GUILLAUME, BARNEVELDT
GUILLAUME
Que me veut Bameveldt
BARNEVELDT
Que vient-on de m’apprendre ?
Non, prince, un tel parti vous n’avez pu le prendre. Vous voulez vainement vous séparer de nous.
Restez : l’état- l’exige ; il a besoin de vous.
GUILLAUME
Se peut-il P
BARNEVELDT
Des secours que nous promit la France, La lenteur à Philippe a rendu l’espérance.
A pas précipités de Madrid accoum ,
Sur les bords de l’Escaut Farnèse a reparu
so
Et vous nous quitteriez quand nous coiu'ons aux armes! Nassau, désormais soiu-d aux communes alarmes,
Dans les bras de l’hymen et de l’oisiveté Oubliant et sa gloire et son activité ,
Sous le joug, où le Belge est rentré plus esclave.
Veut donc voir succomber la liberté batave !
GUII.LAVME.
Moi?
BAR.NKVKLDT.
De Bruge aux tyrans les niims se sont rouverts ; Garni a cédé; Bruxelle est prise; et sous Anvers,
Ori notre faible armée est presque prisonnière, L’implacable Espagnol a porté sa bannière.
. GOILLAUME.
S;unte-.\ldegonde est l.à ’’!
BARXEVEI. DT.
Mais peut-il sans secoiu^
Des succès de Fimièse interrompre le œurs?
Peut-il arrêter seid ce torrent , dont la nige Jusque dans nos marais veut s’ouvrir tin passage?
Des pt^rts de la Zélande aux rives de l’Amstel Nos bi“aves des états ont entendu l’appel :
Aux murs de Rolterilain leiu^ bataillons se rendent.
De Leyde et de Harlem les héros vous attendent Rendei-vous à leur vœu , qui vous est apporté ; Défendez votre ouvrage et «»otre lilierté ;
Et ne rx'fusez plus , à vous-inêine infidèle ,