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Des vœux analogues ont été souvent exprimés au cours de ces dernières années dans les congrès internationaux, où le besoin d’une langue auxiliaire internationale se fait de plus en plus vivement sentir. |
Déjà en 1898, la Filiale d'Odessa de la Société
(1) Comptes rendus du XIV® Congrès International d'Hygiène et de Démographie (Berlin, 23-29 Septembre 1907), 1° volume, p. 275. (Communiqué par le D' Szczepan Mikolajski, de Lwéw (Pologne autrichienne).
« Espero >» de St-Pétersbourg adressait au D' Lannelongue, président du congrès médical international de Paris (1900), une demande, dont nous avons cité quelques passages, tendant à ce que l’Esperanto soit admis au Congrès au même titre que les autres langues officielles.
L'important Congrès des Employés, tenu à Londres en 1903, ressentant comme les congrès scientifiques, les difficultés sans nombre causées par la diversité des langues, a émis le vœu suivant, d'autant plus significatif qu'il s'appuie sur l’impossibilité pratique d'apprendre plusieurs langues étrangères où sont beaucoup de gens pouvant avoir intérêt à prendre part à des congrès internationaux :
« Considérant que la connaïssance des langues étrangères est devenue indispensable aux employés: que cette connaissance exige une étude difficile qui les empêche de se les assimiler ; que les relations internationales tendent à s'étendre de plus en plus: et qu'il y aurait un immense avantage à adopter une langue auxiliaire commune, qui supprimerait la grande perte de temps et la fatigue qu'occasionnent les traductions dans les réunions internationales,
CEPCongres émet.le veu:
« Que l'Esperanto soit adopté comme langue officielle dans tous les congrès internationaux futurs; que les diverses fédérations participant au Congrès de Londres agissent aussi énergiquement que possible pour que leurs gouvernements respectifs inscrivent l’Esperanto parmi les langues à enseigner dans les établissements d'instruction du premier et
du deuxième degré ; que les sections fédérées soient engagées à fonder, partout où il n'en existe pas encore, des groupes espérantistes chargés de propager l’idée de l'Esperanto parmi les adultes. »
Citons encore le vœu des Pharmaciens, au ITI° Congrès Universel d'Esperanto (Cambridge 1907):
« En raison des relations faciles que procure la langue Esperanto, il est à souhaiter que, pour le prochain Congrès International de Pharmacie, cette langue soit admise au même titre que Îles langues nationales. Il est à souhaiter également que chaque Etat envoie à ce futur congrès des délégués officiels (comme vient de le faire le gouvernement belge à propos du Congrès d'Esperanto de Cambridge), et que l’un au moins de -ces délégués officiels soit désigné dans chaque Etat parmi les pharmaciens connaissant l'Esperanto. »
De nombreux congrès ont exprimé récemment des vœux analogues. Voici la liste de ceux qui, à notre connaissance, ont recommandé ou admis l'emploi de l'Esperanto :
Congrès de la Ligue Française de l'Enseignement (Lyon, 25-28 Septembre 1902).
Congrès d'Automobilisme (Paris, Juin 1903).
Premier Congrès international des Peintres en Bâtiment et Enseignes (Grenoble, Septembre 1904). Premier Congrès international de Physiothérapie (Liège, 11-15 Août 1905).
Troisième Congrès international de la Libre Pensée (Paris, 4-7 Septembre 1905).
Premier Congrès international de. l’Expansion Economique Mondiale (Mons, 24-28 Septembre 1905).
Congrès des /nstituteurs (Liège, 1905).
Congrès Socialiste (Chälon-sur-Saône, 1905).
Congrès des Ouvriers Peintres (Saint-Quentin, 1905).
Premier Congrès international des Employés (Londres,
Avril 1906).
Premier Congrès national des Sociétés Espagnoles de Jeunes Gens Socialistes (Bilbao, Avril 1906).
Congrès des Travailleurs de la Céramique (Juillet 1906).
Congrès international de l’Union des Sociétés d'Activité Chrétienne (Genève, Août 1906).
Congrès de la Fédération Dentaire Internationale (Genève, Août 1906).
Quatrième Congrès français de la Paix [Lyon, 15-18 Août 1906).
Congrès des Chapeliers (Septembre 1906).
Congrès d'Amiens (Octobre 1906).
Congrès international des Arfistes Musiciens (Milan, 1906).
Congrès international des ÆEfudiants (Bordeaux, 1907).
Seizième Congrès Universel de la Paix (Munich, 9-14 Septembre 1907).
Douzième Congrès international pour le Repos du Dimanche (Munich, 26-30 Septembre 1907).
Congrès des Diamantaires (Amsterdam).
Congrès international Antialcoolique (Stockholm, Septembre 1907).
Congrès des Soctètés Wurlembergeoises de la Paix (Esslingen, Octobre 1907).
Congrès de l’Union Cycliste Espagnole (1908).
Congrès des Associations de Commerçants el Industriels de France (Le Puy, 1908).
Parmi ces différents congrès, celui d'Activité Chrétienne à consacré toute une séance à des rapports sur l’Esperanto ef en Esperanto; celui des Artistes Musiciens a adopté l’Esperanto comme langue officielle des communications écrites ; celui des Associations de Commerçants et Industriels de France a voté un ordre du jour tendant à ce que l’'Esperanto soit compris dans les programmes de l'Enseignement officiel; celui enfin de Physiothérapie, qui nous intéresse plus particulièrement et qui avait admis l'Esperanto comme langue officielle, a entendu une communication du D’ Krikortz, de Stockholm, faite dans cet idiome, le suédois: n'étant pas plus admis à ce congrès international qu’il ne l'est en général à la plupart des autres.
