‹ Œuvres chirurgicales complètesChapitre 138 sur 214 · INFLAMMATION CHRONIQUE DU TESTICULE · texte numérisé non relu

INFLAMMATION CHRONIQUE DU TESTICULE

mercure dans la plaie , et d'en faire des appli- meur dure , et dans le coïb cet homme éprou-

cations à sa surface. Dans un cas de cette es- vait la sensation de l'émission séminale , sans

pèce, qui était rebelle au traitement, et dans pourtant avoir aucune éjaculation. Il est ma-

lequel un abcès avait eu son siège dans le glo- rié , mais sa femme n'a point eu d'enfans, bien

bus major de l'i'pididyme, une incision profonde fut faite avec succès dans cet endroit. Cette incision avait pour objet de diviser le canal déférent , afin de prévenir l'écoulement continu de semence qui se faisait par l'ouverture fistuleuse , et qui empêchait sa cicatrisation.

Dans l'observation suivante, le même but fut atteint an moyen du séton.

Observation 384'. — Un homme vint de HùU

qu'il ait conservé la possibilité du rapprochement et qu'il s'y soit fréquemment livré.

Les testicules ont à peu près conservé leur grosseur naturelle.

Observation 385'. — M. H... a été atteint d'un abcès dans chaque testicule ; l'un s'est guéri , l'autre persiste; les désirs vénériens continuent , mais la quantité de sperme est réduite à une goutte ou deux.

Quand l'extirpation du testicule est jugée né-

en Yorkshire, me consulter pour une gonorrhée cessaire dans l'engorgement chronique de cèl

qu'il avait depuis six ans. Depuis cinq années , l'épididyme gauche avait commencé à se tuméfier ; cette tuméfaction s'était montrée bientôt après , au testicule droit ; tous deux avaient passé à la suppuration et à l'ulcération. Le médecin qui lui donnait des soins, trouvant la cicatrisation de ces deux points ulcéi'és trop difficile à obtenir, avait passé un séton à travers chaque ouverture , et les avait ainsi cicatrisées toutes les deux. Il restait dans le globus minor de chaque épididyme une tu-

organe , on peut assurer au malade que l'opération, pour ce qui tient à l'état consécutif de sa santé générale , le mettra à l'abri de tout danger futur, en exceptant toutefois, comme je l'ai déjà dit, les cas d'altération des vésicules séminales. Mais cette dernière circonstance est probablement fort rare. Du reste l'engorgement peut disparaître par résorption lorsque l'état général de la constitution est rétabli.

TESTICULE »OUL©UEEUX

(IRHITABLE TESTIS ).

(névralgie du testicule.)

C'est une maladie très-douloureuse et extrêmemeut difficile à guérir. Sa pre'seiice se traduit par les symptômes suivans :

Le malade présente une sensibilité anormale dans une partie du testicule et de l'épididyme. Ces organes sont excessivement douloureux au toucher , ainsi que dans tout exercice, ils sont extrêmement impressionnables par l'influence des changemens atmospliériques.

La sensibilité des parties malades s'exaspère par intervalles à un si haut degré , que le contact le plus léger produit une souffrance intolérable; la douleur se propage jusque dans le dos et dîns la région des reins: les simples déplacemens du testicule et la légère pression qu'exei'cent sur lui les vêtemens pendant la marche causent une telle souffrance, que tout exercice devient impossible. Le malade est obligé de chercher du soulagement en reposant continuellement sur un sopha ou en restant au lit. Le testicule n'est que peu gonflé, il n'est pas également douloureux dans toutes ses parlies , mais il y a un point où la sensibilité anormale a son principal siège. L'épididyme et le cordon spermatique présentent la même exagération de sensibilité, et si l'organe n'est pas soutenu, la souffrance devient presque intolérable. Dans le décubitus dorsal, le malade est obligé de se placer sur le côté opposé à celui du testicule malade, sans cela il ne pourrait goûter aucun repos. Il ressent des douleurs dans l'aine et dans la cuisse du même côté: le testicule du côté malade fait éprouver une sensaWon de pesanteur et de plénitude plus prononcée que le testicule du côté opposé.

Parfois les mouvemens produisent non seulement une douleur instantanée, mais encore une exaspération considérable des accidens , exaspération qui persiste plusieurs heures encore après l'action de la cause qui l'a piovoquée: la pression de la main qui explore l'état du testicule détermine une vive souffrance , et laisse lelesticule encore plus sensible qu'auparavant.

