RÉFECTION DU PONT DE LA MACHINE ET BARRAGE A RIDEAUX
La démolition de l'ancien barrage à poutrelles et Tapprofondissement des deux bras du Rhône entraînaient la reconstruction du pont de la Machine.
MM. Pestalozzi et Legler avaient prévu sur le bras droit, à la partie inférieure de l'Ile, l'établissement d'un barrage à aiguilles de 36°* de longueur. La Ville de Genève se proposait de remplacer ce barrage par un bai rage à rideaux de 47°» de longueur, construit en tête du bras droit, et dont les cadres de suspension seraient fixés à la partie amont du nouveau pont de la Machine.
Ainsi ces deux ouvrages étaient intimement liés, et le tableau qui donnait l'évaluation de la dépense, comprenait deux chapitres :
1^ Le coût d'établissement du nouveau pont sur le bras gauche et devant le bâtiment de la Machine hydraulique, soit sur 103 mètres.
2^ Le coût d'établissement du nouveau pont sur le bras droit, soit sur 47", y compris l'établissement du barrage à rideaux.
La réfection du pont de la Machine et la construction du barrage à rideaux étaient devises à Fr. 246,000
§ 3. Batardeaux
Pour exécuter les fondations du barrage mobile, l'abaissement des seuils des quatre anciennes machines, la construction du radier des vannes de décharge situées à la pointe aval de l'Ile, et la partie de l'égout collecteur située dans le lit même du fleuve, il était nécessaire de circonscrire ces ouvrages par une enceinte de batardeaux dont la longueur développée aurait été:
Pour abaissement des seuils, barrage mobile et égout. 220 mètres Radier des vannes de décharge 100 »
Total . . :î20 mètres
Mais il était à prévoir, et l'expérience a démontré que les approfondis-
A reporter . . . . Fr. 287,000
Report . . . . Fr. 287,000 — sements des deux bras du Rhône, entre le pont de la Machine et le pont de la Coulouvreniëre, ne pouvaient se faire à l'aide d*nne drague, à cause des innombrables pilotis plantés dans le lit du fleuve à des époques très reculées; de sorte que, pour exécuter avec fruit ce travail, il fallait le faire à sec, à Tabri de batardeaux. En opérant de cette manière, la dépense relative aux batardeaux n'était que très peu augmentée ; car, dans ce cas, les longueurs respectives étaient :
A Tamont du pont de la Machine . 170 mètres A Tamont du pont de la Coulouvrenière 180 >
Batardeau transversal 150 m.
> longitudinal 20 j>
Batardeau transversal 120 m.
> longitudinal 60 »
Total . . 350 mètres
Les batardeaux de retour étaient motivés par le fait que les travaux devaient s'exécuter en deux périodes.
La dépense relative aux batardeaux s'élevait à :
Pont de la Machine, 170™ à Fr. 290^ -= Fr. 49,300 —
Pont de la Coulouvrenière 180«« » 220 = » 39,600 —
Total Fr. 88,900 -
§ 4. Abaissement des seuils des quatre anciennes macmnes et réfection des vannes d'entrée
Pour utiliser complètement la capacité de débit du bras droit régularisé, il était nécessaire d'abaisser les seuils des quatre anciennes machines jusqu'à la cote initiale prévue pour ce bras.
La dépense totale était calculée à Fr. 14,000 —
L'Etat de Genève se réservait cependant d'utiliser le coursier de la turbine Roy pour la construction d'une échelle à poissons demandée par le Conseil fédéral, en suite de l'obstacle qu'apporterait le nouveau barrage aux migrations du poisson.
§ 5. Etablissement d'un vannage entre l'ancienne Machine
ET LA MAISON SeCHEHAYE
Dans le projet de régularisation il y avait lieu de prévoir le cas où le lac atteindrait son niveau maximum, et où il serait par conséquent désirable de déverser dans le bras droit toute l'eau qui pouvait entrer par le canal industriel, afin d'éviter, si possible, une progression de hausse.
Il était donc nécessaire de ménager dans la digue séparative des deux bras des ouvertures suffisantes pour l'écoulement latéral, et c'était dans ce but que devaient être construites les vannes situées à la pointe aval de Tlle et les vannes entre l'ancienne Machine et la maison Séchehaye.