Le D’ Krikortz nous écrit à ce sujet
« Je n'ai pas rencontré de difficulté pour rédiger et présenter ma communication en Esperanto, car l'Esperanto était officiellement admis avec les autres langues. L'article 8 du règlement était ainsi conçu : «Les langues admises au Congrès sont le français, le flamand, l’allemand, l’anglais et l’'Esperanto. Autant que possible il sera fait, par les soins des secrétaires, un résumé en langue française des discours prononcés dans une autre langue ».
« La langue italienne fut aussi ensuite admise, comme l'indique le Moniteur du I Congrès International de Physiothérapie (28-6-1905) «A la demande du Comité Italien, et vu la participation active de l'Italie au Congrès, la langue italienne sera comprise dans les langues admises par le règlement »,
« Je crois aussi que l'espagnol a été de même ultérieurement admis, Je n'en ai pas un souvenir très net, mais il me semble bien avoir entendu aussi de l'espagnol au milieu de la confusion babélique.
« J'arrivais du Congrès Espérantiste de Boulogne-sur-Mer, où tous les congressistes s'étaient facilement compris, et le contraste était pour moi d'autant plus vif de prendre part à des réunions où la majorité des membres ne pouvaient se comprendre que partiellement et difficilement. Il faut supposer que le plus grand nombre des congressistes devaient au moins comprendre un peu le français, mais le petit résumé des communications fait en français était absolument insuffisant.
« Après la lecture de ma communication dans une des sections du congrès, il fut demandé à mes auditeurs s'il était nécessaire d'en faire le résumé en français. La réponse fut négative, et j'ai donc lieu de croire que j'avais été compris ». ()
Cette dernière phrase du D' Krikortz étonnera peut-être, si l’on songe qu'aucun de ses auditeurs sans doute ne savait l’Esperanto.
Elle n'a cependant rien qui doive étonner.
La constitution de l'Esperanto est en effet telle, que tout européen d'instruction moyenne peut comprendre à première vue et sans étude préalable le sens général d’un texte rédigé dans cette langue, — propriété extraordinaire en apparence, qui tient à la façon dont a été fait le choix des radicaux : par une sorte de «suffrage univer-”
() Traduit de l'original en Esperanto.
sel» entre les racines des diverses langues européennes selon leur degré d'internationalité.
L'Esperanto n'étant pas une création arbitraire, mais une synthèse des différents idiomes européens, chaque peuple y reconnaît immédiatement un très grand nombre de mots, ce qui, avec l'extrême simplicité de sa grammaire (16 règles ne comportant pas d’exceptions), en rend l'acquisition des plus faciles.
« Il est si facile à apprendre, dit Tolstoï dans une lettre publique, qu'ayant reçu, il y a six ans, une grammaire, un dictionnaire et des articles en cet idiome, j'ai pu arriver au bout de deux petites heures, sinon à écrire, du moins à lire couramment la langue.» Et le grand écrivain conclut : « Les sacrifices que fera tout homme de notre monde européen, en consacrant quelque temps à son étude, son tellement petits, et les résultats qui peuvent en découler tellement immenses, qu'on ne peut pas se refuser à faire cet essai ». ;
Pour que l’on puisse juger de cette facilité en même temps que de l’aisance avec laquelle l'Esperanto permet de traiter les sujets techniques médicaux, nous donnons ici le texte même du rapport présenté par le D’ Krikortz au Premier Congrès International de Physiothérapie, premier document sans doute de cette espèce.
On se rendra compte, en comparant l'original à Sa traduction française, qu'il n'y a rien de trés étonnant à ce que les auditeurs aient pu en comprendre le sens général aussi bien, et peut-être mieux, qu'à l'aide d’un petit résumé en français.
Que l'on veuille bien. excuser l'inélégance
inévitable de certains passages de la traduction, dans laquelle nous nous sommes efforcé de suivre, du plus près possible, le texte esperanto et où :ïl nous est arrivé plus d'une fois, malgré la richesse de notre langue, de ne pas trouver d'expression satisfaisante et rendant exactement le sens de l'original.
Nous ferons enfin remarquer que l'Esperanto possède sa prononciation propre, différente en certains points de celle du français, et qu'en le prononçant à la française, on lui donnerait, comme à toute langue incorrectement prononcée, un son plus ou moins désagréable, au lieu de la douceur et de l'harmonie qu'il possède et qui le font ressembler à l'italien et à l'espagnol (!).
HIMNPes lettres conservent toujours leememe son n'est jamais muet et se prononce é; # se prononce ou; à se prononce ou bref, comme dans Raoul; j se prononce comme + dans yeux ou-/ mouillé dans caillé, (et non comme le français); c se prononce comme /s dans {sar; g est toujours dur comme dans gant; h est toujours aspiré ; s est toujours sifflant comme dans sur; 1» et n ne se confondent jamais en un son nasal avec la lettre qui les précède : an se prononce ann (et non an), em se prononce emm’ (et non an comme dans emblême), etc; € se prononce {ch comme dans fchèque ; ÿ comme dj dans adjudant; j comme le 7 français dans jour; $ comme ch dans chal; h, qui ne se rencontre que très rarement, se prononce comme le c} allemand ou le ÿ espagnol. Toutes les autres lettres se prononcent comme en français. Enfin, remarque trés importante, l'accent tonique est toujours sur l’avant-dernière syllabe.
Pri la kuracado per vario.
Inter la fizikaj kuraciloj la altigita temperaturo ludas gra-
van rolon kaj émas ampleksi
pli kaj pli multajn regionojn en la medicino.