Il se manifeste du côté de l'estomac une susceptibililé extrême, et qui va jusqu'à déterminer le vomiss(!ment.

Le testicule douloureux est une affection qui dure fréquemment pendant plusieurs semaines , quelquefois pendant plusieurs mois: elle peut même se prolonger pendant des années ; et , si dans certains momens le malade croit que la sensibilité, un peu amoindrie , lui permet de se hasarder à reprendre ses habitudes, le défaut de précaution dans sou attitude

et dans ses mouvemens renouvelle ses premières souffrances.

Cette maladie cause un tel abattement moral, un tel degré de souffrance physique, et prive si complètement celui qui en est atteint de toute jouissance , de l'exercice de toute professiouet, le réduit à une telle impuissance, qu'il n'attend de soulagement que d'une opération. Trois fois eu pareille occurrence, et a la sollicitation de mes malades eux-mêmes, j'ai eu recours à cette ressource extrême, cédant à leurs désirs plus qu'à ma propre détermination.

Mais la connaissance d'une maladie de cette nature est bien plus parfaite quand on en a des histoires décrites par les malades eux-mêmes, et contenant le détail minutieux et en quelque sorte vivant des circonstances de cette affection. Je vais donc citer les observations suivantes qui m'ont été envoyées par des médecins aux soins desquels les malades avaient été confiés, et qui dépeignent leurs souffrances dans les termes les plus énergiques.

Observation 386'. — (Extrait d'une lettre du 13 septembre 1817.) Depuis que j'ai eu le plaisir de vous voir, je n'ai pas cessé d'être dans une continuelle alternative d'améliorations et de rechutes, état exactement semblable à celuiqui existait ces huit derniers mois. Depuis huit ou dix jours, ma santé est dans un état plus satisfaisant qu'elle ne l'a été pendant ces huit derniers mois, et même durant aucune période de ma longue maladie. J'attribue ce résultat à l'application presque constante pendant la journée d'une vessie contenant une solution froide de nitrate de potasse. J'ai fait des applications d'environ dix-huit sangsues, une fois et, pendant quelque temps, deux fois par semaine , et presque toujours avec avantage.

La dernière saignée, faite il y a aujourd'hui jeudi huit jours, a été suivie d'un mieux assez marqué le lendemain ,"et qui s'est continué le samedi, jusqu'à quatre heures après midi, époque à laquelle la douleur, la chaleur, etc., ont reparu avec un redoublement de violence et de lamêmemanièi'eque dans lescommencemens; ces symptômes ont persisté pendant quelque temps avec la même intensité. Je pensai alors à la vessie de nitrate dépotasse. Son application fut suivie d'une amélioration qui dura de quinze minutes à une demi-heure. J'attribue cette amélioration à l'influejice du froid produit par la dissolution du sel. La tuméfaction de la région iliaque est manifestement

moindre, et la douleur est devenue moins vive dans celte région et dans la région lombaire. J'éprouve encore cependant une sensation de plénitude dans l'endroit où j'ai re<;u le coup , c'est iVdirc là où le cordon croise la direction du pubis , j'y ressens également une vive douleur lorsque le testicule n'est pas convenablement soutenu, ou quand uu mouvement quelconque lui est communiqué accidentellement. Le testicule est également douloureux au toucher, surtout vers l'épididyme, et enlre ce dernier et le point sur lequel le coup a porté- Mais je ne m'aperçois pas que la douleur s'étende aulesticule.

Désirant reprendre mes affaires, j'ai essayé pendant quelques jours de marcber un peu dans le jardin. Je ne puis le faire sans accroître mes souffrances ; mais lorsque je rentre, je me couche aussitôt sur un sopha , je fais usage de l'application réfrigérante, et l'exacerbation de la douleur s'éteint pluspromptement qu'elle ne le faisait autrefois dans les mêmes circonstances. J'entretiens la liberté du ventre, je continue les bains froids; mais je n'ai pas osé me hasarder à faire usage du mercure que vous m'aviez conseillé. Ma santé générale et mon appétit se conservent. J'ai l'intention de l'aire une nouvelle application de sangsues ces jours prochains , et de la faire suivre de l'emploi des topiques réfrigérans. »

Extrait d'une lettre du 19 janvier 1818. — «La solution de nitre , comme quelques autres remèdes, a été utile temporairement, mais à la fin elle a cessé de produire du soulagement.Une forte solution d'hydro-chlorate d'ammoniaque avec de la glace, a été employée ensuite et a échoué; de sorte qu'après plusieurs alternatives d'amélioration et de rechutes pendant quelques jours , j'en suis juste au même point qu'il y a dix ou douze mois.

