‹ Utilisation des forces motrices du Rhône: et régularisation du Lac LémanChapitre 78 sur 126 · BILAN · texte numérisé non relu

BILAN

La comptabililé industrielle du Service des eaux a été organisée en 4882 par les soins du directeur du service, Merle d'Aubigné, ainsi qu'il a été expliqué au Chap. I, page 7.

Cette reconstitution fait remonter jusqu'en 4840 (époque à laquelle on a vu que les roues Cordier avaient été installées), l'inscription des premières dépenses, de sorte que Ton peut

suivre année par année, depuis celte époque, les dépenses de premier établissement et d'entretien ainsi que les amorlisst'munls et intérêts des capitaux engagés.

Les intérêts ont été calculés au 4% jusqu'à Tannée 1889 où la Ville a convcrii sa dette en 37»%.

Quant aux amortissements, kur importance varie suivant la nature des ouvr.iges, et leur durée probable.

Amortissement des anciennes installations.

On a ailopt.3 pour les anciennes installations une période d'amortissement de cinquante aiïuées pour les bùtiments, le réservoir du Bois.de la Bâtie et ses annexes, tels que la passerelle y conduisant, les canalisations ;

Une période de vingt années pour les pompes et turbines;

Une période de dix années pour le petit matériel, l'outillage, les compteurs, etc.

Amortissement des nouvelles installations :

On a adopté pour les nouvelles installations une période d'amortissement de cent ans, équivalant à la durée de la concession, pour les dépenses ayant eu un caractère passager et ne nécessitant plus aucun entretien, tels que les batardeaux ; ou ceux, tels que les digues dans le Rhône, qui ne nécessitent pour ainsi dire aucun entretien; ou enfin, comme les intérêts des capitaux engagés pendant la période de construction, dépenses qui peuvent se reconstituer sur une longue période:

Une période de cinquante années pour le bâtiment des turbines, le réservoir de Bessinges, les canalisations à haute pression, la nouvelle canalisation d'aspiration en fer et le coût de rachat des sociétés des eaux du Rhône ;

Une période de vingt-cinq années pour les pompes et turbines et les appareils de restitution de force aux usiniers;

Une période de dix-sept années pour la canalisation d aspiration en bois.

Enfin une péiiode de dix années pour le petit matériel.

C<»mme la subvention de fr. 1,105,000 donnée par la Confédération et les Etats riverains pour la régularisation du Lac venait en diminution des dépenses exéculées par la Ville de Genève pour la création des forces motrices du Rhône, il y avait lieu de déduire celle subvention de l'enseirible des dépenses faites par la Ville et, au point de vue de la comptabilité, de laflecter à amortir immédiatement les dépenses faites une fois pour toutes et ne nécessitant pas un renouvellement.

C'est ainsi que la somme de fr. 1,105000 a été affectée à amortir les dépenses suivantes :

Approfondissement du Rhône.

Abaissement des seuils des anciennes machines.

Démolition des immeubles de l'Ile.

Epuisement des enceintes.

Frais généraux, études, etc.

D'autre part, l'intérêt du coût des égouts collecleurs était supporté par le budget général de la Ville, de soi te que, des nouvelles installations, les .seules dépen.ses r|ui devaient entrer au compte général du Service des eaux et forces motrices étaient les suivantes :

Coût de la concession Fr.

Batardeaux »

Dignes séparative et 2« période . . > Vannes de décharge et radier. . . »

Vannes Séchehaye »

Barrage à rideaux (sans le pont) . . > Restitution de force aux usiniers . . »

Bâtiments des turbines >

Pompes et turbines . . . . . . ^

Transformation des machines à vapeur »

Conduite d'alimentation supérieure . d Conduite en fer 1"*20 de diamètre »

Canalisation haute pression. ...»

1 rachat d

Réservoir de Bessinges »

Intérêt des capitaux (solde) ...»

Fr.

dont restait » amortir au 31 (Hc. 1889

Fr. .'0,600 —

Il en résulte donc qu'au 31 décembre 1889 le coût total des travaux du Rhône, y compris le rachat des canalisations des sociétés des eaux du Rhône, était pour la Ville de Genève, après déduction des subventions, de fr. 4,611,267 37 et que ce coût était réduit par les amortissements successifs à fr. 4,310,879 84, chiffre pour lequel il figurait au bilan du 31 décembre 1889.

Si l'on ajoute à la valeur des nouvelles installations fr. 4,310,879 8i

le coût des anciennnes installations (amortissement déduit) » 1,135,595 90

le capital engagé au 31 décembre 1889 par la Ville de Genève, dans le service

des eaux et forces motrices du Rhône, s'élève donc à fr. 5,446,475 li

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