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LES CONGRÈS MÉDICAUX INTERNATIONAUX

C'est surtout par le développement des congrès internationaux, d'année en année plus nombreux et plus variés, que se manifeste la tendance moderne à l'«internationalisation de la science » dont parlait le Professeur Diels dans son discours de rectorat de Berlin, et, parmi toutes les sciences, la science médicale est certainement celle qui marche au premier rang dans cette voie, les médecins de chaque nation sentant le plus vivement le besoin de connaître les progrès réalisés par leurs collègues étrangers dans la lutte contre la souffrance et la maladie.

« Ce sont les congrès médicaux internationaux qui réunissent le plus grand nombre de représentants de la science des diverses nations, ce sont eux qui sont les plus fréquents et qui attirent le plus l’attention du public. L'accroissement continu du nombre de leurs membres, l'étendue toujours plus grande de leur programme, montrent assez qu'ils sont devenus des manifestations périodiques nécessaires de l’activité scientifique médicale.

« Mais plus augmente le nombre de leurs membres appartenant à des nations différentes, plus les congrès médicaux s’approchent ainsi de leur but, plus vivement aussi s'y fait sentir un obstacle des plus graves: la diversité des langues. Les rapports, communications et discussions s y font déjà en trois

ou quatre langues ; il en résulte qu'à une communication faite en français deux contradicteurs font des objections en anglais et en allemand. Combien parmi les assistants ne comprennent pas, soit le rapporteur lui même, soit tel ou'tel de ses contradicteurs ?

« Plus les congrès médicaux internationaux réuniront de membres, plus s’accroiîtront et prendront d'importance de semblables difficultés, plus aussi s’affirmera la triste conviction de ceux qui y participent, qu'une grande partie de leur travail en commun est inutilement perdue pour beaucoup de leurs collègues, et que des efforts et de l’énergie dépensés ressortiraient des résultats plus féconds, s’il ne se rencontrait sur la route l'inévitable obstacle de la diversité des langues.

« La famille internationale de la science médicale croît et s'étend sans cesse; sans parler des italiens, des espagnols, des suédois, des norvégiens, des danois, des tchèques, des serbes et des bulgares, voici que les turcs et les japonais eux-mêmes entrent peu à peu dans sa constitution, ... et l’on peut déjà prévoir le dilemme malaisé qui se dressera inévitablement devant le comité d'organisation de tout congrès international: d’une part, pour atteindre le but de pareils congrès — réunir des membres du plus grand nombre de nations possible — on devra admettre le plus grand nombre de langues possible pour les rapports et les discussions; et d'autre part, en vue des résultats pratiques à atteindre et de la possibilité du travail en commun pour tous les membres du congrès, il sera nécessaire de se restreindre à deux ou trois seulement des langues les plus connues. »

Ainsi s'exprimaient, il y a dix ans, les membres de la Filiale d'Odessa de la société « Espero » de St-Pétersbourg, dans un appel adressé au comité d'organisation du Congrès médical international de Paris (1900), pour demander l'admission de l'Esperanto à ce congrès, au même titre que les autres langues (). Et les considérations qü'ils faisaient alors valoir, ne se sont, depuis cette époque, que de plus en plus justifiées : Ia gène apportée dans les congrès internationaux par la diversité des langues n'a fait qu'augmenter sans cesse, à mesure qu'y prenaient part des membres de nationalités plus diverses, et la recherche d’une solution aux diffcultés qu'elle cause, s'impose tous les jours d'avan-

tage.

Nous n'avons pas, on le comprendra, une très grande expérience personnelle des congrès médicaux internationaux, les maitres de la science médicale y prenant plutôt part que ceux qui, comme nous, ne sont que leurs modestes élèves. Qu'il nous soit cependant permis de citer un fait dont nous avons été témoin au début de nos études médicales, et qui, à cette époque, nous a vivement frappé.

