‹ ŒuvresChapitre 132 sur 336 · LIVRE VIU, GHAPimE XI · texte numérisé non relu

LIVRE VIU, GHAPimE XI

si tendre aux Cretois. Ils Tappeloient d'un 401a qui exprime rameur d'une mère pour s^ enfants ' . \ Or l'amour de la patrie corrige tout. . . I

Les lois de Pologne ont aussi leur- insurrection; mais les inconvénients qui- en. résultent font bien voir que le seul peuple de Crète étoit en état d'ep^ ployer avec succès uii pareil re^nède. , ^

Les exercices deia gymnastique établis chez les Grecs ne dépendirent pas moins de 1^ bonté du principe du gouvernement. «Ce furent les. Lacé*» <c démoniens et les Cretois, dit Platon ? , qui ou- « vrirent^ ces académies fameuses qui leur ârent a tenir dans' le inonde un rang si distingué. La a pudeur s'alarma d'abord, mais elle céda à l'utilité « publique. ». Du tem^s de Platon ces institutioBft étoiént admirables ^; elles se rapportoiént à un grand objet , qui étoit l'art militaire : mais, lorsque les Grecs n'eurent plus de vertu, ellesdétnïisirent l'art militaire même : on ne descendit plus sur

'Plutarque, Œuvres Morales, au traké^ Si l'homme éTdffe doit *• mêler des affaires puhHques. ' '

» RépiMique , liv. T. ^

^ La gymnastique se divisoit en deux parties, la danse et la lutte. On -voyoit en CrèW les danses armées des Curetés ; à Lacédémone, celles de Castor et de PoUux ; à Athènes , les danses armées de Pallas, très propres pour ceux qui ne sont pas encore en âge d'aller à la l^uerre. La lutte est l'image de la guerre, dit Platon , des'^Lois , 1. -vn. Il loue l'antiquité de n'avoir établi que deux danses , la pacifique et la pyrrhique. ^oyez comment cette dernifre danse s'appliquôit'à l'art militaire. Platon, ibid.

a 34 1>S l'^ESPRIT DES LOIS.

l'arène pour se former, maispour se corrompre'.

Hutarque nous dit^ que, de son temps, les Romains pensoient que ces jeux avoient été la principale cause de la servitude où étoient tombés les Grecs. C'étoit au contraire la servitude des Grecs qui avôit corrompu ces exercices. Du temps de Piutarque ^, les parcs où Ton combattoit à nu, et les jeux de la lutte^ rendoient les jeunes gens lâches, les portoient à un amour in&me , et n*en &i8oieiit que des baladins. Mais, du temps d'Épaminondas, l'exercice de la lutte Ëdsoit gagier aux Tbébains la bataille de Leuctres 4.

U y a peu de lois qui ne soient boi^nes lorsque l'état n'a point perdu ses principes;' et, comme disoit Épicure en parlant des . richesses , ce n'est point la liqueur qui est corrompue, c'est le vase.

' '. Ant lilridinosa

TiudMt Uce^ciDoaia palestras.

MaMial, tib. ly, epigr.^55.

* OEuTreft moralei , au traité Dej demandes des choses romaines. ^ Plntarqoey ihid.

4 j^lntarcpief OêCw, JtforoiL , propos de table ^liir. ii.

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