J'ai consulté sur l'opportunité ou la possibilité de diviser le nerf renfermé dans la gaine spermatique sans léser le testicule, le canal déférent ou les autres vaisseaux. Je doute un peu que cela soit praticable , et la certitude d'un résultat favorable n'existe point, puisqu'il est possible que le nerf soit altéré dans un point plus élevé que l'anneau. Probablement cette maladie siège dans le cordon spermatique, et peut-être aussi dans le plexus qui entoure les artères ; dans ce dernier cas, vous concevez que l'opération ne pourrait être d'une grande utilité. J'ai été amené formellement à cette conclusion, par cette circonstance quela(!oiileurestunesort(!depicotementmêlé d'engourdissement, analogue à celle qui est causée par unnerf comprimé ou irrité, etqu'elle est également augmentée par tout ce qui change la position du testicule ou exerce une compression sur l'anneau ou sur le trajet du cordon. Je puis garder l'attitude verticale pendant un court intervalle, c'est-à-dire pendant quelques minutes, sans que mes souffrances soient beaucoup augmentées , pourvu que le testicule soit convenablement soutenu et qu'il n'y ait aucune cause de compression ou d'irritation sur

les régions pubienne et iliaque du côté droit. Quand je suis couché sur le côté; gauche , la douleur est lancinante, et semble s'étendre de la région du cœcum vers l'endroit où le coup a été porté sur le cordon , dans le point où il croise la direction du pubis. Lorsqu'au contraij'e je suis couché sur le côté droit, elle est plus aiguë et produit la sensation que ferait éprouver la pression sur une surface ulcérée. J'éprouve beaucoup de soulagement lorsque je suis couché sur le dos, le testicule étant bien placé et la pression du bandage complètement enlevée de ce côté. La partie latérale du pubis, dans le point qui a reçu le coup , est le siège d'un engorgement considérable, qui s'accroît toujours et s'étend plus haut dans la direction du cordon quand la douleur a été plus inlense pendant quelque temps. Mais la plénitude et la tension de la région iliaque droite ont été moindres depuis trois mois.

Après un purgatif qui a produit deux ou trois selles, je souffre ordinairement davantage pendant un jour; le passage des vents k travers le cœcum produit un effet semblable, quoique moins prolongé. Si l'on explore le cordon aussi exactement que l'état douloureux de la partie le permet, il paraît être exempt de maladie; le testicule, qui cependant descend plus bas que l'autre, semble, à cela près de son excessive sensibilité à la pression , libre d'altération sous le rapport du volume et de la structure.

Ma santé générale se maintient, et toutes mes fonctions s'exécutent parfaitement. Les organes ui'inaires sont tout à fait sains. J'ai remarqué que dans l'érection je souffre beaucoup moins, probablement à cause de l'état de contraction du scrotum, qui, dans cette circonstance, soutient le testicule.

Il s'est écoulé 18 mois environ entre l'accident et le commencement de mes grandes souffrances. Toutefois , dans cet espace de temps , j'éprouvais une ou deux fois par mois dans la partie quelques élancemens.

Voilà plus d'un an que je garde sans interruption la position horizontale.

Je n'emploie dans ce moment que les demibains, deux fois par jour , et la glace deux ou trois fois dans l'intervalle , quand je puis m'en procurer.

Quelque intense que fût la douleur dans le côté et dans la région lombaire droite, toujours elle a disparu lorsque le froid , appliqué sur l'anneau inguinal et sur la région pubienne droite, y a été entretenu pendant un court espace de temps, et après que le topique froid a été éloigné, il reste un soulagement remarquable, sinon complet , qui se prolonge pendant une heure et même au-delà. »

Observation 387°. Extrait d'une lettre du 1" novemb re l?>22.— « Après vous avoir quitté à Londres, je partis pour Liverpool , seul dans ma voiture, par une chaleur insupportable, et, quoique je voyageasse lentement, et que j'eusse

été deux nuits et près de deux jours en routé , souffre plus autant que je souffi-ais. Cependant, chose étrange, je me trouTai beaucoup mieux môme actuellement, je suis obligé de m'interque je ne l'étais au moment de mon départ , et dire tout exercice le lendemain du jour où je la partie malade reprit son volume naturel. En m'y suis livré.

