CHANSONS, VAUDEVILLES
ET COUPLETS
AVERTISSEMENT
La dernière partie de ce volume est composée de pièces de ton et de couleur un peu disparates ; quelques unes portent un caractère de mélancolie assez profond; d’autres respirent, au contraire, la gaieté la plus folle. Qu’en conclure.? Qu’elles ont été écrites d’inspiration dans des situations d’esprit fort différentes.
Ces pièces , pour la plupart , n’auraient pas trouvé place en ce livre si nous avions été aussi sévères que l’auteur. Il nous reprochera peut-être d’abuser de la liberté qu’il nous a donnée de puiser dans son portefeuille : il nous semble cependant que d’autres éditeurs nous justifient par leur exemple, et que le public ne leur a pas su mauvais gré d’associer aux ouvrages les plus gr.aves des saillies échappées à leur auteur dans ces moments d’épanchement que la liberté de la table et la confiance de l’amitié autorisent et justifient.
D’ailleurs les chansons, les vaudevilles, ne sont pas sans valeur dans la littérature française. Ce genre , auquel l’auteur de l’Art poétique n’a pas refusé une mention , peut trouver place, à ce qu’il nous semble, dans un recueil d’œuvres complètes; il a bien au moins, pour la poésie française , l’importance que la poésie italienne conserve encore au sonnet.
« Passez (la grave aa doax , du plaisant au sévère , »
a dit le législateur du Parnasse. C’est ce que notre auteur a
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cru pouvoir faire; et en cela il a aussi suivi l’avis qu’Horaadonnait à Virgile, et qu’il a lui-même si heureusement pratique toute sa vie.
(* Misce staltitiaiD consiliis brevem.
« Dulce est desipere ia loco. *»
Hor., od. Il, lib. rV.