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SCÈNE III

BREMBRO, PLÉBI, FELTON, DU GÜESCLIN, HONGAR, L’ABBÉ, suite.

HONGAR.

Sire Bertrand, je devine sans peine

2oa LA RANÇON DE DU GUESCLIN.

Pour quel noble motif vous me faites chercher :

C’est aux Anglais qu’il faut marcher ;

J’y cours : et ce n’est pas uniquement par haine.

J’espère avant peu faire voir Que la reconnaissance est aussi du courage ,

Et que je ferai bon usage De cette liberté que j’aime à vous devoir.

DU GUESCIilN.

Ami, c’est pour une autre affaire Que j’ai désiré te revoir.

Tantôt j’étais loin de prévoir Que l’or que je t’offrais m’était si nécessaire Qu’il me faudrait te l’emprunter ce soir.

Faisons bourse commune; et, dans cette occurrence. Comme chacun de nous se trouve embarrassé.

Convenons, mon ami, que c’est au plus pressé Qu’elle appartient de préférence.

Tu ne me réponds rien...

HONGAR.

Je n’ai pas pressenti...

DU GUESCLIN

Ces quinze mille écus...

HONGAR.

Je suis anéanti...

A suivre vos conseils que n’ai-je été moins preste. Maudit Juif! de partir il était si pressé.

Usurier très avide, entremetteur trop leste.

Des trois quarts de notre or il m’a débarrassé ;

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