Un congrès international de Chirurgie se tenait dans le grand amphithéâtre de la Faculté, dont la façade pavoisée de multiples drapeaux et ornée d'une grande inscription, annonçait au passant profane que derrière ces murs vénérables se tenaient. de solennelles assises, auxquelles les représentants

(1) Léngvo Internacia, juin-juillet 1898, p. 82 et 83.

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les plus autorisés de la science chirurgicale étaient venus de toutes les parties du monde apporter la contribution de leur savoir et de leur expérience.

Nous n'avions, à cette époque, jamais vu de congrès internationaux; aussi profitant de l'occasion qui s'offrait à nous, nous entrâmes dans la salle des séances.

Nous imaginions par avance un amphithéâtre comble, où peut-être il nous serait impossible de trouver une place encore libre, et nous nous attendions à assister à quelque discussion pleine d'intérêt sur un sujet d'actualité chirurgicale... Au lieu de cela, tout au fond du vaste hémicycle, une vingtaine à peine de congressistes semblaient écouter patiemment une communication qu'un professeur italien leur lisait en français sur l’extirpation qu'il avait faite, par voie sacrée, d'une tumeur du petit bassin.

Le professeur italien lisait du français; mais quel français! Et quelle façon de le prononcer ! Il nous était presque impossible d'y rien comprendre, et du chaos confus des syllabes ne se dètachaïit, de temps à autre, que le mot « sacrum », prononcé « sicroum », à l'italienne, qui ajoutait invinciblement une légère pointe de comique à la grave dissertaition du savant professeur (!).

(1) Nous n'avons nullement ici l'intention de tourner en ridicule la prononciation italienne de l’ latin, qui est d’ailleurs celle de la plupart des pays d'Europe, et celle sans doute aussi qui se rapproche le plus de la prononciation antique. Les français sont peut-être les seuls à le prononcer ä ou 0, et non ou; il n’en est pas moins vrai que la prononciation étrangère leur semble facilement ridicule,

Si nous ne saisissions que quelques lambeaux de phrases dans cette communication, pourtant faite en notre propre langue, que pouvaient bien y comprendre les anglais, les allemands, les russes, les serbes ou les bulgares, même s'ils savaient le français ? Sans doute, absolument rien, — et c'est probablement pour cette raison que, pendant la séance même, un bon nombre de congressistes se promenaient patiemment dans la cour de la Faculté, attendant sans doute que leur tour fût venu de lire aussi leurs communications, ou que quelque compatriote prit la parole en une langue intelligible pour eux.

Nous sortimes, nous l'avouons, très désillusionné de cette première visite à un congrès international, et, tandis que nous quittions l'amphithéâtre, nous revenait malgré nous en mémoire cette définition fantaisiste, lue quelque part à propos d’un congrés international où l'on s'était peu compris:

« Une cérémonie où se réunissent des individus de diverses nationalités qui ne se comprennent guère, pour acheter par leur présence le droit de faire figurer leurs communications aux comptes rendus du Congrès, et prendre part, par la mème occasion, à quelques fêtes et à quelques excursions à prix réduit ».

Malgré sa forme humoristique, n'y a-t-il pas un peu de vrai dans cette définition ?

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es 28 —

Le D' J. Lucas-Championnière, qui doit présider le III° Congrès de la Société internationale de Chirurgie écrit dans le /ournal de Médecine et de Chirurgie pratiques du 25 Octobre 1908, à propos du dernier congrès de cette société tenu récemment à Bruxelles :

« La.difficulté du mélange des langues n'a pas été vaincue, mais a été atténuée par des résumés bien faits en trois langues pour chaque rapport. I était possible de suivre sinon la totalité, au moins une part de la discussion, même sans savoir les ‘ trois langues officielles du congrès : l'anglais, l'allemand et le français.

« Il incontestable, en effet, que la multiplicité des langues annihile une partie des résultats des réunions internationales. La latin n'existe plus et l’Esperanto n'existe pas encore. »

Peut-on exprimer d'une manière plus nette et plus frappante la gène apportée par la diversité des langues dans les congrès internationaux ?

