SCÈNE IL
L’AMBASSADEUR, GOMEZ, suite, l'ambassadeu R.
A leur fureur sans doute il n’échappera pas.
Un autre piège encor doit s’ouvrir sous ses pas. Qu’avez-vous fait, Goinez.'’
GOMEZ
J’ai réveillé la haine
Des secrets partisans de l’église romaine.
Pour elle c’est servir que ne pas commander.
Tout haut l’entendez-vous déjà redemander De notre sainte foi les anciens privilèges Que Guillaume abrogea par ses lois sacrilèges ?
l’ambassadeur.
Pourrait-il résister à l’effort concerté
Des soldats de l’église et de la liberté
Le voilà donc proscrit par Utrecht et par Rome!
Moitié moins suffirait pour perdre un plus grand homme.
GOMEZ
Sur le ciel pour le reste on peut s’en reposer. Partons, seigneur.
l’a MB AS s AD EU R.
Gomez, qu’osez-vous proposer.'* Nassau vit. Ne quittons ces coupables murailles
Qu’aux accents de l’airain sonnant ses funérailles. D’ailleurs tout est prévu , mais non pas accompli.
Mon ministère entier n’est pas encor rempli.
Ne suis-je point légàt du pontife suprême.^
N’y dois-je pas traiter au nom de Dieu lui-même Demain nous partirons : agissons aujourd’hui. Quelqu’un vient. C’est Gerrard. Qu’on me laisse avec lui.