Ci-okaze mi volas iom paroli pri gia bakterimortiga ebleco en kelkaj malsanoj, antaüe malfacile sanigitaj per kemia] ilo].
Unü el tiuj malsanoj estas la Sankro, ulcus venereum simplex. La unuaj provoj per varmo sanigi la Sankron estis faritaj
jam en la 1880-a jardeko kaj.
eé pli frue de Benoit, Hebra, Simmons, Aubert, Lormand, Arnazon kaj Vigneron kaj alia), sed vere praktika metodo unue estis elpensita de P-ro Edvard Welander, Cefkuracisto 6e la malsanulejo St-Goran en Stockholm, al kiu Suldas kuracilon multfoje pli efikan ol éiuj aliaj. (La metodo de Audry eble egalas en certa)j cirkonstancoj. Dum siaj unuaj provoj li nenion sciis pri siaj antaüuloj, kaj lia metodo tiel estas tute originala).
pi nun
Li estis alkondukita al gi dum sia penado en la jaro 1802
Sur la médication par la chaleur.
Entreles agents physiques, la température élevée joue.un rôle important et tend à embrasser des régions de plus en plus nombreuses dans la médecine.
Je veux parler un peu ici de son pouvoir bactéricide dans quelques maladies difficilement guéries auparavant par des agents chimiques.
: Une de ces maladies est le chancre, ulcus venereum simplex. Les prémières tentatives pour guérir le chancre par la
chaleur avaient été faites déjà
en 1880-1890 et même plus tôt par Benoit, Hebra, Simmons, Aubert, Lormand, Arnazon et Vigneron et d’autres, mais une méthode vraiment pratique a été imaginée pour la première fois par le Professeur Edvard Welander, médecin en chef de l'hopital St-Goran à Stockholm à qui nous devons maintenant un traitement beaucoup plus efficace que tous les autres.
(La méthode d’Audry l’égale peut-être en certaines circonstances. Pendant ses premiers essais il ne savait rien de ses prédécesseurs, et sa méthode est ‘ainsi tout-à-fait personnelle).
Il y avait été conduit en s'efforçant en l'année 1892 de
sanigi virusan bubonon, kiu spitis dumonatan kuracadon.
Li tiam memoris kelkajn eksperimentojn faritajn de W. Bæœcx en la jaro 1872, kiu pruvis la mortigan influon de varmo je la Sankra viruso (aù je la sifilisa Ja Bæcx, kiu ja estis dualisto). Welander ankaü vidis kelkajn okazojn de Sankro, kiuj propramove sanigis dum sufiée alta febro intervenanta.
Apogante je bakteriologia) eksperimentoj kaj praktika) spertoj, WELANDER ellaboris sian metodon, kiun li jam havis okazon priparoli dum la dua internacia kongreso dermatologia en Wien 1892 (Verhandlungen).
Li uzas kiel varmigilon akvon tiom varmigitan, ke gi donas al la ulcero temperaturon de 4: gradoj Celsiaj. La akvon li trafluigas tra plumbaj flekseblaj tuboj de malgranda diametro, kiuj povas formigi laü Giuj eblaj suprajoj kaj angulo) (tuboj de Leiter).
Post purigo- de l’ulcero, se bezone per skrapilo (laü PETER- SEN) kaj per fortondo de la randoj subfositaj, oni metas sur l'ulceron malgrandajn pecojn da kotono trempitajn en varman akvon kaj ilin premas precize
guérir un bubon virulent qui persistait en dépit d'un traitement de deux mois. Il se rappela alors quelques expériences faites en 1872 par W. Bæck, qui prouva l'influence destructrice de la chaleur sur le virus chancreux (ou syphilitique suivant Bœck, qui d’ailleurs était dualiste). Welander aussi observa quelques cas de chancre qui guérirent d'eux-mêmes pendant une assez forté intercurrente.
S'appuyant sur des expériences bactériologiques et sur des essais pratiques, Welander élabora sa méthode dont il eut déjà l’occasion de parler lors du deuxième congrès international de dermatologie à Vienne 1892 (Verhandlungen).
Il emploie comme agent thermique de l’eau suffisamment chauffée pour donner à l'ulcé-
fèvre
ration une température de 41
degrés Celsius. Il fait passer l'eau à travers des tuyaux de plomb flexibles de petit diamètre, qui peuvent prendre la forme de toutes les surfaces et angles possibles (tubes de Leiter).
Après nettoyage de l’ulcération, au besoin à la curette (d'après Petersen) et par. l’excision des bords décollés, on°y met de petits morceaux de coton trempés dans de l'eau chaude et on les applique
al éiuj partetoj de gi. Poste oni Cirkauas ekz. la tutan membron per kelkaj tavoloj da trempita kotono, vindas la tubeton éirkaü gi, Cirkaüumetas ankoraü tavolon da malseka kotono kaj kovras laste la tuton per gutaperka $tofo. Tia bandago estas $angata trifoje en la tago por doni al la paciento okazon urini, ktp.
La akvo estas varmigata en aparato elpensita de D-ro BERLIEN Kaj de li nomita hidrotermostato. La aparato konsistas elkKupraakvujo kun konduko) por akKvo kaj gaso kaj kun aütomataj reguligiloj por ambaü. La alveno de la gaso al bruliloj de Bunsen laügas en hidrargaj termometroj reguligaj kaj l’alfluo de l’akvo per naga klapo (1).
