‹ ŒuvresChapitre 9 sur 336 · LIVRE I, CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE II

mêâie se couservent mieux que nous , et pe font pas un aussi mauvais usage de leurs passions.

L'homme , comme être physique , est , ainsi que les autres corps^ gouyerné par des lois invariables ; comme être intelligent , il viole saus cesse les lois que Dieu a établies j et change celles qu'il établit lui-même. Il faut qu'il se cooduise ; et cependant il est un être, borné ; il est sujet à l'ignoi^ance et à l'erreur , qomme toutes les intelligencjes finies ; les foibles connoissances qu'il, a y il les perd ei^<ïore. Comme créature sensible ^ il devient ^ujet à mUle passions. Un tel être pouvoit à tous les instaAts oublier son créateur; Dieu l'a rappelé à lui par les lois de la religion: un tel être pouvoit à tous les instants s'oublier lui- même) les philosophes l'ont averti par les lois de la morale : fait pour vivre dans la société , il y pouvoit oublier les autres; les législateurs l'ont rendu à ses devoirs par les lois poUtiques et civiles.

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