L’AMBASSADEUR, GER RARD
GERRARD
Puissé-je à vos genoux, où je me précipite.
Enfin trouver un terme au transport qui m’agite.
Plus de paix pour mon cœur : dans mon trouble mortel Vainement je la cherche au pied du saint autel.
Au pied du saint autel , que mon aspect profane ,
Sans cesse retentit l’arrêt qui me condamne.
Dieu par le repentir n’est donc pas apaisé Dans votre cœur en vain il fut donc déposé ,
L’aveu du grand forfait dont la voix obstinée D’un remords étemel poursuit ma destinée?
Pour l’expier , hélas ! que n’ai-je pas tenté !
Voyez ce sein meurtri, ce cœiu ensanglanté.
Ce cœur qui , déchiré d’un éternel supplice ,
Fatigue en vain la haire, use en vain le cilice.