Per la reguliga termometro donante al la akvo en l’akvujo la temperaturon de 502 C. oni atingas apud la ulcero 4r° C., kaj tiu estas konstanta dum tempo kiu ajn. Per unu aparato
(1) Tiu êi aparato estas fabrikata de la instruméentisto Alb. Stille en Stockholm. La kosto estas por granda aparato kun du reguligiloj -244 frankoj : por malgranda aparato kun unu reguligilo 173,50 frankoij.
exactement sur toutes les parties. Ensuite on entoure par ex. le membre tout entier de quelques couches de coton trempé, on enroule le tube autour de lui, on l'entoure encore d’une couche de coton humide et on couvre enfin le tout d'une étoffe en guttapercha. Ce pansement est changé trois fois par jour, pour donner au patient l’occasion d’uriner, etc.
L'eau est chauffée dans un appareil inventé par le D' Berlien et nommé par lui hydro-
thermostat. L'appareil consiste
en un réservoir de cuivre avec des conduits pour l’eau et le gaz et des régulateurs automatiques pour l'un et l’autre.
L'arrivée du gaz aux brüleurs de Bunsen dépend de thermomètres régulateurs à mercure et l’arrivée de l’eau est réglée par un robinet à flotteur (1).
Au moyen du thermomètre régulateur, en donnant à l’eau dans le réservoir la température de 50° C., on atteint auprès de l’ulcération 41° C., et cette température reste con-
(x) Cet appareil est construit par le fabricant d'instruments Alb. Stille Stockolm. Le prix est, pour un grand appareil régulateurs, 244 francs ; pour un petit, avec un seul régulateur, 173,50 frs.
avec deux
oni povas kuraci samtempe du malsanulojn.
Post mallonga tiela kuracado la ulcero prezentas tute alian eksterajon. Jam post dek horoj la flava fundo malaperis, post unu tago Gi $ajnas pura kaj komencas pleniÿi, la infiltracioj êirkaüantaj malaperis kaj la sekrecio preskaü tute cesis. Post du tagoj la virusa ulcero estas kun maloftaj esceptoj tute purigita kaj Sangigis en ulceron plenigantan per malgrandaj sangemaj granulacioj.
Gi komencas jam sanigi. Se la ulcero tamen estis granda kun multaj subfositaj randajoj, ekz.
en granda virusa bubono, povus okazi ke ia parteto ankoraü sin montras suspekta. Tiaokaze oni estu prudenta daürigi la Kkuracadon ankoraü dum unu tria tago, por ne devigi re- komenci poste. Daürigo ankaü, se al tio oni havas tempon, akcelas la saniÿgon de pura ulcero. Post éeso de la varmokuracado oni daürigas per ia pulvoro, ekz. dermatolo.
stante pendant quelque temps que ce soit. À l’aide d'un seul appareil on peut traiter deux malades.
Après un emploi peu prolongé d'une telle médication, l’ulcération présente un tout autre aspect. Déjà après dix heures le fond jaune a disparu; après un jour il paraît propre et commence à 8se- combler ; les infiltrations voisines ont disparu et la sécrétion a presque entièrement cessé. Après deux jours l’ulcération virulente est, sauf de rares exceptions, tout-a-fait nettovée, et s’est changée en une ulcération en train de se remplir de petites granulations qui saignent facilement. Elle commence déjà à guérir. Si pourtant l'ulcération était considérable avec de nombreuses anfractuosités décol:
lées, p. ex. dans un grand bubon virulent, il pourrait arriver que quelque petite partie se montre encore suspecte. Dans ce cas qu'on ait la prudence de continuer encore le traitement pendant un troisième jour, pour nêtre pas obligé de recommencer plus tard. Cette continuation, si on en a le temps, accélère aussi la gué-
rison de l’ulcère nettoyé. Après
cessation du
traitement par la chaleur, on continue par l'emploi de quelque poudre,
p. ex. le dermatol.
La paciento povas forlasi la malsanulejon kaj sin kuraci hejme.
Sed por tiel bona rezultato necese estas, ke la varmo efektive atingu la ulceron, Tio ne okazas tra la haüto, kiu
malbone kondukas la varmon.
tia kaùzo antade randojn
estas diris,
subfositajn.
oni kuraci ulcerojn kaâitajn sub la prepucio en la okazoj &@e fimozo. Tiam oniestas devigata uzi alian metodon nome per varma]j lavado).
Maldika katetro, kiu kondukas la akvon el supre pendigita vazo estas enéovita en la spacon prepucian., Tra tiu oni trafluigas la vazo
Pro necese,
kiel fortondu
mi ke oni
Same ne povas
akvon havantan temperaturon de Cirkaù 45° C.
La paciento dum la lavado Kkunpremi la wmeatus præputii, por ke &ëiuj partoj estu atingitaj de la akvo. :Se plu li havas ragadajn Sankrojn, D ankaù devas trempi la memen varman akvon. La lavado devas farièi per almenaü unu litro Giuhore. Post kelkaj tago], la prepucio povas retirigt. La ulceroj tiam komencas purigi aùû estas eê jam sanig-
en
devas
bron
Le patient peut quitter Phôpital et se traiter chez lui.
Mais pour un si bon résulrate nécessaire que la chaleur atteigne effectivement l'ulcération. Cela n'a pas lieu à travers la peau qui conduit mal la chaieur. C'est pour cette cause qu'il est nécessaire, comme je l'ai dit antérieurement, d'exciser bords décollés.
De même on ne peut traiter
est
les
des ulcérations cachées sous le prépuce dans les cas de
phimosis. On est alors obligé
. d'employer une autre méthode,
itai. Kelkafoje oni devas daürigi
per la tubetoj kiel supre priskribite.
celle des lavages chauds. Un mince cathéter, qui conduit l'eau d'un vase suspendu est glissé dans l'espace préputial.
