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Fig. 25. — Rhabracnts palmala Grev.
Individu à agé qui commence à produire des frondes nouvelles marginales, récolté à Roscoff en septembre. — 1/4 gr. natur.
Le Rhodymenia palmata fut, semble-t-il, l'espèce la
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le criait dans les rues d’ Ediahobre et de CURE leu "4 ë nom de Dulse. Cette belle plante d'un rouge violacé, en. 74 | lame ramifiée, prend des formes variées. En automne, ses. frondes sont foncées et de consistance ferme, leur bordest
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[9 plus ou moins uni ; elles sont alors en état de Re “A tion. Puis, de nouvelles frondes, plusminces, plus souples et plus roses, apparaissent sur ses bords par bour- 22 geonnement ; ces nouvelles frondes latérales, parfois très nombreuses, changent entièremeut l'aspect de la plante. 4 Il faudrait plusieurs douzaines de dessins pour montrer les divers aspects du À: palmala, aussi polymorphe que le 3 Chondrus crispus. La figure 25 représente un individu
récolté en septembre à Roscoff et qui commence à bour-
seonner latéralement; on peut imaginer son ‘aspect “4 Fe chacune de ces pousses aura décuplé de longueur. RS En séchant à l'air, 1l reste souple, avec la consistance du caoutchouc et se couvre d’efflorescences cristallines 4 blanches qui, comme nous l'avons vu au chapitre précé dent, sont dues en majeure partie au tréhalose. DE ;
Les Ecossais et les Irlandais le lavent dans l’eau douce, »
le font sécher au soleil, l’enroulent et le chiquent comme du tabac ‘. D’après Sracknouse (1801), des botanistes, qui, de son temps, étaient déjà de vieux auteurs, SIBBALD,
1 D’après (rrevicre (loc. cit., p. XIX), on le mange aussi dans l'archipel grec. Kixc, auteur dont TurRenriNe (in Fertilizer resources. p 259) donne un extrait, dit que le À. palmala «est très. employé dans certaines contrées maritimes européennes, d’Islande jusqu'en Grèce ». Cette mention est probablement empruntée à Grevizce. Toutefois, le R. palmata n'existe pas dans la Méditerranée; peut-être s'agit-il d’espèces plus petites dont l'utilisation comme nourriture serait assez surprenante. | : 7
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Morisox et Ray, en parleraient comme d’un masticatoire. On le mange habituellement frais, au sortir de la mer, dit Grevizze ; je l’ai moi-même gouté en herborisant, et je J'ai jugé plus mangeable que l'Ulva ou le Porphyra. Harvey (Nereis, p. 33) nous apprend que son goût varie suivant sa station; quand il est épipby te sur le stipe des
grandes Laminaires, il est plus coriace, moins savou-
reux et par suite moins estimé que s'il croît parmi des coquilles et des Balanes, près du niveau inférieur de l'eau ; c’est alors la meiïlleure variété et la plus appréciée sous le nom de Shell dillisk. En quelques points de la côte d'Irlande il constitue l’assaisonnement préféré des paysans. Harvey ajoute qu'on le vend communément dans les magasins de fruits des villes et qu'on le trouve. pareillement dans lesquartiers irlandais de New- York. L’ étrange assertion de Harvey concernant la différence de goût du Rhodymenia est expliquée dans le Phycologia (pl. 218); c’est que les coquilles arrachées avec la plante en parfument agréablement le goût. Les exemplaires couverts d’épiphytes, tels que le Calhithamnion virgatulum et l'Ectocarpus siliculosus, sont les plus appréciés, disent Jouxsrone et Croazz, et beaucoup de personnes sont satisfaites d’y trouver quelques petits Crustacés (/dotea) ou de petites coquilles (Rissoa, jeunes Moules .. etc. ) D'après le récent travail de Corrow, le Dillisk continue à être recherché par les Irlandais de Clare [sland, qui le mâchent à l’état frais ou sec, sans quil soit pour eux un véritable aliment ; le Crannogh est la forme grêle des rochers exposés, toujours associée à de petites Moules. Le Dullisk et le Crannogh sont plus estimés que le Sloke.
