IMPORTANCE MÉDICO-LÉGALE DES RENSEIGNEMENTS CHRONOLOGIQUES
Les conditions dans lesquelles peut être contractée la syphilis justifient les récriminations de l'individu contaminé dans bien des cas, il s’en suit tout une série de cas, dits médico-légaux, où la justice peut intervenir pour dire s’il y a eu dommage causé et s’il y a lieu à indemnité. Les difficultés sont souvent très grandes pour établir les responsabilités, le plus souvent les deux conjoints, devenus . adversaires, atteints tous deux par le tréponème, cherchent l’un et l’autre à établir qu’ils sont la victime et non le coupable. De es discussions ne jaillit pas toujours la lumière, chacun y met le plus de mauvaise foi
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possible et le médecin-légiste peut être plongé dans un cruel et légitime embarras. C’est parfois une affaire de chantage qui intervient et qui complique encore le problème.
Il est des cas où en présence da den en pleine évolution il n’est guère possible de se faire une opinion : deux cas de syphilis peuvent ne pas évoluer simultanément et avec le même rythme l’une et l’autre. Un malade peut avoir un accident primaire avec une réaction de Wassermann positive, un autre une roséole et des plaques muqueuses sans qu’on puisse affirmer en toute certitude que le second ait infecté le premier. Il existe à coup sûr des présomptions, mais le tréponème n’agissant pas d’une allure égale chez chacun, le médecin-légiste ne peut conserver qu’une conviction muette.
Il existe des expertises où les conclusions ne sont pas douteuses. Sans parler de la contagion au cours d'accidents tertiaires exceptionnels, un malade porteur d’une syphilide pigmentaire marquée, de plaques muqueuses, opposé à un autre atteint d’un chancre, même avec réaction de Wassermann positive, ne peut invoquer la Cohen du second qui est, de toute évidence, sa victime.
De même un malade atteint d’un chancre induré, dont la réaction de Wassermann n’est pas encore