On y fait couler de l’eau ayant dans le vase une température d'environ"45° CLewpatient doit pendant le lavage comprimer le mealus præputii, pour que toutes les parties soient atteintes par l'eau. S'il a de plus des ragades, il doit tremper tout le membre dans l’eau chaude, Le’ lavage doit employer au moins un litre par heure. Après quelques jours le prépuce peut se retirer.
Les ulcérations commencent alors se nettoyer, ou sont même déjà guéries. Quelquefois doit continuer à l’aide des petits tubes, comme il a été ci-dessus décrit,
Oo
La metodo egale povas uzigi por multenombraj, diverslokaj, diversformaj, fagedenaj aû gangrena)j $ankroj nur je unu kondico, ke la varmo povu - atingi Ciujn partetojn, éiujn angulojn deili; kaj tiun kondi- Con ne estas malfacile plenumi, se bezone per operacietoj. EC mi vidis kuracigi kun la plej bona rezultato Sankrojn la malsupra parto de la rektintesto, Nur la $ankroj en la uretro povas jafoje starigi malhelpojn nevenkeblajn. Oni tiam devigas krome uzi bacilojn jodoformajn.
en
La profito por la paciento de tia rapida kaj certa metodo detrui la virusecon de la $ankro estas evidenta. La restado en la malsanulejo estas kun varmometodo por Sankroj sen komplikajoj nur la kvarono de la tempo, kiun postulas aliaj metodoj.
Alia profito, eble la plej granda, estas la cirkonstanco, ke per la varmometodo la paciento preskaü certe evitos bubonon, se tian line havis en la komenco de la kuracado.
La apero de bubono ja dependas de la viruseco de la ulcero kaj post la detruiÿgo de la viruso, per la varmo pli rapide ol per ia alia kuracilo okazinta,
La méthode peut également être mise en usage pour des chancres multiples, disséminés, polymorphes, phagédéniques ou gangréneux, une seule condition, c'est que la chaleur puisse atteindre toutes leurs parties, tous leurs recoins, et cette condition n'est pas difficile à remplir, au besoin par de petites opérations. J'ai méme vu guérir, avec le meilleur résultat, des chancres de la partie inférieure du rectum.
Seuls les chancres de l’urèthre peuvent parfois opposer des difficultés invincibles. On doit alors en outre employer des crayons d’iodoforme.
Le profit pour le patient de cette façon rapide et certaine de détruire la virulence du chancre est évident. Le séjour à l’hôpital estavec le traitement par la chaleur, pour des chancres sans complications, seulement le quart du temps qu'exigent d’autres méthodes.
Un autre profit, peut-être le plus grand, est cette circonstance, que par la chaleur le patient évitera presque certainement le bubon, s’il n’en avait pas au début du traitement.
L'apparition du bubon dépend effet de la virulence de l'ulcération, et après la destruction du virus, effectuée plus rapidement par la chaleur que
en
nenia bubono povas disvolvigi.
Sed la bubono estas ja la plej timinda sekvo de la $ankro.
Vera kontraüindiko kontraü la metodo ne ekzistas. Gi kaüzas nur iafoje unu malagrablajon, eviteblan per zorgemo dum la uzado de la metodo, nome brulajn vezikojn sen signifo. Kompreneble, la uzo de la metodo estas limigita al la malsanulejo.
Mi jam diris, ke ankaüù aliaj esploristoj provis per varmo kuraci la $ankron. Precipe ili proponis, kiel AUBERT LormMAnD», daürajn varmegajn banojn. La rezultatoj tamen estis nesufiéaj kaj ankaü ne senriskaj. Dum tia bano ekz. estus necese meti malvarmajn kompresojn sur la kapon, doni korfortigilojn Ktp. pro timota sinkopo.
Nur per unu alia metodo, tiu de Aupry, publikigita en la jaro 1896-a, oni povas atingi bonajn eê bonegajn rezultatojn.
Laù tiu êi metodo oni varmigas la antaüe skrapile purigitan ulceron per termokaüterizilo.
La platina finajo, hejtigita gis ru$eco, estas tenata dum dekkvin sekundoj êirkaüe 4 mm.
super la ulcero. Oni devas eviti
kaj
par tout autre agent, aucun bubon ne peut se développer.
Or le bubon est certainement la suite la plus redoutable du chancre.
De véritable contre-indication a latimethode, iléenien existe pas. Elle ne cause que parfois un désagrément évitable avec du soin pendant l'emploi du traitement, des phlyctènes de brûlures insignifiantes. On le comprend, l'emploi de cette méthode est limité à l'hôpital.
J'ai déja dit que d’autres expérimentateurs avaient essayé de traiter le chancre par la chaleur. Ils ont surtout proposé, comme Aubert et Lormand, des bains très chauds prolongés. Mais les résultats ont été insuffisants, et même non sans risques. Pendant un un tel bain p. ex. il serait nécessaire de mettre des compresses froides sur la tête, de donner des cordiaux, etc., de crainte d'une syncope.
C’est seulement par une autre méthode, celle d’Audry, publiée en l’année 1896, qu’on peut atteindre de bons et même d'excellents résultats. D'après cette méthode, on chauffe avec un thermocautère l’ulcération préalablement nettoyée à la curette. L’extrémité en platine, chauffée au rouge, est tenue pendant quinze secondes envi-
krustigon, kiu nur malhelpus la atingeblecon de la varmo al la subaj partoj. Pli bone laü bezono ripeti la operacieton.
Tiu êi metodo estas efektive Kaj rapide mortiga al la bacilo de Ducrey. La meza kuraca tempo per la nura radiigo sen samtempa uzo de ia pulvoro estas laù MozLer kaj MÜLLERN- ASPEGREN (Therapeutische Studien über ulcus molle en Festschrift gewidmet Moritz Kaposi 1900) 2-8 tagoj. Sed la metodo estas iom limigita. Por granda]; $iritaj ulceroj gi estas tre klopoda eê malprospera, kaj precipe por la ulceroj bubonaj la metodo de WELANDER multe superas.
