ACTE I, SCÈNE XI. i
Trois t'ois plus que je ne possède ?
Oui , sourd à la pitié , tout comme à la raison ,
Ne m’a-t-il pas six mois fait jeûner en prison,
Où je serais mort sans votre aide ?
Jugez si contre vous votre écuyer pestait,
Quand , jusqu’à la dernière obole ,
Vous m’avez fait verser dans les mains d’un tel drôle Le peu d’argent qui nous restait.
DU GUESCLIN
D’un mot ne pouvais-tu m’apprendre...
BIGOT
Mais ce mot, monseigneur, il eût fallu l’entendre.
DU GUESCLIN
Suis-je malheureux à demi ?
Mon imprévoyance est insigne.
Prodiguer pour un homme indigne L’argent qui manque à mon ami!
Que dis-je.^ au défaut de la somme,
J’ai des chevaux, ma femme a des bijoux...
BIGOT
Mais si...
Fort bien.
DU GUESCLIN
Courons d’abord embcasser ce brave homme.
Et ne désespérons de rien.