« L'Esperanto n'existe pas encore >», dit le D' Lucas-Championnière, — en ce sens, certainement, quil n'est pas encore généralement admis dans les congrès internationaux, car dans beaucoup d'autres domaines les preuves de son existence et de sa vitalité se montrent tous les jours plus nombreuses ; — il appartient aux congrès médicaux eux-mêmes de lui donner désormais existence, en l’inscrivant au nombre des langues qu'ils admettent officiellement. Et bientôt la « difficulté du mélange des langues » ne sera plus seulement atténuée par d'insuffisants résumés en trois ou quatre langues,

ne permettant de suivre qu’ «une part » seulement de la discussion, mais totalement et définitivement - vaincue par l'idiome international, qui rendra possible et facile à tous les congressistes la compréhension immédiate de tous les rapports ou communications et la participation effective à toutes les discussions des congrès.

Le français étant ordinairement compris parmi les langues officiellement admises aux différents congrès, les médecins français se rendent peut-être moins facilement compte que certains de leurs collègues étrangers, des difficultés apportées dans les congrès internationaux par la diversité des langues. N'ayant, comme tous leurs compatriotes, qu'un penchant modéré pour l'étude des langues étrangères, ils profitent cependant de l'avantage que leur donne l’admission de leur idiome national au nombre des langues officielles des congrès, et ne songent peut-être guère au sort des confrères moins favorisés, dont la langue nationale n'a pas été admise. S'ils ne peuvent comprendre telle ou telle communication, faite en allemand, en anglais ou en italien, il leur est du moins possible de présenter dans leur langue leurs propres communications, — et c’est là certes pour eux un point important.

Mais un russe ou un roumain, par exemple, est obligé de présenter ses travaux dans une langue qui‘lui est étrangère, et qu'il doit cependant posséder assez parfaitement pour y traiter des. sujets souvent très spéciaux. Combien de médecins français seraient capables, dans un congrès international, de présenter leurs communications en

allemand, en anglais ou en italien, même s'ils sont en état de comprendre plus ou moins bien l'une ou l'autre de ces langues ? Autre chose est, en effet, de comprendre une langue ou de s’en servir soimême.

Aussi ne faut-il pas s'étonner que ce soit surtout chez les nations dont la langue nationale n'est ordinairement pas admise dans les congrès, que soit le plus vivement ressenti et le plus souvent exprimé le besoin d'une langue internationale commune pour les congrès internationaux.

C’est, par exemple, le D° Kabanov, privatdocent de l’Université de Moscou, qui écrit dans le journal de la très importante société médicale russe fondée en mémoire de Pirogov (!) : ,

« Beaucoup de ceux qui ont pris part à des congrès médicaux internationaux en ont certainement rapporté une très mauvaise impression. Chaque communication, rapport ou observation est loin d'être compris par tous les congressistes ; un grand nombre ne les comprennent pas, car en quelque langue que s'exprime l’orateur, elle se trouve ignorée de beaucoup d’entre eux. Il en résulte que les rapports allemands sont étudiés et discutés surtout par des allemands, les rapports français par des français, etc., selon les langues admises au congrès. Nous n'insistons pas sur ce fait que seuls peuvent prendre part aux congrès internationaux les médecins qui savent au moins une des'langues

(1) « La langue internationale Esperanto et son importance pour les congrès médicaux >», Journal de la société médicale russe fondée en mémoire de Pirogov, n° 7, 1907.

