martineau », fabriqué, sous le nom d'alquensine, avec des Algues (évidemment des Floridées) recueillies sur les côtes de la Charente-Inférieure, et proposé à 3 fr. 5o le kilo seulement‘. On cherchait 1 C’est probablement le même Ed. MArTISEAU qui adressa à l’Aca- “2 démie des Sciences, dans la séance du 17 décembre 1877 (Comptes

d’ailleurs beaucoup à cette époque à extraire des produits

utiles des Algues. Herzuanx dit en effet comme préam-

bule : « Depuis que les essais entrepris sur le {hao des

colonies ont fait entrevoir la possibilité de l’employer avec succès dans l’apprêt des tissus, 1l surgit journellement

de nouveaux produits tirés des Algues ou autres plantes

marines, et qui, sous les noms de thao français, fucus français, facus japonais, elc., sont destinés à le remplacer. Mais je dois dire qu'aucun de ces divers produits que j'ai essayés n'offrait les caractères particuliers qui dis-

tinguent le haï-thao et qui le recommandent surtout à

notre attention. Aucun d'eux ne pourrait donc le remplacer avec avantage. J'ajouterai même que, quoique les apprêts fournis par le haï-thao aient été fort goûtés par la consommation, le prix encore trop élevé de cette matière viendra forcément en restreindre l'emploi ».

L'A/quensine se présente sous forme de lanières cornées, jaunâtres et transparentes, de l'épaisseur d’une feuille de papier ; elle se dissout complétement dans l’eau bouillante. Dans l'eau froide, elle se gonfle d’abord fortement, devient blanche et opaque et se dissout complétement après 24 heures de macération. De même que le thao français, elle fournit un liquide filant, transparent et

jaunâtre et non une gelée épaisse comme te haï-thao. Ses

qualités comme apprêt sont approximativement les mêmes que celles du haï-thao; pour qu'elle trouve un emploi

| utüle, :l faudrait toutefois qu'elle fut débarrassée des ma-

tières étrangères qui l’accompagnent et qu’elle produisit

rendus, t. EXXXV), « des échantillons de sulfure de carbone et de sulfocarbonate de potasse, fixés à l’état solide dans un mucilage

extrait des {Algues marines ». L'Académie décida le « renvoi à la

Commission du Phylloxéra »,

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