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Stipe des organes foliacés spéciaux ou sporophylles sur lesquels ils se localisent (fig. 22). |
- D'autres A/aria, extraeuropéens, sont encore en faveur. - Ainsi, d’après Yexno!, les sporophylles mûrs de l’A.mar-
D ginata, et d’autres grandes espèces, sont des friandises be pour les indigènes de l'Alaska, et 1l a vu les indigènes du 4 Kamtchatka, manger la nervure de l'A. fistulosa, comme - Rurrecur l’a dit en 1848, Si les A/aria ‘sont presque négligés au Japon, inalgré leur abondance, c'est que …. d’autres Algues brunes, Laminaria et Undaria, qui vivent avec eux, sont préférables comme goût, comme - consistance, etc.; cependant, les Aïnos des îles Kouriles … consomment fréquemment les sporophylles mûrs.
=. L’Alaria paraît avoir été l’une des espèces les plus es- … timées. Son nom spécifique est de Linxé; on peut donc …. supposer que la plante était mangée de son temps en Scandinavie. DE La Pyrair écrit à son sujet *. « L'on ne … fait à Terre-Neuve, ni en France, aucun usage de cett= … Algue intéressante, parce que l’on ignore qu'aux îles Fé
- roé elle est recherchée et même estimée parmi les plante. - alimentaires. Les habitants la mangent crue ou cuite et trouvent le goût de la moelle de choux à cette côte qui traverse le milieu de la fronde longitudinalement, En Islande, elle figure aussi, diversement apprêtée, parmi les mets de la table du riche aussi bien que sur celle du
41Kichisaburo YExpo. — A Monograph of the genus Alaria, Journal of the Col ege of Science, Imperial university of Tokyo, t. XLILF, Tokyo, 1919.
2 De La Pycars. — Quelques observations sur les productions de l’île de Terre-Neuve, et sur quelques Alques de la côte de France appartenant au genre Laminaire, Annales des Sciences naturelles, t, IV, Paris, 1824,
pauvre » (loc. cit., p.1 se S’il en était ainsi du temps ie De La Pyrarr, l'Alaria y a bien passé de mode. C'estle Murlins des Irlandais, le Badderlocks des Ecossais. Tur- Er (loc. cit., pl. 117) nous dit que cette plante est beau- 5 coup mangée en oo. les parties employées. à cet effet È sont la nervure dépouillée de son épiderme, qui esttrès … | douce, et les sporophylles ; on porte ces derniers au mar- L ché seulement quand ils sont épais et charnus, jamais quand ils sont minces et membraneux. Turner dit, d'après Licarroor, que septembre est sa meilleure saison et qu'on l’emploie pour fortifier l'estomac et restaurer l'appétit dans la maladie appelée pica, ou perversion du goût. Sile Murlins etle Tangle se mangent encore en Irlande, . ce n'est certainement pas sur toute la côte; Corrow, en effet, ne les cite pas parmi les Algues consommées dans la région de Clare Island. 3 4
J'ai mangé des nervures crues et fraiches, en sep-
tembre à l’île d'Ouessant, elles sont légèrement croquantes -et leur goût est plutôt agréable.
Jadis, et jusqu'au milieu du xrx° siècle, dit M. TaoroposEx, les [rlandais mangeaient fréquemment le marinkjarnt, nom qui s'applique aux deux Laminaires À laria Pylau et A laria esculenta, mais cet usage a disparu. On les faisait tremper dans l'eau douce, puis on les hachait avant de les faire bouillir dans de l’eau ou du petit lait avec de lafa- … rine ou du gruau ; cette bouillie se mangeait avec du Jait | -ou de la crême. ti À
D'après les énumérations des auteurs, ces Laminaires paraissent être les seules Algues brunes que l'homme ait mangées couramment en Europe. Edm. Perrier, il est vrai, dit que « d'une Algue brune, la Padina pavorua, qui -semble faite de petits éventails greffés les uns sur les autres,
on peut aussi tirer une excellente gelée consommée sur
k | plusieurs de nos côtes » : toutefois, aucun des livres que. ai consultés n’en fait mention et, a priori, 1l paraît sur-
prenant que cette Algue, dont les bandes concentriques, blanchäâtres, font effervescence par les acides, fournisse une-
excellente gelée. J'en ai fait cuire sans obtenir de gelée.
