‹ ŒuvresChapitre 43 sur 241 · L’AMBASSADEUR, GER RARD · texte numérisé non relu

L’AMBASSADEUR, GER RARD

GERRARD

Puissé-je à vos genoux, où je me précipite.

Enfin trouver un terme au transport qui m’agite.

Plus de paix pour mon cœur : dans mon trouble mortel Vainement je la cherche au pied du saint autel.

Au pied du saint autel , que mon aspect profane ,

Sans cesse retentit l’arrêt qui me condamne.

Dieu par le repentir n’est donc pas apaisé Dans votre cœur en vain il fut donc déposé ,

L’aveu du grand forfait dont la voix obstinée D’un remords étemel poursuit ma destinée?

Pour l’expier , hélas ! que n’ai-je pas tenté !

Voyez ce sein meurtri, ce cœiu ensanglanté.

Ce cœur qui , déchiré d’un éternel supplice ,

Fatigue en vain la haire, use en vain le cilice.

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