‹ ŒuvresChapitre 143 sur 336 · CHAPITRE PREMIBR · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIBR

G)mment les républiq)âes pourvoîebt à leur sûreté. '

$î une république est petite; elle est détruite par une force ^étrangère ; si elle est grande ^eUe se détruit, par un>^ce intériieur.

Ce double inconvénient ii^ecte également leg d^Qcratieset les aristocratie^^ soit qu^Ues soient bon nes> soit qu'elles soient mauvaises. Le mal est dans la chose même; il n'y a aucune fpiln<$ qiii puisse y remédier.; ;

Ainsi il y a grande apparence que les hoifames auroieùt^téàila fin obligés de vivre toujours sibus le gouvernement d'un seut^ s'ils li'avoiexttijnagihé une\nianière de constitution qui a tous les* avantages intérieurs du gouvernement républicain . et la force extérieure du monarchique. Je parle, de la république fédérative.

Cette forme de gouvernement est une convention par laquelle pliisieurs corps poUtiques con-

aSo . DE l'eSPIUÏ BES Lbis.

sentent à devenir citoyens d'un état plifô grand qu^ils veulent former. Cestuhe société de sociétés qui en font une nouvelle qui peut s^agrandir par de nouveaui^ assQciés^ qui se sont ùpis; ^

Ce furent >ces associations qui &ent fleurir si long-temps le corps de la Grèce. Pçir elles les Romains attaquèrent Tunivers, et par elles seules l'univers se défepdit contré eux ; et quand Borne fut parvenue aîi ^comble de sa grandeur, ce fot par des associations derrière le Danube et le. JGUiin, associations que la frayeur avoit Êiit faire, que les Barbares purent lui résister.

<>est.par là que fa Hollande ' , PAlleiria^e, lés Ligues suisses, sont regardées eâ Europe comme des. république^ léterpell^s.

Les associations des villes, étoient autrefois plus nécessaires qu'elles ne le sont aiijourd'hui. Une cité sans puissance couroit de plus grands périls. La conquête lui faisoit perdre nbn seulement la pmssauoe «xécutrice et la législative, pomme aujourd%ui, mais encore tout ce qu'il y a de pro* pi^té parmi^les hommes '.

Cette sorte de république , capable de résister àja forcé extérieure, peut se maintenir dans sa

* Elle est formée par environ cinquante républiques, toutes différentes les unes des autres. États des Prôvinces-'Untes , par H. Ja* nisson. . - ^

> Libertés civiles, biens, fçmmes, enfants, «temples,- et sépultures m^ine.

grandear ^d4 ^u^ riotérieur se côrrompe'ila f!cN*me de cette société prévient tous les inconyénients. "

Celui .qui voiidroit tisurpér ne pourroit guère être également accrédjité dgns tous l^s états poisiédérés. jtil 8^ reAdoit\tPop puisaantsdtfins l'un, il alarmeroit tous les autres ; s'il subjuguoit une partie, <:Ale qui suroît libre encore pbûri'pîf ïûi résister aVec des forces indépendantes dé cefles qu*îi auroit usurpées , et Paccablër avant qu'il eût achevéde s'établir. " f r .<... .

S'il arrive quelque séditiofi chez tiii dès inembres confédérés ,' les autres peuvent l'apaiser.- Si • quelques abus s'introduisent* quelque part, ils. sont corrigés par lés parties saines. Cet iêtât ^etrt périr ^'un*côté sans périr de l'aufré ; la canfédé-, ration peiit être dissoute , et les cbnîédérés rester souverains.' ' * ' ' ^

Cpriiposé de- petites républîqueis, il jouit de la bonté du gouvernement intérieur de chacune; et à Fégard du dehors , il a , par là forcé dé l'association , tous les avantages dès graiides monarchies.

, CHAPITRE ir. ,

Qîae la coasdtatiôn fédérativé doit être compdsée d'états *' de,nplêâie nâliiréV 6tirteut d*étals répubKcaitts.

L^ Cananéens fiirent ' détruits, pianpe ^[ue c'étoàmt de petites monarchies qui ne s'étoif^njLpaint C(Hifédérée$/èt qui ne se défendirent pas encotnm|in. Cestque la nature des petitea jouaaarchie» n'est pasi la. çonifédéiration.

la république jf^dér^^yf^ d'Allemagne e^t composée de viljles libres etd^ petits états soumis à deS'pcifiLoes. L'expérience faat voir qu'elle est plus imparCûte, que celle de Hollande e^ de Suisse.

L'esprit de la monarchie est la gu^reet l'agraiidissement; l'esprit, de la république est la paix et \à modération., Ces deux $ortes de gouyerhements ne peuvent que d'une manière forcée, subsister <i^3 ptit république fédérative. ^

Auâ^ vbyon^nous dans l'histoire romaine que, lorsque les Yéïens. eurent cihoisi un roi /toutes les petites républiques de Toscane les abandonnèrent. Tout ftit perdu en Grèce lorsque les rois de Macédoine obtinrent une place parmi les amphictyons.

La république fédérative. d'Allemagne 9 composée de prince!^ et de villes libres , subsiste parce qu'elle a un chef qui est en quelque façon le ma-

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gifttrat- de f union 9 et en quelqpe.-façoa le A€^ narque. ^

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