A reporter . . . . Fr. 389,900
Fr. 100,800 —
Report . . . . Fr. 389,900 — Il existait entre ces derniers immeubles un espace de 15% permettant rétablissement de 5 vannes de 3™ d'ouvertura
Le coût de construction de ce vannage était devisé à Fr. 30,300 —
§ 6. Approfondissement du bras droit
L'approfondissement du bras droit devait s'effectuer de l'emplacement du futur barrage moDile jusqu'à 130™ en amont du limnimètre Q. Le cube à enlever, estimé d'après les profils relevés dans le Rhône, était de 42000 mètres cubes qui, à raison de fr. 2.40 le mètre cube, coûtaient 42000 X 2,40 =
§ 7. Restitution de forces aux usines de la rive droite
La réalisation du projet - d'utilisation des forces motrices du Rhône n'entraînait pas la suppression immédiate des moteurs hydrauliques situés sur la rive droite du fleuve, au lieu dit : Creux de St-Jean ; car la Ville de Genève ne devait établir en premier lieu que les turbines strictement nécessaires aux besoins, et ce n'était que dans un avenir probablement très éloigné qu'elle aurait mis à contribution toute la force dont elle pouvait disposer.
La démolition des roues et digues accessoires, bien qu'elle fût prévue dans un avenir plus ou moins lointain pour TUlilisation, intéressait donc pour une plus grande par la Régularisation, puisque cette dernière en demandait l'exécution immédiate.
La force à restituer aux usines du Creux de St-Jean s'estimait comme suit :
Moulins David . .
1 roue . 2« »
21 chevaux
» Delamure .
j> Billon . .
D Jules David.
. i^^ roue
» Ferrand . .
. ire »
j> Bellamy
Total . .
100 chevaux.
Ces roues devaient être remplacées par neuf turbines. Le coût de cette restitution de force était estimé à
Fr. 53,180 —
§ 8. Enlèvement de la digue St-Jean-Coulouvrenière
L'enlèvement de la digue St-Jean- Coulouvrenière se rattachait à la restitution de forces aux usines de la Rive Droite.
La longueur développée de cette digue était d'environ 200°^. Elle présentait sur un développement de 75™, un glacis incliné formant déversoir, construit en béton et dont la section moyenne était de 2 mètres carrés; il y avait donc une démolition de maçonnerie de 150 mètres cubes, évaluée à fr. 10 le mètre cube.
A reporter ....
Fr. 574,180 —
Report . . . . Fr. 574/180 - Sur rautre partie, la face aval de la digue était garantie par un enrochement dont la section moyenne était de 2", ce qui, pour une longueur de 125°^, représentait un cube de 250 mètres cubes, dont le draguage était évalué à fr. 10 le mètre cube.
La dépense présumée s'élevait à ^ 7,300 -
§ 9. Approfondissement du bras gauche
L'approfondissement du bras gauche devait s'effectuer du Pont de la Machine au profil N^ 50, en partant d'une cote de fond initiale PN— 5.00 avec une pente de 0"001 jusqu'au droit de la pointe de l'Ile, et de 0"",0001 jusqu'au b&timent des Turbines. A l'aval du bâtiment, la pente de fond devait être 0°>,000372.
Le volume à enlever était de 64,000 mètres cubes, qui, à fr. 2.40 le mètre cube, coûtaient » 153,000 •
§ 10. Restitution de forces aux usines de la rive gauche
Les usines de la rive gauche étant placées immédiatement à l'aval du futur bâtiment des turbines, devaient se trouver privées de leurs forces, et la restitution de ces forces entrait dans le domaine de la régularisation, puisque le nouveau bâtiment se trouvait dans les mêmes conditions que celui projeté par MM. Pestalozzi et Legler.
La force à restituer aux usines de la Coulouvrenière était de 50 chevaux :
Usine de Dégrossissage 30 chevaux
Moulins Carlioz-Pélaz, l'*^ roue 12 »
50 chevaux Ces 3 roues devaient être remplacées par 3 turbines, dont le prix était de » 10,000
§ 11. Vannes de décharge en aval de l'Ile
L'utilité de ces vannes a déjà été expliquée, elles étaient au nombre de douze et du même type que les vannes situées en amont de l'Ile, de sorte que leur prix de revient pouvait s'établir avec les mêmes données.
La dépense totale s'élevait à » 60,000
§ 12. Etablissement de trois nouvelles turbines et pompes
Le projet d'utilisation des forces motrices prévoyait l'établissement de 20 turbines de 300 chevaux chacune, représentant une force brute de 0000 chevaux. Dans une première période, la Ville de Genève ne devait étabUr que 6 turbines et pompes destinées à pourvoir aux besoins actuels et aux premiers besoins futurs. Trois de ces turbines, avec leurs pompes, intéressaient particulièrement la régularisation, puisqu'elles devaient restituer à la Ville de
A reporter . . . . Fr. 805,080
Report . . . , Fr. 805,080 — Genève et aux différentas usines, à Texception de celles de Souterre, la force dont elles disposaient alors.