En feuilletant les auteurs anciens, je n'ai pas trouvé le nom du Dictyopteris polypodioides parmi les Algues ali-
mentaires européennes; les Hawaïens consomment cependant une espèce du même genre. Fréquent pendant
la belle saison sur nos côtes de l'Océan et de la Méditerranée, le D. polypodioides appartient, comme le Padina, au groupe des Algues brunes Dictyotées. C’est une jolie plante d’un jaune brunâtre, en lame mince dichotome, longue d'une vingtaine de centimètres et pourvue d’une. nervure médiane. À sec, elle répand une odeur forte et. caractéristique, puis elle se corrompt très rapidement en virant au vert intense par suite d'une modification de son pigment brun, due sans doute à l’action d'une oxydase puissante‘. Sa saveur poivrée, très forte, rappelle celle des Laurencia : je la recommande aux amateurs pour les. mêmes usages.
La gigantesque Fucacée Durvillea edulis Bory, du sud américain, récoltée par le navigateur et naturaliste Du- MONT D'Urvizze, est utilisée par les indigènes (Flore des
Malouines). « D'un disque épais et aplati, naissent plu- sieurs tiges comprimées, larges de 21 à {o centimètres et
1 Le D. polypodioides n’a pas encore été étudié à ce point de vue;
tout au moins il n’est pas cité dans le travail de W.-R.-G. Ars,
Oxidases and their inhibitors in plant lissues. Part, TT : The localization of oxidases and catalase in some marine Algæ, Notes from the-
botanical School of Trinity College, t. IT, Dublin, 1915.
qui atteignent jusqu à 11 et 15 mètres ae De "+ ÿ tiges se den en un grand nombre de ramifications D: FE très étroites, allongées, Ro comprimées et semble ble . 4 - à autant de courroies... Au Chili, les pêcheurs vont le re 4 fi cueillir à la côte, le transportent à dos de mule à la ville, et pour la basse classe du peuple 1l devient une bee De alimentaire assez importante ». Harior, qui fit partie de l'expédition scientifique du Cap Horn (1882-1883) dit F dans son Atlas (loc. cit.) : & Dans l'Amérique du Sud, le gigantesque Durvillea sert à l'alimentation : ce n'est pas Fe. un mets tropdésagréable, ainsi que nous avons punousen … rendre compte pendant un voyage d’ exploration dans le 4 détroit de Magellan ». 5 Re T.-C. Frye et C.-E. Macnusox ont fa- É.
briqué un bonbon breveté sous lenom de Seatron, ressem« …
blant à un fruit candi, préparé avec le stipe coupé en 4 tronçons et le pneumatocyste du Nereocyslis ; on lavea
l’eau douce pour enlever les sels solubles, on incorpore
| du sucre, et on parfume avec un extrait de citron, ou , d'orange... etc. Howe (loc. cit., p. 12), qui a dégustéce bonbon, l'a trouvé excellent. 240
Les Algues rouges utilisées en Europe ne sont guère è
plus nombreuses que les brunes. Le Porphyra (P. laci=
niala où P. vulgaris), dont les lames violacées rappellent
l'Ulva par leur forme et leur consistance, est très É.
fréquent sur nos côtes françaises à un niveau élevé, un peu au dessous de la ligne de haute mer. Les anciens auteurs, faisant abstraction de sa teinte violacée, leréumis- ©
saient à l’Ulva dans une famille des Ulvacées. Depuis, À l'étude plus précise de la structure et de la reproduction £ permet de ranger le Porphyru près des autres Algues de.
