‹ ŒuvresChapitre 39 sur 241 · ACTE III, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IV

GUILLÀC ME, aux état».

Signez la paix, je pars; refusez-la, je reste.

l’ambassadeur.

Eh bien!...

GUILLAUME

Qui TOUS retient? n’osez-vous achever?

Je sais d’où naît l’espoir qu’on vous voit conserver;

La raison même au fait ne saurait s’en défendre :

Par des ménagements que j’ai peine à comprendre,

Sur la toile à nos yeux le tyran retracé

Règne encore en ces lieux d’où nous l’avons chassé ;

Et la loi qu’il invoque après l’avoir enfreinte De son sceau garde encor l’injurieuse empreinte Ces symboles menteurs l’ont trop favorisé :

Ainsi que son portrait, que son sceau soit brisé;

Et sur le trône , au lieu de son image en cendre ,

Que la loi monte enfin pour n’en jamais descendre *. l’ambassadeur.

Trop long-temps, de mon maître abaissant la fierté, J’ai de tous ces discours souffert la liberté.

Sénateurs, à la paix vous incliniez naguère;

Ou la guerre, ou la paix : qu’acceptez-vous?

LE CONSEIL ENTIER, en se levant.

La guerre.

l’ambassadeur.

Vous l’aurez.

(Le conseil sort.)

* Toir la variante.

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