L'emploi de ces trois turbines, de 210 chevaux effectifs chacune, devait être le suivant :
i turbine pour remplacer les turbines Roy et Gallon, ainsi que les roues Cordier.
l turbine pour la restitution des forces aux différentes usines, excepté celle de Souterre.
I turbine de réserve.
L installation de trois turbines devait coûter : 3 X 100,865 = » 302,ry9o —
§ 13. Bâtiment NÉcEssAmE pour trois turbines
Le bâtiment devait être placé à la hauteur de la place des Volontaires. Vu le développement nécessaire à Tinstallation de 20 turbines, il devait être fornrié de deux corps, dont Tun, pouvant contenir 6 turbines, serait placé normalement au bras gauche, et Tautre, pouvant contenir li turbines, serait placé longitudinalement à ce bras, eh diminuant ainsi d'autant la longueur de la digue séparatîve. La portion du bâtiment nécessaire pour les trois turbines précitées devrait entrer au compte de la régularisation, et il faut considérer cette portion comme un bâtiment indépendant, c'est-à-dire composé de deux façades et de deux pignons ou façades latérales, indépendamment des fondations. Le bâtiment ainsi construit aurait 23°^ de longueur et 2i™,50 de largeur, hors œuvre.
Les fondations du bâtiment ne devaient probablement pas pouvoir s'exécuter en môme temps qne les autres travaux ; il fallait donc prévoir une enceinte spéciale de balartleaux de 1)0 mètres de longueur, développée et estimée
Fr, 220 le mètre courant, soit Fr. 19,800 —
De sorte que la dépense totale se serait élevée à :
Bâtiments . , , . Fr. 16rï,100 — Treuils .... « ILOOO — Batardeaux , . . f 10,800 —
Total , . . . • s 195,900 —
§ 14. Démolition des immeubles de lTle
II existait sur le bras gauche, entre le pont de la Machine et le pont de Mie, une suite d*immeubles bâtis sur pilotis, qui rétrécissaient considérablement le Ht du fleuve, pour produire ensuite un rêlargissement brusque de section d'environ 9 mètres.
La plus petile largeur du Rhône dans cette partie de son cours était 22 mètres, tandis que les calculs de régularisation étaient faits pour une largeur oioyenne de ;Hi mètres. Il était donc de toute nécessité d'enlever ces obstacles, qui auraient nui considérablement à la capacité de débit du bras gauche et maintenu le lac à un niveau supérieur à la cote prévue.
A reporter . . . . Fr, 1,303,37:> ~
Report . . . . Fr. 1,303,375 La Ville de Genève avait fait estimer ces bâtiments par une commission
d'experts, qui avail fixé à » 497,240
l'indemnité localive et immobilière à payer aux propriétaires de ces immeubles. Dans ce chiffre n'était pas compris le bâtiment de la vieille Machine hydraulique, qui existait sur le bras gauche avant 4840, et qui était propriété de la Ville.
§ 45. Construction du quai devant ces immeubles
La démolition des immeubles précités entraînait la construction d'un quai entre le pont de l'Ile et la digue séparative située entre la maison Séchehaye et la Machine hydraulique.
La construction de ce quai devait se faire à l'abri d'un batardeau spécial, s'il n'était pas nécessaire de barrer à nouve lU le bras gauche. La dépense de construction se détaillait comme suit : Mur du quai . . Fr. 42,200 — Batardeaux . . . • 7,800 —
Total » 20,000 -
§ 46. Frais de déplacement des bateaux a laver
Les bateaux à laver, au nombre de quatre, qui étaient placés dans le bras gauche, entre le pont de l'Ile et la passerelle de la Halle, apportaient un obstacle à l'écoulement de l'eau, par suite du rétrécissement de section qu'ils occasionnaient. Ces bateaux avaient été conduits à l'aval du pont de la Coulouvrenière, où la section du fleuve était relativement grande. Deux de ces bateaux se trouvaient encore en tête du bras droit et du bras gauche et ils devaient aussi être déplacés.
En prenant pour base le coût du déplacement des quatre premiers bateaux qui s'était élevé à fr. 3,500, la dépense totale devait s'élever à » 5,250 —
§ 47. Draguage du port et travaux accessoires, y compris conduite
d'aspiration provisoire
Les Etats riverains avaient demandé que le niveau des hautes et basses eaux moyennes soit abaissé de 0«»,40, car l'amplitude de 0"",60 entre les hautes et basses eaux leur paraissait faible à côté des fluctuations du régime actuel, qui atteignaient 2 et même 3 mètres.