D'après le renseignement fourni par M. Tuoronpsex à M. Rosenvince, l'homme, en Islande, mange le sül ou Rho-
288 UTILISATION ALIMENTAIRE DES ALGUES Fe
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mentionné pour la première fois dans l’Egilssaga, en 960 après J.-C. Du début du xn° siècle à la fin du xix° siècle,
le sül fit l'objet d’un commerce assez important ; les paysans des côtes le vendaient à ceux de l'intérieur du pays, ou l’échangeaient contre des produits agricoles. Ce commerce s’exerçait surtout dans deux localités, à Saur-
bær, près du Gilsfjord, dans l'Islande occidentale, et à Eyrarbakkt, port de l'Islande méridionale, mais on récoltait aussi la plante en bien d’autres endroits, et les ca
dymenia palmata depuis une HT éniaai LÉ ft St ;
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dastres et matricules donnaient une valeur particulière
aux propriétés situées sur une côte riche en Rhodymenia.
On le récolte à mer basse. on le laisse tremper dans l'eau
douce pendant 2 à 5 Jours, puis on le fait-sécher à l'air avant de l’emballer dans destonneaux, où il se couvre bien- AS tôt d’une efflorescence blanche sucrée nomme hneitat. ‘
Jusqu'à la fin du xviu° siècle, le sûl se consommait mie
dans toute l'Islande comme nourriture habituelle et appréciée ; on le mangeait avec de la morue séchée, du beurre et des pommes de terre, mais, en temps de disette de céréales, on le hachaït pour l'incorporer au pain ou à la bouillie de gruau. Des réglements de l’an 1700 prescrivent
que le sül ferait partie du menu des élèves du lycée d'Holar. Cependant, la consommation du Rhodymenia dimi- : nue progressivement en Islande et, actuellement, onnele mange guère que sur la côte méridionale; néanmoins, en
‘Le nom spécifique du R. palmata et celui du Laminaria saccharina sont dus à Lixné. Or, d’après LEmax (art. Laminaria, loc. cit.),
en donnant ce qualificatif au Laminaria, Linné « croyait que c'était
là le varech sucré et comestible des Lana ». La saveur de l’efflo- 2 rescence du Z. saccharina est en effet moins sucrée que celle du
Rhodymenia : nous en avons vu la raison au précédent chapitre.
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88, le kilo de Fa sèche se vendait encore à Eyrar-
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2 le nord de Fin dit (Joc. cit. p. 373) que le rer laver (Ulva Lacluca), le pink laver “ phyra) et le
liens Haida de se Charlotte Island et par F autres He ( 4 > la côte nord-ouest; ceux-ci les sèchent, puis les pressent en blocs compacts ; pour les consommer, on les conpeeton . les fait bouillir dans l'eau. Swan participa à un repas de dulse bouilli avec de l'Halibut (poisson plat voisin des Plies et des Limandes, appelé en France Flétan, Hippo- glossus vulgaris) et l'a trouvé de goût agréable. seau (Fertilizer resources, P. 214) à vu aussi les Indiens de okutat- -Bay (Alaska) récolter le Rhodymenia en grande uantité; ils l'utilisent cru, comme masticatoire, ou cuit, pour Fe nourriture, et en sont très friands.
= Dans les villes maritimes des Etats-Unis, particulière- É ment à Boston, dit Farcow?, il est vendu surtout aux | matelots et à la population SENTE il est généralement
D. James G. Swax. — Notes on the Fisheries and the Fishery Inhrs Of Puget Sound. — On the economic Value Of the Giant Kelp and other Seaweeds of the northvest Coast of north America, Bull. of il the U. S. Fish commission, t. XIII, for 1893, Washington 1894. 2W.-G. Farcow. — Marine Alaz 0f New England and adjacent à Coast. Reprinted from report of U. S. Fish Commission for 18 70: É A ashington, 1881.
Utilisation dos aloues marines. 17
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importé des provinces canadiennes (loc. cit., p. 9) : l'im-
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