CHAPITRE IIL
Autres choses requises dans la république fédéràtîve»
Dan$ la république de Hollande une proyince ne peiit faire une*jaU>ance sans lé;;^onsente^ent des autres. Cette loi est très>bonn^^et medie nécessaire danâ la république fédératiye ; elle manquç danjs la constitution germanique , où elle préviendroit les malheursquiy peuvent arriver' à tous les membres par l'imprudence , l'ambition ou Tavarice^ d'un seul. Une république qui s'est unie par une confédération politique s'est doiïnée entière^ et n'a
plus rien à donner.
Il est difficile i{ue les éta^ qui^'assdciént sc»ent de même grandeur et. aient .une puissance egale.^ Ija république des Lyciens ' étoit «une association de vingt-trois villes : les grandesavoierit trois voix dans le conseil commun ,• les médiocres déu±, les petites une. La république de Hollande est»coYri- . posée de sept provinces, grandes/ou petites,- qui ont chacune une' vbix. -*
Les villes de Lycie * payoient les cbarges selon
'* StraboQ, liv. XIV.
254 P^ L^BSPRIT PE5 LOIS.
la prop&rtiott d^s suffrages. Les provinces ^e. Bollande ne peuvent suivre cette proportion ; il &ut qu'elles suivent; celle de leur puissance.
En Lycie < ^ les juges et les magistrats des. villes étoient élus par te conseil commun et selon la proportion que nous avonsr dite* Pans la^ république de Hollande ils ne sont point élus par Iç conseil commup et chaqde ville nomme les magistrats. S'il falloit donner un modeler d'une belle république fédi^tijve , je prendrois la république de Lycie/