admises, mais que la majorité des médecins de chaque pays est dans l'impossibilité absolue d'y prendre part à cause de leur ignorance des langues étrangères. Les médecins même dont la langue est admise au congrès ne peuvent pas tirer grand profit d'un congrès international, s'ils ne savent pas toutes les autres langues admises à ce congrès (). Comme ïil y a dans chaque pays des congrès médicaux nationaux, congrès de médecins français, russes, italiens ou allemands, on ne voit pas très bien quel avantage peut avoir à prendre part à des congrès internationaux un médecin allemand, par exemple, pour échanger des idées avec d'autres médecins allemands ; il en pourrait faire autant chez lui, dans son pays, dans ses congrès nationaux, avec une moins grande dépense de forces, d'argent et de temps. Le but des congrès médicaux internationaux est l'échange d'idées entre médecins de divers pays et de diverses écoles, mais comme dans les congrès actuels on emploie plusieurs langues, ce but ne se trouve atteint que dans” une très faible mesure. Si cependant, malgré cela, on continue à organiser des congrès médicaux internationaux, cela ne prouve que le grand besoin de relations réciproques et de communication entre les

(1) « Au congrès international de Madrid cinq langues étaient admises, et l'attention du congrès fut attirée sur le nombre croissant des langues admises pour les communications et discussions, en rapport avec le nombre également croissant des nations prenant part au congrès. Le congrès conclut qu'il était nécessaire de trouver un moyen de sortir de cette situation qui nuit certainement au développement des congrès internationaux ».

médecins des différents pays. Il n’est pas besoin de prouver que l'établissement d'une langue internationale ferait époque dans l’histoire des congrès médicaux et donnerait une puissante impulsion à leur développement en les rendant accessibles à la grande masse des médecins; le but et le rôle essentiels des congrès internationaux seraient alors effcacement remplis.

« Voilà pourquoi il me semble très désirable que la langue Esperanto se répande le plus tôt possible parmi les médecins des différents pays, et qu'elle soit aussi le plus tôt possible acceptée comme langue officielle dans les congrès médicaux internationaux. C’est alors que ces congrès atteindront véritablement leur but, tous les médecins de tous les pays et de toute les nationalités ayant la possibilité d'y prendre part. » (!)

Le Professeur Demosthen, de la Faculté de médecine de Bucarest, inspecteur général de santé de l’armée roumaine, écrit de même au président de la Société Espérantiste de Roumanie :

« Vous savez qu'autrefois la langue médicale écrite et parlée était la même dans toutes les Universités et dans dans presque toutes les écoles de Médecine ; c'était le latin. Les examens, les thèses de doctorat, les ouvrages littéraires qui maintenant encore font la richesse des bibliothèques, étaient tous en latin.

&« J'ai sous les yeux une dissertation de l'Université d'Iéna: « De morbo haemorrhoïidali, diser-

(t) D'après la traduction en Esperanto que l’auteur a bien voulu faire et nous envoyer.

tatio inauguralis..… pro gradu doctoris…. auctor Davidis Metzis... », imprimée en latin en 1858. Ce n’est donc que depuis quelques dizaines d'années, que cet intermédiaire si précieux pour l’enseignement et pour les relations scientifiques, a été abandonné, et n'a été remplacé par rien d'équivalent, sinon de meilleur. [1 me paraît que cet abandon d'une langue commune dans le domaine de la science et dans celui de la littérature médicale est un fait regrettable qui n'a pas été sans nuire à l’enseignement et aux progrès de la médecine.

« T1 faut avouer qu'il n’est pas facile de chercher des traducteurs qui nous fassent connaître la littérature médicale imprimée dans des langues que nous ne connaissons pas, et quand il nous faut prendre part d'une manière effective à de grandes réunions internationales, où des questions très importantes sont traitées en diverses langues, celui qui n'est pas polyglotte y assiste sans pouvoir y participer activement, ignorant quil est du sujet de la discussion, et surtout des arguments qui y sont apportés. Dans ces conditions, il ne peut sérieusement y prendre part, bien qu'il soit peutêtre très compétent sur la question traitée. Pour prendre connaissance de ces communications, ou des propositions qui ont été faites, et des décisions qui ont été prises au sujet des questions, à la discussion desquelles il à assisté, il lui faut en attendre six à huit mois la publication, et ce n'est qu’après leur traduction dans une langue connue de lui, qu'il peut étudier les sujets qui l'intéressent.

