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ACTE I, SCÈNE I

M’a deux fois emprunté le prix de sa rançon,

Prix qu’à me rendre il ne se presse guère ?

J’ai fait là, je le crains, une assez sotte affaire...

Il serait pourtant un moyen De s’en tirer sans perdre rien.

Et même en y gagnant. La fortune inconstante. Qui des plus valeureux trahit souvent l’attente, l'it tomber au pouvoir de mon noble aigrefin Un des meilleurs amis de ce bon du Guesclin.

En place de ma double somme.

Si je demandais ce brave homme ,

Que mon loyal Breton bientôt rachèterait.

Serait-ce donc si mal suivre mon intérêt ?

A quatre individus, oui, c’est rendre service.

Sans plus longue réflexion ,

N’hésitons pas à faire une bonne action ,

Où je trouve mon bénéfice.

Voici mon débiteur qui vient fort à propos.

( A Fellon qai entre. )

De vos bontés , milord , permettez-moi d’attendre Un mot...

FELTON

Pour le moment laissez-nous en repos; Maître Issacar, tantôt je pourrai vous entendre.

( Issacar sort. Caurelai entre. )

i38 LA RANÇON DE DU GUESCLIN.

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