‹ uvres badines et galantes du comte de CaylusChapitre 36 sur 41 · NOTICE DE JAMET · texte numérisé non relu

NOTICE DE JAMET

J'ai ouï Duclos, de l'Académie française, attribuer ce charmant pamphlet à son confrère l'abbé, depuis cardinal de Bernis, alors en 1746, anagnoste et taille-plume de AI™" de Pompadour, depuis peu concubine du bon roi Louis XV, et laquelle a régenté et mastiné notre France pendant plus de dix-huit ans qu'elle a eu et qu'elle a fait donner le mouchoir dans le harem du Parc au Cerfs, dont elle était mère abesse ou prêtresse. (La phrase est longue mais claire.)

J'y ai placé, page 18, (de l'édit. de 1747 ; P^ge 24 de la copie) une anecdote vraiment drôle sur les snoc péteurs ou matrices venteuses et : fait inconnu au feu docteur Combasurier et peut-être à l'aimable docteur Alphonse Le Roi (-), faute de bien observer la nature, de la prendre sur le fait, d'épier ce qui se passe dans la danse du loup, dans l'exercice du serrecroupière et de la bête à deux dos, comme ont fait le curé de Meudon, le chanoine Verville, le naïf Tabourot, le paradeur Bruscambille, le bon Brantôme, le terrible et bouffon Shakespear et même le dévot Colletet, mais surtout l'habile (chirurgien) naturaliste Mauriceau.

Le 14 avril 1777, l'abbé d'Hébrail, (auteur de la France littéraire) le premier anecdotier bouquiniste de Paris, m'a dit qu'il soupçonnait le chevalier de Moui d'être auteur de cette

(') Ce fait ne m'est pas inconnu, comme on le verra dans mon Traite' des maladies des femmes.

(") Ce préambule, presque toutes les Notes qui accompagnent le texte, et les passages imprimés en italiques, ne sont pas de Caylus, Ils sont de Jamet le Jeune et figurent manuscrits sur un exemplaire de Nocrion de la Bibl. Nationale.

brochure et qu'il se souvenait de lui en avoir vu donner des exemplaires à ses amis dans le temps qu'elle parut, qu'au reste elle est peut-être de Bernis, son ami particulier.

(Note de Jamet).

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