« Je me suis trouvé dans des circonstances semblables au dernier congrès international d'Hy-

giène et de Démographie qui s'est tenu l'an dernier à Berlin, et où j'ai entendu des communications faites en anglais, en allemand, en français et en italien. Pour prendre part avec profit à un tel congrès, un allemand, un anglais, un français ou un italien doivent posséder trois langues étrangères, et s'il s’agit d’un russe, d’un turc, d'un norvégien, d'un japonais ou d’un roumain, c'est quatre idiomes différents qu'il leur faudra connaître en plus de leur langue maternelle. Je ne crois guère qu'il se soit rencontré dans ce congrès quelque membre aussi polyglotte. Il n'est pas douteux que quelques congressistes ne possédaient tout juste qu'une deuxième langue en plus de la leur. Un très grand nombre de médecins, la presque majorité des médecins allemands, anglais et français, ne connaissent que leur propre langue, et tous s'accordent à avouer la gêne et les difficultés qu’ils ont rencontrées avant de pouvoir être renseignés sur des questions discutées en des langues inconnues d'eux pendant des séances auxquelles ïls assistaient. Il faut bien noter, en effet, que dans tous les pays, la majorité des médecins est « monoglotte ».

« À l’une des séances du congrès de Berlin, deux confrères ont fait chacun une communication orale, l’un en anglais, l’autre en allemand. Comme je ne possède pas suffisamment ces deux langues, il m'a été non seulement impossible de prendre part à la discussion, mais même encore aujourd'hui, après quatre mois passés, j'en suis encore à attendre, pour prendre connaissance de ces communications, d’avoir reçu les comptes rendus du congrès, et de les avoir fait traduire.

« Cette importante lacune pour l'internationalisation de la science m'a déterminé à proposer au congrès de Berlin, à la place du latin tombé en désuétude, la langue Esperanto pour les rapports, communications et discussions dans les congrès médicaux internationaux.

« Quand cette langue si simple, si harmonieuse et si facile à comprendre, — pour laquelle le D'Zamenhof a droit dès maintenant à la reconnaissance des intellectuels du monde entier, — quand cette langue sera devenue obligatoire pour les congrès, les congressistes de tous pays n'entendront et n'auront plus à comprendre qu'un seul idiome, de sorte que chacun d'eux n'aura besoin d'en apprendre qu'un seul, en dehors de sa langue maternelle, au lieu de trois ou quatre.... » (1)

Voici le texte de la proposition du Professeur Demosthen, au XIV‘ Congrès d'Hygiène et de Démographie, tenu à Berlin, du 23 au 29 septembre -1907 :

« L'expérience ayant prouvé la difficulté qu'éprouve la discussion des communications faites dans les différentes sections des congrès, par suite de l'impossibilité où se trouvent les membres de prendre part à la discussion des communications faites dans üne langue qu'ils ne possèdent pas,

« D'un autre côté, étant donné que la compréhension des communications par tous les membres rendrait les discussions plus fructueuses et facilité-

(4) D'après la traduction de l'original roumain en Esperanto dans Rumana Esperantisto, avril 1908.

Dr

rait les conclusions et les résolutions que comportent ces discussions,

« Je prends la liberté de faire la proposition suivante :

« Que, dans un avenir plus ou moins prochain, on adopte pour la discussion dans les sections du Congrès la nouvelle langue universelle Esperanto, afin que tout le monde puisse comprendre et s’entendre sur le terrain de la science. — Comme la science est partout une et seule, je crois que de même la langue scientifique doit être unique, et je suis convaincu que la réalisation de ce desideratum marquerait un réel progrès scientifique. »

Cette proposition ne put être discutée au congrès, parce qu'elle avait été irrégulièrement présentée, les propositions discutées et adoptées au préalable dans les sections pouvant seules, d’après l’article [* du règlement, être présentées à la commission permanente et ensuite au congrès. (!)

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