Cet abaissement de 0",40 rendait nécessaire le draguage du port de Genève parce qu'avec la cote PN. — 4,90, pour niveau des basses eaux, la navigation eût été entravée. Il fallait donc, en admettant 2 mètres comme minimum de tirant d'eau des barques en charge, que la cote de fond future du port fût PN. — - 3,90.
Les profils relevés entre l'entrée du port et le pont du Mont-Blanc, indiquaient un cube de draguage de 45,000°»', évalué à fr. 90,000.
reporter . . . . Fr. 4,526,865 —
RepoH . . . . Fr. 1,526,865 — Ce draguage ne pouvait pas s'effectuer sans troubler considérablement Veau, et, pour éviter un retour de la grande épidémie typhoïde qui avait sévi l'hiver précédent à Genève, et qui avait été attribuée aux égonts débouchant dans le port, il était urgent de prolonger la conduite d'aspiration des pompes jusqu'en dehors des Jetées, soit sur une longueur de 1200 mètres. Cette canalisation provisoire devait être formée de canaux en bois ayant 0,85/0,85 de vjde, et dont le prix du mètre courant était estimé fr, 50; de sorte que la dépense de ce chef s'élevait à fr t)0,000, qu'il fallait ajouter au coût du draguage, ce qui portait la dépense totale à • » 150,000 —
§ 18. Epuisements
La fouille du bras gauche et du bras droit devait avoir en moyenne i2D mètres de longueur sur 89 mètres de largeur, soit d3fi00 mètres carrés de surface, La nature é tanche du fond empêchait les infiltrations entre les deux bras de sorte que les épuisements ne devaient avoir à triompher que des fîUratinns qui se seraient fait jour à travers les batardeaux. Pour faire face à toute éventualité, il était nécessaire d'avoir au moins trois pompes, capables d'élever chacune 500 mètres cubes d'eau en une heure. L'une de ces pompes ne servirait probablement qu'en cas de réparation de l'une des deux autres. Pour une hauteur d'élévation de 3™,50, la force des locomobiles actionnant ces pompes devait être de 10 chevaux.
La dépense, par jour de 24 heures, pour deux pompes en activité était devisée à - . . . Fr. 300 —
Et pour une pompe en repos . » 25 —
Dépense journalière . ,•.,,.» Fr- 3'25-- Et pour 200 jours de travail 200 X 3^25 =
Catégorie B § 19. Digue séparative et vannes d'introduction
Dans le prejet de MM. Pestalozzi et Legler, la digue séparative s'étendait du pont de la Coulnuvreniére jusqu'au droit du côté aval de la Place des Volontaires, et elle était prolongée par une paroi de madriers de 75 mètres de longueur. Elle séparait le canal de fuite du bras droit et devait avoir d* assez fortes dimensions à cause de la profondeur du canal de fuite.
Dans le projet d'Utilisation, cette digue s'étendait des vannes de décharge situées droit à Tamont du pont de la Coulouvrenièrej jusqu'au bâtiment des Turbines qui en formait la continuation jusqu'à la place des Volontaires. Elle séparait ainsi le canal d'amenée du bras droit sur une longueur de 155 mètres, et ses dimensions étaient moindres que dans le premier cas; seulement, il fallait ajouter à son coût celui des vannes d'introduction des turbines, puisque ces vannes remplissaient le même but que si la digue avait existé comme dans le projet Pestalozzi et Legler,
A reporter < . . . Fn 4,741,865 —
Report . . . . Fr. 1,744,865 — Cette digue avait donc été classée dans la catégorie B, puisque celle projetée par rutilisation eût été construite différemmenL
La digue projetée pour la Régularisation devait être construite en béton coulé dans une enceinte de pieux et pal planches de 8 mètres de longueur, avec une fiche moyenne de 3™,50. Sa largeur était 2™,50, et sa hauteur, y compris la fondation, 7",50. De sorte que le prix du mètre courant se serait élevé à fr. 600.
Soit pour 258 mètres (258 X 600) = fr. 154,800,
Le coût du mètre courant de la digue en charpente, faisant suite à cette digue en maçonnerie, était devisé à fr. 7575.
Il fallait ajouter à cette dépense le coût des trois vannes d'introduction des trois turbines de la Régularisation, puisque ces vannes fonctionnaient comme parties de la digue.