Sed ankaù al aliaj kuracaj celoj oni povas uzi la metodon de WELANDER. Diversaj bakterioj, kiuj incitas ulcerojn estas detrue influataj per la varmo.
Tiel oni povas ekzemple kuraci syphilides érosives, paplojn mukmembranajn ege sekreciantajn (kiuj fariÿas puraj dum paro da tagoj), ulcerojn gumajn Ktp.
Ankaù wlcus chronicum anti-
ron à 4 mm. au dessus de l'ulcération. On doit éviter la formation d’une croûte qui ne ferait que gêner l'accès de la chaleur dans les parties sousjacentes. Il vaut mieux, au besoin, répéter la petite opération. Cette méthode est effectivement et rapidement mortelle au bacille de Ducrey. Le temps moyen du traitement, rien que par la chaleur rayonnante, sans usagé simultané d'aucune espèce de poudre, est suivant Moller et Müllern-Aspegren (Therapeutische Studien über ulcus molle dans Festschrift gewidmet Moritz Kaposi 1900) de 2 à 8 jours. Mais la méthode est un peu limitée. Pour de grandes ulcérations déchiquetées, elle est très difficile, impuissante même, et surtout pour les ulcérations buboniques la méthode de Welander est de beaucoup supérieure.
Mais on peut encore employer la méthode de Welander pour d’autres buts thérapeutiques. Diverses bactéries qui déterminent des ulcérations, sont ftatalement influencées par la chaleur. C'est ainsi qu'on peut par exemple traiter les syphilides érosives, les plaques muqueuses à sécrétion excessive (qui deviennent propres en une couple de jours), les ulcérations gommeuses, etc. De même
cruris povas tute purigi eê post - unu tago.
Muilte pli signifa tamen estas la kuracado de herpes tonsurans, malsano oftè tre
malfacile sanigebla per alia] iloj. WELANDER priskribis siajn esplorojn pri tio en artikolo :
Einige Versuche, Herpes Tonsurans capillitii (trichophytie) mit Warme zu behandeln (Fesischrift gewidmet Moritz; Kaposi, 1900) kaj poste havis kelkajn okazojn Kkonstati la prosperan efikon de la metodo.
La okazoj ne estis multaj, Car en Svedujo tiu malsano estas sufiée malofta, sed ïili estis pruvecaj kaj tute konformaj al la teoriaj eksperimento;.
La kulturajaj provoj farigis per unu, kaj tutan tempon la sama, speco de {richophyton megalosporon. La trichophyton microsporon ne trovigis en iu el la okazoj. Sed laûü sciigo) ekz. de Bazzer (Semaine médicale, la 20/12 1899) oni povas supozi, ke ankaü la specoj de tiu êi influigas per la varmo.
BALZER priparolas okazon de trichophyton microsporon Audouini, sanigitan dum intervenanta febro tifojda. Certe estas, ke la trichophyton microsporon ne toleras tempera-
l'ulcus chronicum anticruris peut se déterger entièrement même en une seule journée.
Beaucoup plus significatif encore est le traitement de l'herpes tonsurans, affection souvent très difficilement guérissable par d’autres moyens.
Welander a décrit ses recherches sur ce point dans un article :
Einige Versuche, Herpes Tonsurans capillitii (trichophytie) mit Warme zu behandeln (Festschrift gewidmet Moritz Kaposi 1900) et eut ensuite quelques occasions de constater l’heureuse efficacité de la méthode.
Les cas n’ont pas été nombreux, car en Suède cette affection est assez rare, mais ils ont été concluants et tout-à-fait conformes aux expérimentations théoriques.
Les essais de culture ont été faits sur une espèce, — et tout le temps sur la même, — de érichophyton megalosporon.
Le richophyton microsporon ne s’est trouvé dans aucun descas. Mais d'après les renseignements#de"Balzer pex.
(Semaine Médicale, le 20/12 1899) on peut supposer que ces espèces sont aussi influencées par la chaleur. Balzer parle d’un cas de frichophyton microsporon Audouini guéri pendant une fièvre typhoïde intercurrente. Il est certain
turon de 459 C. Forta kulturajo, metita en termostaton je 45° C.
ne donas novajn koloniojn post 24 horoj. Ankaü temperaturo) malpli altaj, gis 41° C., malhelpas la kreskadon de la fungo, sed nur dum pli ionga tempo, gis 8 tagoj.
En la sama maniero sin montras, ke la kuracado per varmo nur je 41° C. donas nesufiéajn rezultatojn, sed aitigita ÿis 45° C., la varmo estas ege efika. |
Post razigo de la haroj oni metas sur la kapon kotonajn kompresojn trempitajn en akvon {aù pli bone en solvajon 5 °/,-an de kalciumbisulfito), poste la tubetojn kun la bandagÿo. La kuracado daürigas tri tagojn, kio plej ofte sufiéas. Sed pli prudente estas refari tiun kuracadon unu aù du fojojn plu post tago de ripozo. Oni tiam vane provos igi kulturajon el haroj eltiritaj. Mikroskope oni do devas trovi la fungon en la haro, sed ÿ1 estas mortigita.
