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e Pour résumer ce qui précède, on dira que la valeur alimentaire des Algues marines pour l’homme est très 5. mal connuc. Gelles qui sont mangées comme condiments - ou comme hors-d'œuvres, sont des stimulants de | l'appétit au mème titre que Le olives, les cornichons, etc. : D'autres Er ent agir utilement sans être digérées ou en
. étant à peine entamées par les sucs digestifs ; ee agissent par leur simple présence, en divisant, en gonflant les résidus de la digestion dont elles chien l'évacuation. Enfin, elles peuvent agir comme matière nourrissante a | réparant les perles des tissus, entretenant l'énergie. Ce
rôle est dévolu aux A ce aux graisses, Fee certains hydrates de carbone, mais nos connaissances à ce sujet À sont extrêmement restreintes. Ladies 2
Les analyses cilées précédemment dire en effet, ‘4 une certaine proportion d'azote, mais non dans quelles combinaisons il est engagé. Les Algues renferment évi- | demment toutes du protoplasme en tant que matière 3 vivante, peut-être aussi des matières azotées de réserve, mais toutes les protéines n’ont pas la même valeur ali- : mentaire ; certaines sont nutritives et d’autres ne le sont ; pas; or, on ne sait rien sur la valeur nutritive des pro 2
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Il suflit AT, observé des Agées traitées par un fixateur à lacide osmique pour savoir que la plupart d’entre elles renferment des matières grasses: certaines … en sont même riches, mais nous ne sommes pas plus instruits sur leur nature, ni leur digestibilité, que sur celles des protéines. Chez aucune espèce, les corps gras ne s'ac- … cumulent autant que chez certaines Phanérogames et,d’une manière générale, le rôle des graisses dans l'alimentation par les Algues semble Ft
Les sie sont “insuffisamment connus. Les monosaccharides, qui représentent là forme assimilable, … sont rares ; parmi les disaccharides, le tréhalose existe : parfois en proportion assez notable; les polysaccharides ; sont abondants ; ce sont surtout des dextranes (cellulose, composés pectiques variés) chez les Algues brunes, sur-. : tont des galactanes chez les Algues rouges et aussi des … pentosanes. Les diastases qui les solubilisent sont in connues et les galactanes et pentosanes résistent aux ac-. É tions bactériennes essa yées. Bien que les expériences à ce sujet soient quasi infructueuses au laboratoire, 1l n'en. n
est cependant pas entièrement de même dans le tube in- … testinal. D'ailleurs, la nature offre nécessairement des FE microorganismes qui les décomposent, sinon les Aloues … arrachées par les vagues s’accumuleratent en amas chaque - jour plus grands; la rapide décomposition du goémon utilisé comme engrais suffit à démontrer leur existence et . leur activité.
L'utilisation des Algues marines semble plus intéres- . sante en ce qui concerne Îes animaux domestiques ; 1l est même possible qu'elle augmente dans l'avenir.
