‹ Utilisation des forces motrices du Rhône: et régularisation du Lac LémanChapitre 48 sur 126 · JB · texte numérisé non relu

JB

Route d'Hermance — rue

d'Italie

Terrassière — rue d'Italie Rue d'Italie — place de la

Poste

PI. de la Poste — Jonction Quai du Léman — Jardin

S»-Jean

Jard. S^-Jean — Débouché

Mètres

Uèt. eabes 6 25

Mètres cubes

Mètres csrrés

Type B 3 04 Type A 2 02

Type D 7 54 Type E 8 97

Type C 5 03 TypeC 5 53

Mètres

Mètres cubes

Ces chiffres s'appliquent à rextrémîté aval de chaque section. On peut observer que pour les sections d'amont, le débit calculé sur cette base est parfaitement assuré; que, par contre *pour les sections d'aval des deux rives, les apports d'eau atteignent à des proportions presque, invraisemblables. En effet une chute de pluie de 45««" par heure équivaut à une vraie trombe d'eau, généralement d'une très courte durée, et n'affectant à un moment donné qu'un territoire restreint. Il n'était par conséquent pas à prévoir que les sections d'aval aient jamais à débiter Vxme 46 mètres cubes à la seconde, Vautre 13.

Les chiffres du tableau ci-dessus permettent d^évaluer à 50 minutes environ, le temps |nécessaire pour le parcours de Teau dans Tégout rive gauche et 35 minutes sur la rive droite.

Le Conseil administratif désira soumettre le projet ainsi étudié à l'appréciation d'une personne compétente en pareille matière, et il s'adressa à A. Durand-Claye, ingénieur en éhef des ponts et chaussées, inspecteur du service d'assainissement de la Seine, à Paris.

Cet ingénieur approuva les lignes générales, tout en formulant quelques observations Sont il fut tenu compte dans l'étude du projet d*exécution. Durand-Claye admettait, en particulier, que les prévisions pouvaient être basées sur la moitié du débit des grandes averses, au lieu des deux tiers prévus dans le projet qui lui était soumis. Cette opinion a permis de réduire dans une certaine mesure les sections fixées à l'origine et de déférer ainsi aux vœux émis au sein de la commission, qui désirait que la dépense fût réduite au strict nécessaire.

Pour achever la description des collecteurs, il faut encore mentionner quelques détails secondaires. Des regards, soit cheminées d'égouts, pourvues d'échelles en fer, espacées de 420" en moyenne, ont été établies sur les collecteurs des deux rives. Des rails en fer placés de chaque côté de la cuvette de Tégout rive gauche permettent la circulation de wagonnets pour le transport des visiteurs des matériaux ou des pièces de canalisations.

Une galerie d'accès débouchant vers Tangle sud du Jardin Anglais donne un accès commode dans la galerie sur la rive gauche ; sur la place des Volontaires, a été disposé un regard de grandes dimensions muni d'un treuil pour rentrée et la sortie des wagonnets de service.

Enfin des siphons en tôle, immergés et disposés au débouché des deux collecteurs, ont pour but de diriger leurs eaux dans le grand courant du fleuve; d'autre part, des portes automobiles, en forme de clapets, fonctionnent en temps de pluie sans l'intervention du siphon.

C'est sur cette base que le projet fut discuté au sein de la commission et que furent basées les premières évaluations. Par la suppression du tronçon place des Volontaires-Jonction, dont l'exécution pouvait être différée, la dépense était réduite à fr. 609,200 pour la rive gauche

420,000 » droite

Au total fr. '1,029,200 Bien que l'accord ne fût pas encore intervenu vers la fin de l'année 1883, la Ville de Genève se vit contrainte de prendre les devants, en profitant des facilités exceptionnelles qu'offrait la mise à sec du bras gauche du Rhône, pour établir le tronçon compris entre le pont de la Coulouvrenière et la place de la Petite-Fusterie.

Par son arrêté du 30 octobre 1883, le Conseil municipal, approuvant la mise à exécution du travail, votait un premier crédit de fr. 140,000 pour ce premier tronçon, et le Conseil d'Etat sanctionnait de son côté cette décision, en y affectant une première allocation de fr. 100,000.

En date du H novembre 1884, et en conformité de l'accord qui paraissait intervenu entre TEtatj la Ville et les communes intéressées^ le Conseil municipal allouait une nouvelle somme

de fr. 160,000, en vue de la continuation par le Grand-Qaai, du collecteur arrêté provisoirement place de la Petite-Fusterie.

Les communes des Eaux-Vives et de Plainpalais affectaient respectivement des subventions de fr. 60^000 et 10,000 fr. à cette entreprise, et enfin dans sa séance du 28 janvier 1883^ le Grand Conseil allouait une subvention nouvelle de fr. 150,000 pour Tensemble du réseau, dont fr. 50,000 comme solde de sa participation aux collecteurs prévus sur la rive gauche, comprenant d'une part, la galerie principale longeant la rive du Lac et du Rhône et remontait jusqu'au chemin Du Roveray, et de l'autre l'embranchement de la rue Pierre Fatio et du Cours de Rive, dont l'extrémité était fixée à l'Octroi de la Terrassière.

En date du 18 octobre 1885, la commune du Petit-Saconnex votait en faveur de l'entreiprise une subvention de fr. 40,000. L'exécution du projet dans son ensemble se trouvait dès lors MBurée et les trafvaux pouvaient être poussés sans autre arrêt que celui correspondant aux mois d'été.

Enfin, en date du 28 février 1888, le Conseil municipal de la Ville allouait à l'entreprise un nouvel et dernier appel de fonds de 150,000 fr., pour l'achèvement de l'ensemble du réseau.

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