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INFLAMMATION CHRONIQUE DU TESTICULE

titéde pus, et aloi-s même que les symptômes affection s'était améliorée à diverses reprises cèdent temporairement au traitement que j'ai sous l'influence du décubitus dorsal , des sairecommandé, suivi avec constance, cepeu- guées locales et de l'usage du mercure. Cependai>t le malade finit par demander l'opéra- dant lorsqu'il reprit les exei-cices obligés de sa tion , parce que, dès qu'il se lève et disconti- profession , les symptômes se renouvelèrent, nue l'usage du mercure, il y a rechute; en Ennuyé de ces fréquentes récidives et ne pousorte que , trompé ainsi dans son espoir à plu- vaht continuer le service de sa profession, ii sieurs reprises, il croit à l'indispensable né- nie pria de l'opérer. Je me rendis à ses désirs, cessité de l'opération. et je pratiquai l'opération. En disséquantle testicule , je trouvai au milieu de l'organe un ab- Observation 381*. — Un chirurgien attaché à ces chronique qui entretenait l'irritation et un corps de cavalerie avait une inflammation qui avait été la cause des recrudescences de avec engorgement chronique du testicule. Cette l'inflammation.

TRAITEMENT DES VÉGÉTATIONS CHARNUES EXUBÉRANTES A LA SUITE DE l'abCÈS DU

TESTICULE

Quand l'abcès est suivi d'une large et exubérante végétation des boui-geons charnus , ceux-ci , par suite du grand développement qu'ils acquièrent, s'opposent à ce que la peau puisse se cicatriser au-dessus d'eux; et, alors môme que l'état général est amélioré , cet obstacle local à la cicatrisation persiste toujours : aussi devient-il nécessaire de ramener la surface de ces bourgeons chai'nus au niveau de la peau. Pour obtenir ce résultat , on a recours à la compression au moyen de la charpie sèche et des emplâtres agglutinatifs appliqués autour du scrotum, ce qui nécessairemenr répi'ime l'exubérance des granulations et diminue graduellement leur volume. Dans des cas où la compression n'avait pas réussi, )'ai vu le sulfate de cuivre pulvérisé, dont on saupoudi-ait chaque jour la surface malade, faire disparaître le boursouflement des granulations. L'alun pulvérisé est aussi d'un emploi fructueux ; il a en effet pour résultat de crisper les vaisseaux de la surface , et de diminuer ainsi graduellement leur formation nouvelle.

Observation 382", — Lord G. B. vint à Londres avec un ulcère, accompagné de végétations fongueuses proéminant à la manière d'un polype de l'intérieur du nez, et supposé de mauvaise nature par quelques chirurgiens habiles. Sous l'influence de l'application continuelle de la poudre d'alun au moyen d'un pinceau de poils de chameau, ce polype disparut graduellement sans douleur et sans aucun inconvénient.

Le nitrate d'argent appliqué en poudre de la même manière, réussit quelquefois ù détruire cette hypersarcose.

J'ai vu l'arsenic appliqué en poudre sur une surface étendue de cette espèce de tumeur, entraîner la mort par son action sur l'estomac et le système nerveux, et je ne puis négliger cette occasion de faire observer que c'est un topique très dangereux sur les surfaces bourgeonnantes qui jouissent souvent d'une grande puissance d'absorption. J'ai observé un cas dans lequel ce médicament, appliqué en solution pour une maladie fongueuse de l'œil,

fit périr le malade après avoir déterminé l'inflammation de l'estomac.

Dans les hypersarcoses de la nature de celle qui nous occupe, j'ai vu plusieurs fois réussir le mode de traitement suivant : on pratique à la peau une incision elliptique , cei'nant la masse des granulations , puis le bistouri est porté sous la masse charnue jusqu'à la tunique albuginée. En agissant ainsi, la portion malade est excisée sans lésion de l'épididyme et du testicule; on rapproche alors au-dessus de la nouvelle surface les bords de la peau, dont on cherche à déterminer la réunion par première intention. Si l'adhésion des bords delà plaie ne se fait pas d'une manière complète, on parvient, au moyen des agglutinatifs, de la compression et de la coaptation des tégùroens au-dessus de la tunique albuginée , à prévenir le retour d'une nouvelle exubérance des bourgeons. Il est inutile d'ajouter que cette opération doit être précédée par un traitement interne approprié à l'état du malade.

Observalion 383". — En 1802, je traitai, avec F.Î. Addington , une tumeur granuleuse du testicule, qui s'élevait à un pouce environ audessus du niveau de la peau. Je passai deux ligatures à ti'avers les bords de la peau , à la circonférence de la tumeur ; j'excisai les granulations au niveau du scrotum , et je ramenai les bords de la peau sur la nouvelle sui*face. Cette opération fut suivie d'une guérison prompte.

J'ai depuis, à plusieurs reprises , obtenu le» mêmes résultats au moyen de la même opération.

Mais si la tumeur est volumineuse, et si le testicule est considérablement amoindri, il est préférable de l'enlever, et d'épargner ainsi au malade un retard considérable dans sa guérison.

Quand des abcès se sont formés dans le testicule ou l'épididyme , ils sont suivis de fistules difliciles à cicatriser, et dans ces cas, outre le traitement général par le calomel et l'opium et le décubitus dorsal , il est utile d'injecter le sulfate de cuivre ou roximuriate de

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