3 On trouve partout, dans les revues ou les journaux, - les mêmes affirmations en ce qui concerne l'alimentation des animaux domestiques par les Algues marines; ces à . renseignements, comme ceux qui concernent l'alimentation - humaine, sont surtout empruntés, directement ou indirec- tement, à Grevisce ou à Harvey qui eux-mêmes les ont puisés dans les livres des vieux botanistes septentrionaux : È : Linvné, Gueuis, Guxxer, etc. ; 1ls se réduisent en résumé ; à ceci : Le rene palmata est si recherché par les : . moutons et les chèvres scandinaves que Guxver F appelait - Fucus ovinus ; à l’île de Gothland, on nourrit communément les porcs avec du Fucus vesiculosus bouilli mélangé à un peu de farine grossière; en Norvège, le F. serratus et . le Chorda F'ilum constituent une partie du fourrage donné “en hiver aux bestiaux ; dans certaines îles de FEcosse, le bétail descend à la côte en hiver, à la basse mer, pour y manger le F. vesiculosus. Tout cela date de près de deux siècles ; je ne m'y arrête pas davantage. Je relève néanmoins, à propos du Z. saccharina, les affirmations con-
tradictoires rapportées par GREviLLE (loc. cit, p. 34) d’après Gunner, les bestiaux le mangent en Norvège,
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et d'après VAHLENBERG, . nr. n'y |goûtent pas. & D'ailleurs, Leman disait en 1822, dans son article Laminaria, cilé plus haut à propos des efflorescences « du Rhodymenia : « On lui donne les surnoms de beaudrier É et de Ceinture de Neptune à cause de sa forme semblable ee à celle d'un large ruban. C’est encore le varech des. :i chevaux ou diable de mer des Norvégiens et des Lapons, 4 dont ils ne font pas d'emploi comme fourrages, les 2 bestiaux refusant d'en manger. C'est ce qui avait fait croire aux anciens peuples e ces contrées boréales que cette plante était ensorcelée, et l'instrument employé par 4 les sorciers pour exciter les chevaux marins ». 7 A Roscoff et à l'ile de Batz, on nomme le R. ut Se goémon à vache ou goémon à bestiaux parce que les bestaux qui le trouvent rejeté sur la grève, ou sur:les tas de goémon destinés à l’engrais Fe terres, le mangent LA volontiers et ne semblent pas rechercher d’autres espèces d’Algues ; les observations manquent au sujet de l’Alaria, |
rejeté à la côle en quantité insignifiante. Dans les îles situées à l'ouest du Finistère, le bétail trouve parfois difficilement à se nourrir et mange des Algues. Des marios du Conquet m'ont dit qu à l’ ile de Béniguet, les vaches viennent souvent chercher leur pâture parmi les tas de goémon épave, qu'ils ramènent à terre pour l'engraisou pour l'incinération, et ils m'ont désigné le L. saccharina ;
comme l'espèce la he recherchée. A l’ile de Molène (où
il n'y a ni chevaux, ni moutons), certaines vaches mangent des Algues d’échouage, fraiches ou sèches, “4 on leur caprice, mais jamais en grande quantité Re elles s'adressent, m'a-t-on dit, à toutes les espèces (?) sauf au goémon noir; on nen récolte d'aucune sorte Se pour les donner à l’étable. F
“Do Fe PyLaiE ue és à l'ile de Sein Il dit
(Quelques observations. etc., 1824, p. 182) du L: leplopoda de la Pyl. (Z. de enét- : QC Quand la fronde va
se détruire, sa couleur vert olivâtre devient blanche
comme un morceau de parchemin, lorsqu'elle est soumise à l'action de la pluie ou de la rosée. C'est la seule espèce de Laminaire qui nous offre ce genre d’altération,
et que les vaches recherchent pour leur nourriture, le
long du rivage à l'île de Sein : elles vont l'y trouver quand la mer est basse, et ia mangent avec avidité lors-
qu'elle a blanchi; mais elles n'en veulent point dans son
état naturel! »
M. Marzn, gardien du phare à l’île de Sein, m'écrit
que les vaches de l'île descendent d’elles-mêmes à la grève pour manger le /è. palmala et qu'elles s’en régalent ;
1] me dit aussi que des Algues fraîches, sortant de la mer (mais je ne sais pas quelles espèces), lavées à l'eau douce, sont données aux bestiaux dans de l'eau chaude, mélan-
gées à un peu de son, et qu'ils en sont friands.
A l'île d Ouessant, de mémoire d'homme, ni les moutons. ni les chevaux n’ont mangé d'Algucs. Mais. voici peu d'années encore, lorsqu'un coup de vent d'hiver accumulait du goémon dans les anses, on y conduisait les vaches, on disposait même les galets (qui sont énormes
sur cette côte battue) pour leur préparer un chemin
moins difficile; elles s'Y nourrissaient avidement de Rhodymenia et d'autres Algues qu'on n'a pas su me dé-
signer, Mais Jamais On ne re a récoltées pour les distribuer
dans les étables. La cause de la cessation de cet usage variait avec mes interlocuteurs : la qualité du lait était
i Les goûts du bétail semblent donc différer en Ecosse et en Bre-
… tagne Je me borne à fournir les renseignements que j'ai recueillis,