LUXATIONS DE LA TÊTE DU PÉRONÉ
L'extrémité supérieure du péroné peut se luxer soit sous l'influence directe d'une violence extérieure, soit par l'effet du relâchement de ses moyens d'union avec le tibia.
Je n'ai vu qu'un seul exemple de luxation par la première de ces causes, et dans ce cas elle coïncidait avec une fracture compliquée du tibia.
Observation û8% — Le nommé Briggs dont j'ai parlé comme ayant été atteint d'une luxation du tibia en avant d'un côté (Voy. p. 32, obs. Û2) , avait à l'autre jambe une fracture compliquée du tibia et une luxation de la tète du péroné. On essaya de conserver le membre, mais les symptômes généraux furent tellement graves que l'on fut obligé de recourir à l'amputation, à la suite de laquelle le malade guérit.
Les luxations de la tête du péroné par relâchement de ses attaches sont plus fréquentes. La tête de l'os est alors portée en arrière, et on la ramène facilement dans ses rapports naturels avec le tibia; mais à l'instant même elle quitte de nouveau sa position. Cet état détermine une grande faiblesse du membre et beaucoup de fatigue dans la marche.
Comme, dans ces cas, il y a sécrétion exagérée de synovie et distension des ligamens, les vésicatoires répétés sont indiqués comme pouvant provoquer l'absorption. Ensuite on doit boucler autour de la partie supérieure de la jambe une courroie qui fixe solidement l'os dans sa position naturelle ; on peut ajouter un coussin derrière la tête de l'os pour la soutenir et prévenir au moins les progrès ultérieurs de la maladie.