. même coloration. Mais l’espèce commune sur nos côtes je varie tellement dans sa forme qu’elle reçut des noms dif- férents quand on croyait que ces formes correspondent à
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RU US eh Porphyra laciniata Ag. f. linearis ; B, le même, f. vulgaris;
€, le mème, f, umbilicalis, d’après des duc récoltés par Tuurer
È à Cherbourg et au Croisic. — 1/2 gr. natur.
des espèces indépendantes, d'où une synonymie compli-
quée. On s'accorde généralement, en France, après Tuv- + ET, à nommer l'espèce P. laciniata et les anciennes de © 16.
appellations servent à désigner des états. Ati “la form linearis (fig. 23, A) est un état Jeune qui se rencon tre seulement en hiver ; quand la plante s’élargit sur toute sa longueur, c'est la FE vulgaris, qui correspond au des- = sin or par Harvey dans le Phycologia britannica. Si | elle reste étroite à la base (fig. 23, B) on a une forme étroite, commune, et souvent appelée laciniata ; si, au + contraire, sa base s’élargit, à tel point que ses bonds se r'e= À couvrent et que son insertion paraisse centrale, c'est 1e | forme umbilicalis. Toutes ces formes passent des unes à aux autres. Récemment, De Toxr les a interprétées autre ment, mais nous n avons pas à nous en OCCuper ICI.
Tizzkr et Foucéroux nous apprennent (cf. p. En, *
qu'au xvin siècle, on le mangeait parfois en salade, sur les Le 3
côtes de France. D'après bros SravrorD, Har-
vEY, eic., le Porphyra est très connu en Angleterre sous
le nom F laver, et en Ecosse sous celui de sloke: c'est le 4
fe mets favori de certaines personnes ; un étuvage de plu- F sieurs,heures est nécessaire pour le rendre plus tendre. 3h Grévizce (loc. cil., 1830) mentionne ! « que les habitants LE des îles de l'Ouest le récoltent en mars et, après pulvéri- 1 sation puis étuvage dans un peu d'eau, le mangentavec du . poivre, du vinaigre et du beurre ; d’autres le cuisent avec …
des poireaux et des oignons. En Angleterre, ilest généralement mariné avec du sel et conservé dans des Jjarres, : puis on le fait étuver et on le mange avec de Phuile et du jus de citron ». a.
En Irlande, onle nomme, d'après Corte. Sloke, Slouk, È
1 GREVILLE, qui vante le Laver, n’en faisait pas grand usage puis. | ” qu'il Re ce renseignement à Liemrroor dont le Flora Re est de 1777. < |
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Ù Se ES TR Te RS SA Na TA te D Pl Va es a pres {= À : à ‘ ’ É VAS sé
Fe D niuen, Sloukaum. À Clare HS. on récolte au printemps la forme chiffonnée qui croît abondamment sur les .…. rochers exposés et on le consomme cuit, immédiatement, ou en conserve, comme au temps de Licnrroor; la grande. - forme plate n’est guère recueillie qu’à Mulranny (Achille Island) pour être vendue aux touristes.
… Le Laurencia pinnalifida a une saveur poivrée, d'où . son nom de Pepper dulse sous lequel les Ecossais le re- < cherchaient comme condiment : les Irlandais le chiquent : dit Srawrorp. Les Laurencia, dit Lamouroux (Essai, p.42), - paraissent plus tendres que les Gelidium, mais ils ne se réduisent point en gelée ; quelques espèces développent, à certaines époques de l’année, ajoute-t-il, une saveur - àâcre et brûlante qui les fait employer comme assaisonnement par les Irlandais et d’autres peuples des régions … polaires. Le L. pinnalifida est commun sur nos côtes de - l'Océan et de la Méditerranée. Sur les rochers exposés de “ Ja côte basque, il forme, au niveau du F. vesiculosus, des. gazons denses et sombres, qui deviennent plus foncés encore lorsque la marée les a exposés quelque temps au so- Jeil ; il commence à paraître au milieu de l'hiver et est mélangé çà et là au Gigarlina acicularis et au Caulacanthus ustulatus. La figure 24 en représente un jeune exemplaire récolté en mars. Son odeur est forte et sa saveur piquante est fortement poivrée. Un certain jour d'avril, que j'avais dû m ‘étendre sur l’un’de ces gazons pour alteindre d’autres Algues, son-odeur m'a longtemps poursuivi. J’en ai rapporté à Bordeaux quelques poignées encore très humides par la pluie qui les avait mouillées et, d’après des. amis très connaisseurs en truffes, mon paquet répandait une odeur comparable à celle des truffes dites musquées. Le Laurencia répand la même odeur quand on le fait cuire
. une odeur forte, comparable à celle du Laurencia, je ne