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SCÈNE II

CAURELAI, FELTON.

FELTON

Eh bien , quelle nouvelle apportez-vous du camp ?

CAURELAI.

Si j’en crois l’apparence, un traité va se faire ;

Mais ce traité, Felton, s’il faut vous parler franc,

A nous autres Anglais ne fait pas notre affaire.

FELTON

Avec vous j’en tombe d’accord.

Et j’unis mes regrets aux vôtres.

Le comte de Blois , par sa mort , N’accommode, en cédant la Bretagne à Montfort,

Ni ses intérêts , ni les nôtres.

CAURELAI.

Maudit jour pour les ferrailleurs !

De ces lieux la paix nous exile.

Mais, après tout, le monde est-il donc si tranquille Qu’on ne puisse aujourd’hui trouver fortune ailleurs ?

FELTON

A suivre ce parti mon âme est résignée ,

Caurelai; mais avant que la paix soit signée.

Ne pourrions-nous en ce canton,

Où Guesclin commandait naguère ,

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