Mi jus diris, ke pli bone estas uzi bisulfitan solvajon ol puran akvon. Eksperimentoj montras, ke tiu ankaü detruas la fungon,
que le trichophyton microsporon ne supporte pas une température de 45° C. Une forte culture mise dans une étuve à 15° ne donne pas de nouvelles colonies après 24 heures. De moins hautes températures; — jusqu'à 41° C. — empêchent aussi le développement du champignon, mais seulement après un plus long temps, jusqu'à 8 jours,
De la même manière se démontre que le traitement par la chaleur seulement à 41° C. donne des résultats insuffsants, mais élevée jusqu’à 45° C. la chaleur est extrêmement efficace.
Après rasement des cheveux on met sur la tête des compresses de coton trempées dans de l’eau (ou mieux dans une solution à 5°}, de bisulfite de.
calcium), ensuite les petits tubes avec le bandage. Le traitement est continué trois jours, ce qui suffit le plus souvent. Mais il est plus sage de refaire ce traitement une ou deux fois encore après un jour de repos.
On tentera vainement alors d'obtenir des cultures avec les cheveux arrachés. Au microscope on doit trouver le champignon dans le cheveu, mais il est mort. Je viens de dire qu'il est mieux d'employer une solution de bisulfite que de
kaj ke la iloj helpas unu la alian.
Oni povus supozi, ke ankaü favus estas kuracebla per varmo.. ZINSSER priparolis en la jaro 1904-a kelkajn provojn koncerne tion. Estas do eble laü eksperimentoj faritaj en St-Goran per varmo plibonigi tiun malsanan staton, sed ne daüri gin sanigi. Au Achorion Schænleinii ne estas same influata per varmo kiel érichophyton tonsurans, aù tio dependas de la malsama kreskmaniero de la du fungoj.
Estus tro amplekse nun paroli pri iuj partoj de la medicino, kie la varmo estas uzebla por efika terapio. Aliparte mi preteriras la vastan regionon de la reùmatismo, nur rimarkinte, ke en la malsanulejo St-Goran la metodo de WELANDER tre prospere uzigis en Kkelkaj okazoj de artritoj gonoreaj. Pri tio oni krome havas sufiéan sperton el la uzo de la aparatoj de TALLERMAN, BIER K. a.
Finante mi nur volas tuêi la kuracadon de alia grava malsano, l’erizipelo. En la septembra numero, jaron 1904-an,
l'eau pure. Des expériences montrent qu'il détruit aussi le champignon et que les deux agents s’aident l’un l’autre.
On pourrait supposer que le favus aussi est guérissable par la chaleur. Zinsser a décrit en 1904 quelques essais concernant ce point. Il est donc possible d’après les expériences faites à St-Goran d'améliorer par la chaleur cette affection, mais non d'arriver à la guérir.
Ou bien l’Achorion Schæœnleinii n'est pas autant influencé par la chaleur que le érichophyton
. tonsurans, ou bien cela dépend
d'un mode de développement différent des deux champignons.
I1 serait excessif. de parler maintenant de toutés les parties de la médecine où la chaleur est utilisable pour une thérapeutique efficace. D'autre part, je passe sur le vaste terrain du rhumatisme, faisant seulement, remarquer qu'à l'hôpital de St-Goran la méthode de Welander a été employée trés heureusement dans quelques cas d’arthrite blennorrhagique. On a d’ailleurs là-dessus une expérience suffisante par l'usage des appareils de Tallerman, de Bier et d’autres.
En terminant, je ne veux qu'effleurer le traitement d’une autre grave affection, l’érysipèle. Dans le numéro de septem-
de Internacia Scienca Revuo, p&. 281-a, mi legis artikolon de D-ro VETJCLER : Nova kuraca metodo de l’erizipelo, kie li priskribas provon faritan en 63 okazoj kuraci per varmo radianta. La bonajn rezultatojn per lia metodo mi povis konfirmi en kelkaj okazoj, kie mi gin provis. Kaj mi estas certa, ke venonta sperto ne malkonfirmos la efikecon.
Laù mia opinio ni ankoraü nur estas en la komenco de la uzebleco de la varmo por terapiaj celoj kiel koncerne aliajn fizikajn kuracilojn generale.
bre, année 10904, de Znternacia Scienca Revuo, p. 281, j'ai lu unearticle du MADMEVertcler:
Nouvelle méthode de traitement de l'érysipèle, où il décrit des essais de traitement par la chaleur rayonnante, ayant porté sur 63 cas. Les bons résultats de sa méthode, j'ai pu les confirmer dans quelques occasions où je l'ai essayée. Et je suis certain que l'expérience à venir n'en démentira pas l’effcacité.
À mon avis, nous ne sommes qu'au début de l'emploi de la chaleur dans un but thérapeutique, comme en Ce qui concerne d’autres agents physiques en général.
D' S. E. KriKxorTz (Stockholm).
Le Congrès international de Physiothérapie,
auquel le D’ Krikortz présenta ce rapport, n’est pas le seul congrès médical où l'usage de l'Esperanto ait été autorisé. Au congrès de Lisbonne (1905) il était au nombre des langues officiellement admises, avec l'anglais, le français, l'allemand et l’italien. La circulaire du comité d'organisation de ce congrès faisait connaître que le secrétaire correspondait en Esperanto ('), et l'un de nos collègues
(:) D'après le D'I. Fels, de Lwôw (Galicie-Autriche), dans Voéo de Kuracistoj, avril 1908,
de Barcelone, M. Jascinto Bremon y Masgrau Metge, qui se propose de traiter dans sa thèse le même sujet que nous, nous informe que le D' Terricabres, de Vich, doit présenter une communication en Esperanto au XVI‘ Congrès médical international qui se tiendra à Budapest, en 1900.
