ACTE III, SCÈNE IV
Voici l’instant d’en faire emploi,
Je me remets sous votre garde.
Sache/ vaincre aujourd’hui sans moi ,
Et songez que je vous regarde.
Mes compagnons , mes vieux amis ,
Que chacun aille au poste à sa valeur commis.
( A l’an de ses gens. ) (A Hongar. )
Toi, reste à cette porte... Et toi...
HONGAR.
Mon capitaine
Dü GtlESCI.IN.
T U veilleras , Hongar , à la porte du Maine.
HONGAR.
J’y mourrai.
DU GUESCLIN
Point du tout; je suis plus exigeant A meilleur intérêt je place mon argent :
Il faut y vaincre.
Et moi , que faut-il que je fasse
Partout, cher oncle, ici commandez à ma place. Voici l’épée...
l’abbé.
Oh non ! l’Église à ses agents Ne permet pas de se défendre Avec cette arme-là ; j’assomme bien les gens , Mais je ne dois pas les pourfendre ’®.
2o8 la rançon de du guesglin.
LA DAME DU GDESCLIN
Ils sont au pied de ces tourelles !
DU GUESCLIN
Amis , sur ces félons faites pleuvoir la poix ! Soulevez ces débris ! alerte ! et de leur poids Renversez , brisez ces échelles.
CLÉM ÎNCE.
Cet Anglais sur nos murs est prêt à parvenir.
DU GUESGLIN.
Qu’on est beau sur la brèche !
CLÉMENCE
Il faut en convenir,
Et d’une et d’autre part on ne peut mieux se battre.
DU GUESCLIN
Moi seid, comme une femme , à l’abri du danger... Au plan je vois qu’il est quelque chose à changer. Mais cette porte. Eh bien! voici de quoi l’abattre,
Ici plus d’un motif vous oblige à rester.
DU GUESCLIN
Je n’y puis plus tenir : pourquoi donc m’arrêter?
Bertrand, permettez-moi de vous représenter...
DU GUESCLIN
Je vais voir le combat, je ne vais pas combattre.
Sans arme , imprudemment , vous allez vous jeter Au milieu d’un péril extrême...