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PROS TL

238 UTILISATION INDUSTRIELLE DES ALGUES nô

un mucilage moins coloré et plus transparent : g a pour-

et

rait alors remplacer avantageusement le thao.

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Le bas où d'autres produits similaires d Extrême + Orient, trouvaient aussi un emploi moins légitime dans une autre sorte d'industrie. On. Ménien, de Nantes t, en me examinant au microscope des confitures de groseille li- “4 vrées par une grande fabrique de Paris, reconnut que la 158 consistance gélatineuse de ces confitures était due à des ÊE Algues, comme en témoignait la présence d’une Diatomée des mers orientales, l’Arachnodiscus japonicus ; il retrouva la inême Diatomée dans un produit employé dans l’in- 1 dustrie sous le nom de Colle de Chine ou de Colle dx Japon, et en conclut que la susdite gelée de groseille était 1 fabriquée avec cette colle. Continuant son analyse, ilreconnut que la matière colorante était due à la Cochenilleet à la Rose trémière décélée par ses gros grains de pollen, 4 ES le sucre était du glucose introduit dans la proporhon” 7 de 30 °/,, et que l'acide tartrique donnait l'acidité néces- ‘3 saire, ne Cu. Méxier ajoutait que la col du Japon serait pour < les Diatomistes une source aussi facile que précieuse à ex= "3 plorer. Il la croyait fabriquée avec toutes les Algues du litoral japonais susceptibles de se transformer en gélose.

Du moins, il y trouvait des débris appartenant à un certain nombre d’Algues très différentes, qu En. Borne

jugeait susceplibles de recevoir une détermination pré- À cise. 7)

1Ch. Ménier. — Falsification de la gelée de groseille du commerce 2 dévouverte par les Diatomées, Journal de Médecine de l'Ouest, Nantes. 14 1859 de cite ce travail d’après le compte rendu publié di le But. 2 letin de la Société botanique de France, t. XXVI, Paris, 1879. …

; 0 : ce travail de détermination des débris non déna-

année yo. On ae ne dit-il, ” Chine et du Japon, sous le nom de 7jintiow ?, une substance que les. Anglais, bien qu’ils connussent son origine végétale, nom- > maïent Japanese isinglass, c'est-à-dire ichthyocolle japo— nais, pour rappeler ses usages et ses caractères extérieurs. 1 proposa, sans succès, de l’appeler phycocolle. Elle arri-- : vait en Europe sous forme de baguettes ou de lanières. - Mancnaxn en obtint d’un entrepositaire qui la lui indiqua. conime fournie par le Gloiopellis denax. Or, la colle livrée parles japonais, en baguettes ou en. lanières. est un produit manufacturé. Tandis qu'il était. | guide il a vraisemblablement été passé à travers un. tamis ou un filtre grossier ; à part les Diatomées ou dr autres Algues microscopiques, on ne trouvera donc plus. dans la masse que de minuscules débris dont la détermi- nation, véritable travail de bénédictin, exige beaucoup de savoir et de patience ; l’auteur ne pouvait l'entreprendre

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F. qu’ avec l’aide d'un homme aussi érudit qu'En. Borxer. 4 £t encore, ce travail est-il décevant. Les pêcheurs Japonais - 3 | à ’ h , , ; PET “1e 1 Léon Marcmaxn. — Note sur la Phycocolle ou gélatine végétale : 4 produite par les Alques, Bulletin de la Société botanique de France,

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+ XX VI Paris 1850.

: 2 On remarquera Îa ressemblance de consennance entre ce mot. A Tjintiow donné par des Anglais à un produit extrait d’Algues Flori- + dées, et le nom de Clhin- se que DesEaux (Voy. Chap. v), ema ploie pour désigner un produit alimentaire fourni par des Lami- …. naires. Or les deux produits ne peuvent être identiques et ne portent 4 vraisemblablement pas Île même nom en langue chinoise. TurxER F2 rapporte aussi (Fuci, pl. 163), d'après Fe que Île Chinchou ou gelée de Chine «st probablement fabriqué en partie avec le Fucus-

saccharinus (Laminaria).

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eneffet, chois'ssent FR et les Algues : à emploÿér,

mais, a priori, ils les choisissent comme on cueille chez

nous le Lichen Carragaheen, en l'arrachant mélangé à

toutes sortes d'impuretés dont un triage ultérieur n'enlève qu’une partie. Or, si la fabrication du mucilage est

convenablement conduite, l'examen microscopique du

produit commercial décélera plutôt les impuretés incom-

plétement transformées pendant la fabrication que l'es-

pèce ou les espèces essentielles, dont peu de chose doit persister. Malgré ses difficultés, le travail de Marcranp avait donc une portée très limitée; néanmoins, comme

on le voit fréquemment cité, je dois m'y arrêter. Outre diverses Diatomées, et en particulier l’Arachnodiscus si-

onalé par Méxter, l’auteur énumère treize espèces d’Algues dont la plupart, à cause de leur nature ou. de leur taille, ne pouvaient être que des impuretés sans importance ; il en trouvait « un grand nombre d'autres, mais leurs débris étaient trop endommagés pour être reconnaissables ». Toutefois, trois d’entre elles attiraient son attention, le genre botanique auquel il les rapporte renfermant des espèces connues pour leur propriété de gélatinisation. C’étaient les suivantes :

6° Endocladia vernicala J. Ag. Mais l’auteur de l’espèce, J. Acarpn’, la cite seulement du Brésil, et le re-

levé des Algues japonaises, fait par De Toxr?, ne la mentionne pas. De Tor cite deux Endocladia : E.complanata

1J. Acarpn. — Species, Genera el Ordines Algarum, t. VIT, Epi-

crisis, Leipzig, 1870, p. 599.