En cette même année aura lieu à Odessa le XI° Congrès général russe de Pirogov, où la question de l’adoption de l'Esperanto dans les congrès médicaux internationaux doit être posée, conformément au vœu suivant de la Société médicale de l’Université de Kazan :
« Après avoir entendu, dans sa séance du 14 avril 1007, ie rapport du 1) G. Lubieniecki sur « La question d’une langue internationale en médecine » et étant d'avis, d'une part, avec le rapporteur, que l'adoption d'une langue unique pour les communications scientifiques dans les congrès internationaux, etc., serait d’une très grande utilité pour la médecine, car le manque d’une telle langue internationale constitue le plus grand obstacle aux communications scientifiques entre médecins de divers pays,
« Etant aussi d’avis, d'autre part, avec le rapporteur, que l’idée d’une langue internationale est dès maintenant réalisable par l'adoption dans ce but de la langue Esperanto,
« La Société médicale de Kazan exprime le
vœu que la Société des Médecins russes fondée en ” mémoire de Pirogov, prenne l'initiative de présenter cette question à l’examen des médecins russes
et étrangers, et qu'elle l’inscrive à l’ordre du jour du prochain congrès médical de Pirogov. » (!)
Le comité de la Société fondée en mémoire de Pirogov, d'accord avec la Société médicale de Kazan, a décidé, dans sa séance du 29 novembre 1907, de transmettre la demande de cette dernière au comité d'organisation du XI° congrès de Pirogov, pour être inscrite à l’ordre du jour de ce congrès, section des questions professionnelles, (?)
Le XVI Congrès de la paix (Munich 1907) ayant décidé que l’Esperanto serait admis au congrès suivant, la Société Pacifiste Japonaise a délégué à ce congrès le D’ Kroïta, professeur à l'Université Impériale de Tokio et secrétaire général de l'Association Espérantiste Japonaise. Nous avons eu récemment l'occasion de nous entretenir avec le D' Kroïta (nécessairement en Esperanto, car il ne parle pas le français et nous ignorons le japonais); il nous à fait part de son intention de présenter äAu XVII Congrès de la Paix (Londres 1908) une communication en Esperanto.
La Fédération dentaire internationale, sur la proposition du D’ Cunningham, de Cambridge, a émis le vœu que l'Esperanto soit admis comme
(1) La Société fondée en mémoire de Pirogov est la plus grande et la plus importante des sociétés médicales de Russie. Tous les deux ans ont lieu les « Congrès généraux russes de Pirogov » auxquels assistent de nombreux médecins venus de toutes les parties de l'empire. ù
(2) Journal de la Société médicale russe fandée en mémoire de Pirogov, 8 décembre 1907 (communiqué par le D' Kabanov, de Moscou, et d’après Voéo de Kuracistoj, avril 1908).
langue officielle au Congrès dentaire international qui se tiendra à Berlin en 1909.
Notons enfin que le Congrès Scientifique Panaméricain, qui doit se tenir à Santiago (Chili) du 25 décembre 1908 au 3 janvier 1909, a inscrit l’Esperanto à son ordre du jour, sur l'initiative de MM. Valentin Letellier, recteur de l’Université Chilienne, Edouard Poirier, délégué plénipotentiaire de Guatemala au Chili, Michel Cruchaga, ambassadeur du Chili près la République Argentine, et Edouard Fabres, professeur de Droit à l'Université Chilienne et président de la Société Espérantiste du Chili. Le D' Fraga, de Santiago, nous écrit qu'il doit présenter à ce congrès un rapport sur la nécessité d’une langue internationale pour la diffusion des sciences.
On le voit, c'est de tous les côtés et dans tous domaines que l’on commence à chercher dans l’Esperanto la solution des difficultés causées dans les congrès internationaux par la diversité des langues.
Mais si l’Esperanto a été jusqu'ici recommandé ou admis en principe par un assez grand nombre de congrès, et s'il a même été employé dans plusieurs pour des communications, on peut se demander s’il pourrait un jour devenir la langue ünique des congrès internationaux, aussi bien pour les discussions au sein même de ces congrès que pour les rapports et communications qui leur seraient présentés. Si l'Esperanto possède toutes les qualités qui lui permettent d’être employé dans des
communications écrites, est-il possible de le parler assez facilement pour s’en servir dans des discussions orales; est-il prononcé assez uniformément par les différents peuples pour permettre une intercompréhension immédiate ? | Jusqu'à ces dernières années, les expériences d'« Esperanto parlé» entre personnes de langues maternelles différentes n'avaient pas été très nombreuses, et l’on s’efforçait de démontrer par une argumentation théorique qu'il serait très facile à des étrangers de s'entendre au moyen de l’'Esperanto. Au sujet de l’uniformité de la prononciation, par exemple, on faisait remarquer que, cette langue possédant une écriture absolument phonétique, le son de chaque lettre étant toujours le même et nettement défini pour chaque peuple par rapport à des sons connus de sa propre langue, l'accent tonique étant toujours placé sur l’avant-dernière syllabe, on devait forcément prononcer partout l'Esperanto de la même manière. Et, de fait, quelques expériences isolées avaient permis de constater la justesse des arguments théoriques : des personnes de différentes nationalités, ayant appris l'Esperanto sans maître, dans des manuels, s'étant rencontrées, avaient pu immédiatement s'entretenir en cette langue, sans différence appréciable de prononciation (').
(!) I1 nous est arrivé à nous-mêmes, en 1905, à l’une des réunions du Groupe Espérantiste de Paris, qui ont lieu tous les Vendredis soir à la Sorbonne, de nous entretenir pendant plus d’un quart d’heure avec une espérantiste suédoise, sans nous douter que notre interlocutrice n’était pas française. Nous avons fait depuis lors bien souvent des expériences analogues,