‹ Utilité Et Possibilité De L'adoption D'une Langue Internationale Auxiliaire En MédecineChapitre 6 sur 21 · LES · texte numérisé non relu

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indispensable en notre siècle, au lieu que nos. langues actuelles, avec leurs exceptions, leurs incohérences, leurs orthographes fantaisistes, sont faites pour inculquer dès le jeune âge, le mépris de la vigueur et le culte de la mémoire inintelligente. L’effort intellectuel sera moindre pour apprendre l'Esperanto et faire les études d’une carrière libérale, que pour apprendre à fond une seule des langues vivantes actuelles, et 1il sera fécond, car il nous affranchira de ce culte de la mémoire pure que nous ont transmis les brumes du moyen âge, et qui arrête, à mon avis, de fâcheuse manière l’évolution actuelle, sous l'égide de nos grammaires actuelles.

Certes nos langues actuelles répondent à notre sens littéraire artistique actuel, mais s'en servir pour l'usage scientifique et surtout pour former de jeunes esprits, me semble aussi absurde que de vouloir faire une épure d'exécution avec le pinceau d’un peintre.

Proîfesseur Fournier :

Je ne puis qu'applaudir à l’idée d’une langue internationale, en vue de faciliter les échanges scientifiques,

Professeur Ch. Richet :

La possibilité d'une langue internationale n'est pas une utopie ; car l'expérience prouve d’une manière péremptoire qu'on peut avoir deux langues maternelles {le provençal et le français, — le suédois et le finnois, — le breton et le français, — le flamand et le français, etc., etc.).

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2° Dans la recherche et l'étude médicales, beaucoup de temps est employé en pure perte à apprendre des langues étrangères indispensables. C'est une non-valeur que de passer deux ans à étudier l'allemand, un an à étudier l'anglais, pour les comprendre mal. En six mois on saurait USE écrire en Esperanto.

3° L'enseignement de l’Esperänto, s'il était rendu classique, permettrait en peu d'années de rendre cette langue abordable à tous, et cela aurait simplifié et généralisé toutes les études médicales, rendues si lentes et laborieuses par la nécessité de parler au moins trois langues extrèmement difficiles (anglais, français, allemand).

Professeur Gariel :

Vous me demandez mon opinion sur des questions que je crois pouvoir résumer ainsi :

° Y a-t-il intérêt pour les médecins à connaître ;

une DES auxiliaire internationale ?

2 fat Esperanto peut-il être cette langue auxiliaire internationale ?

Je m'empresse de vous faire connaître mes idées sur ce sujet.

Je ne m'arrêterai pas longtemps sur l'utilité d’une langue qui serait comprise et parlée par tous les hommes : je crois que c'est là un point qui n’est contesté par personne. Je vais cependant vous présenter quelques considérations reposant sur un point de vue particulier.

Considérons une réunion de personnes appartenant à trois nationalités différentes À, B et C,

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