La dépense totale s'élevait donc à :
Digue en maçonnerie . . . . Fr. 154,800 —
Digue en charpente i 7,575 —
3 vannes d'introduction. ...» 18,000 —
Total . . . . , . » 180,375 -
§ 20. Reprise en sous-œuvre des quais existants
La longueur des quais limitant les deux bras du Rhône, du pont de la Machine jusqu'en aval du pont de la Coulouvrenière, était d'environ 1500 mètres (bras gauche 730», bras droit 770™).
En supposant que la dépense par mètre courant s'élev&t en moyenne à fr. 50, ce travail eût coûté i» 75,000 —
Ce travail eût semblé rentrer dans la catégorie A, car l'estimation réelle du coût eût pu se faire d'après les situations de l'entreprise. Mais la Ville de Genève se proposait de construire un égout collecteur sur la rive droite, qui devait obliger la démolition du quai du Seujet. Dans ce cas, il n'y avait évidemment pas de reprise en sous-œuvre, et il fallait donc prévoir un prix à forfait. C'est pourquoi cet article avait été classé dans la catégorie B.
§ 21. Egout collecteur, petite section
La suppression du barrage à l'amont du pont de la Machine avait pour effet d'élever le plan d'eau dans le bras gauche, en sorte que tous les égouts qui débouchaient dans cette partie du fleuve eussent été submergés. La réalisation du projet Pestalozzi et Legler entraînait donc la construction d'un égout recueillant tous ces égouts secondaires et s'étendant de la place de la Petite Fusterie à l'extrémité aval du quai de la Poste, en supposant que le bâtiment des Turbines ait été placé droit à Taval du pont de la Coulouvrenière.
Le grand égout collecteur projeté par l'utilisation des forces motrices
A reporter . . . . Fr. 1,996,440 —
Report . , . . Ft. 1,996,440 — était d'une section beaucoup plus grande que celle du premier projet; mais il avait pour but de canaliser tous les égouts de ragglomération genevoise.
La dépense portée dans cette article était donc une dépense fictive, calculé comparativement au coût du grand égout collecteur-
L*égout collecteur, petite section^ comprenait un profil B, applicable sur 350 mètres, et un profil C, applicable sur 150 mètres. Le prix de cbaque profil se devisait comme suit : Profil B. 350 mètres, à fr. 196 — le mètre . . . Fr. *i8,(i00 - Profil a 150 » ^ 150 — » , . . T> 45,150 —
Total B 113,750 —
Fr. 2,110,190 —
Frais généraux, surveillance et imprévu b 210310 —
cout total des travaux concernant la régularisation du niveau du lac léman fr 3,320,500--
Le tableau récapitulatif suivant est divisé en trois colonnes,
La première colonne renferme les dépenses occasionnées par les travaux nécessaires à la régularisation du niveau du Léman, et dont le détail fait Tobjet de ce mémoire.
La deuxième colonne renferme les dépenses prévues par la Ville de Genève pour l'exécution du projet d'utilisation des forces motrices du Rhône, et dont le détail se trouve dans le troisième fascicule, projet n** %
La troisième colonne renferme les dépenses qni résulteraient d'un projet unique ayant pour double but la régularisation du nivebu du lac Léman et l'utilisation des forces motrices du Rhône,
Récapitulation des dépenses
INDICATION DES OUVRAGES
Coût dM
Travaux nécattairat
à ia
Régularisation
CoAt dfs Travaux d'Utilisation
projetés par la Ville de GenèTe et exécatables
par périodes suecessives
Coût des
Projets d'ensemble
ft
R égala ri «atioti
Oatéfforie A
1 Draguage entre le pont des Bergues
et le pont de la Machine
2 Réfection du pont de la Machine et
barrage à rideaux
3 Batardeaux
4 Abaissement des seuils des quatre
anciennes machines
5 Établissement d'un vannage entre l'anc.
machine et la maison Séchehaye..
6 Approfondissement du bras droit —
7 Restitution de forces aux usines de
la rive droite
8 Enlèvement de la digue Saint-Jean-
Coulouvrenière
9 Approfondissement du bras gauche..
10 Restitution de forces aux usines de
la rive gauche
11 Vannes de décharge
12 Établissement des turbines et pom*
pes
13 Bâtiment nécessaire aux turbines
14 Démolition des immeubles de l'Ile. . .
15 Construction du quai devant ces im-
meubles
16 Frais de déplacement des bateaux à
laver
17 Draguage du port et travaux accès*
soires, y compris conduite d'aspiration
18 Épuisements
Catégorie B
19 Digue séparative et vannes d'introduction
20 Reprise en sous-œuvre des quais existants
21 Égout collecteur, petite section
Études, surveillance, imprévu
Francs
Francs
Fraurs