2J.-B. De Ton. — Alghe marine del Giappone ed 1sole ad esso

appartenenti, Memorie del R. Istituto veneto di Scienze, Lettere ed

Arti, t. XXV, Venise, 1895.

Harv. et £.rigens Grun., qui, pour J. Acarpx, sont insuffisamment connus. :

7° Gloiopellis tenax (Turn.) J. Ag. dont Turxer con- naissait les propriétés.

8° Gelidium polycladum Kütz. Il est difficile de savoir ce quest cette espèce. MarcnanD rapporte les fragments de Gelidium, qu’il a rencontrés, au G. polycladum Sonder herb., dessiné par KürziwG dans ses Tabulæ phycologqicæ +. AIX, pl. 24, fig.d. Kürzine était prodigue d’espèces plus ou moins bien caractérisées qui ont causé d’inextricables confusions ; or, sa même planche 24 représente aussi un G.lripinnalum, d'après le même herbier Sonder; les deux espèces paraissent si semblables que Marcraxp fut sans doute influencé dans sa détermination parce que la première provenait du Japon et la seconde des Indes occidentales. Le Sylloge de De Tor (vol. IV, p. 146) donne ce G.polycladum Sond. en synonymie du G.crinale Lamour., qui vit sur nos côtes de France, et je soupçonne une confusion avec un autre G.polycladum Kütz., de l’Adriatique, figuré dans le vol. X VILF, pl. 55 des Z'abulæ et qui, pour Hauck, étaitune variété polycladum du G. crinale. D ailleurs, De Toni ne cite même pas cette espèce dans sa Révision des Algues du Japon. Cependant, MarcranD a comparé les fragments retirés de son Tjintiow avec un échantillon japonais de l’herbier Thuret ; il a trouvé celui-ci constellé de cet Arachnodiscus « qui se rencontre en si grande quantité dans la phycocolle ».

Le genre Gelidium entre certainement pour une part importante dans la fabrication de cette colle, mais le nom spécifique de polycladum s'applique vraisemblablement à plusieurs des espèces utilisées. Les Gelidium de nos côtes cèdent leur gélose par la cuisson en conservant leur as-

pect extérieur ; si Res Gelidium t japonais ont de ps pro- 208 priété, il n’est pas surprenant que des fragments, . minables génériquement, se retrouvent dans les produits | commerciaux - MEET

Des fraudeurs continuent à Pres de L'éne dans à certaines confitures, mais ils ont soin de le filtrer à chaud, sur papier, avant de l'i incorporer, et les Disons soon sont plus rares qu’au temps de Mémen et de MarcranDp; l’adultération se reconnait CÉpERES Per la méthode chimique. | +1

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Surrx et Davipsox nous ont documentés sur la fabrication de deux produits que l’industrie japonaise retire de. diverses Floridées, le Funori(glu marine ou Seaweed qlue des Anglais) et le Kanten, pius connu sous le nom malais d'A gar -A ar, dont le Tjintiow de Marcnanp et Le : Thao expérimenté à Rouen sont sans doute des variétés, sinon la même chose. |

D'après Surrn, Funorti signifie : « matière pour raïdir les tissus ». On fabrique le produit depuis le xvu£ siècle, et les principaux centres se trouvent dans le sud de l'empire, Osaka, Nagasaki... elc. ; on le vend en paquets de feuilles roulées qui sont des Algues blanches et soudées entre elles. Par la cuisson dans l'eau, le consommateur le convertit en mucilage plus ou moins épais, utilisé pour l'apprêt ou l’empesage des tissus, pour le glaçageet l'apprêtage du papier, comme enduit pour les murs, dans la décoration de la porcelaine... etc., autrement dit, ses. usages sont ceux de notre Carragaheen ; on l'expédie aussi en Ë urope. = 4

Le Funori est préparé surtout à l’aide de deux pete ra Floridées du genre Gloiopellis, G.coliformiset G.intricata,

. auxquelles il faut vraisemblablement ajouter le G.tenax. L. La récolte se fait en toute saison d'après Surrx, de no- … vembre à mai d'après Davinsow, par des plongeurs, ou à . l’aide de dragues ou de crochets longuementemmanchés. Après lavage à l’eau douce, la plante étalée en couche . minceest pétrie avec les mains et avec les pieds ; les brins adhèrent les uns aux autres, en feuilles d’une dimension traditionnelle que l’on expose ensuite à l'air et à la lumière en les arrosant de temps en temps jusqu’à leur complet blanchiment. Aux Glotopellis, on ajoute aussi divers Chondrus, Grateloupia, Gymnogongrus, genres dont divers représentants vivent sur nos côtes, et la ma- tière obtenue diffère probablement peu de notre Carragaheen commercial ou de ce que l’on pourrait fabriquer avec le Carragaheen. Suiru et Davinsox consacrent l’un et l’autre un paragraphe distinct au Funori et au Kanten, comme s'il s'agissait de deux produits très différents ; le premier ne subirait qu'un commencement de préparalion, serait constitué d’Algues pétries, tandis que le second, qui est un extrait d’Algues, demande des manipulations - complexes ; toutefois,- certaines des espèces employées pour leur confection sont communes aux deux. Sazre et . C*, qui disposaient de renseignements originaux, disent - même que les qualités inférieures d'Aloues « ainsi que les déchets provenant de la compression des balles, sont __ désignés sous le nom de funori et servent à faire une colle d'Algues utilisée pour la fabrication de papiers sou- . ples et résistants destinés à confectionner des parapluies, …. des lanternes, etc. » D'après ABpeRHALDEN ‘ la mousse du - Japon ou Gloiopeltis coliformis fournit un mucilage épais

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