sorte que je regarde le voyage fait commode- Il y a six semaines , je croyais avoir à vous ment comme évidemment favorable ; mais ce donner des nouvelles beaucoup plus favorables soulagement inattendu ne persista pas après que celles que je vous envoie. Sans le malaise que je fus arrivé au terme de mon voyage. et la sensation pénible qui va presque jusqu'à

Je commençai les bains dès mon arrivée chez la dôuletir, que j'éprouve pendant quelques moi, et je les continuai pendant l'été. J'ai aussi jours après le coït , daris la partie supérieure et continué l'usage de la décoction d'aloès prés- externe du testicule, et dans les vaisseaux qui que tous les soirs , depuis que je vous ai vu , ce y sont insérés, mon esprit serait beaucoup plus qui entretient très-bien la liberté du ventre, satisfait.»

Cependant il m'a semblé que l'enlèvement de Extrait d'une lettre du, 7 novembre 1822. — «Je l'emplâtre, pour me baigner , me faisait autant vais maintenant ajouter quelques observations de mal que le bain me faisait debien. Quoique à ce que vous connaissez déjà de ma maladie, je sois loin d'être aussi bien qu'il y a un mois , Je crois pouvoir en faire remonter l'origine au cependant je suis beaucoup mieux que là der- printemps de 1817 , environ huit ou neuf ans nière fois où je vous vis. Je puis faire mainte- avant mon mariage. Dans ce temps, 1817, je vinant quatre ou cinq milles par jour, excepté vais trop bien; je pris beaucoup d'embonpoint; une ou deux fois dans le mois. Je continue à je prenais peu d'exercice, et je ne m'étais point vivre exactement comme je vous l'ai dit, si ce livré au coït depuis les huit ou neuf mois précè. n'est que, depuis mon retour, je ne prends pius dens, comme j'avais habitude de le faire quand qu'un verre et demi à deux verres de vin de j'habitais au bord de la mer. Avant de tomber Madère dans les vingt-quatre heures , au lieu malade, j'éprouvais pendant les heures du repoà d'eau-de-vie ; et , si vous pensez que cela me des érections tellement fortes, que je sentais lé soit nuisible, j'abandonnerai aussi le vin. Mon testicule et les vaisseaux actuellement malàembonpoint a considérablement diminué , de- des, comme s'ils étaient prêts à crever; cet puis que je prends moins d'alimens. Je m'en état pérMstait jusqu'à ce que je me fusse levé et trouve beaucoup mieux; il me semble que je que j'eusse fait quelques tours de promenade, suis beaucoup plus léger et beaucoup plus dis- ce qui dissipait mes souffrances. Peu de temps pos. Je ne puis pas dire que ma santé générale après mon mariage, je Commençai à ressentir soit altérée par un usage si prolongé de la dé- les symptômes que vous connaissez. Dans peu coction d'aloès. Je n'ai éprouvé que rarement de mois , ma maladie fit assez de progrès pour les pollutions dont je vous ai déjà parlé. Elles que j'éprouvasse une légère douleur dans le ne se renouvellent certainement pas plus d'une testicule au moment de l'émission du sperme, fois dans l'espace d'un mois ou sîx semaines. Enfin les choses en vinrent au point de m'alar-

A mon arrivée chez moi, j'ai appliqué mer sérieusement, et je fus obligé d'aller à l'emplâtre qui m'avait été commandé, et Londres pour consulter.

j'ai pris des bains de mer. Mais l'emplâtre Depuis mon retour chezmoi, en juin dernier, ne put rester adhérent à la peau; et, bien jusqu'à environ un mois du moment où je qu'il me fît éprouver quelque soulagement , il vous écris, mon état s'améliora graduellement; ne tarda pas à rendre la peau si douloureuse et j e m'abstins du coït pendant les trois mois qui si rouge, que je craignais qu'il ne l'excoriât et ont précédé octobre. Il y a environ trois semaine causât une ulcération. Je fus donc obligé nés, je me siiis livré au coït, et mon testicule d'en cesser promptement l'usage. Je me livre a semblé en être soulagé. Mais cet acte a causé rarement au coït, car le testicule semble ir- une légère douleur et une augmentation dé rite et plus douloureux pendant un ou deux gonflement du testicule qui ont duré pendant jours. Méanmoins , il paraît en éprouver du les trois ou quatre jours sui vans. Environ huit soulagement dans le moment, et pendant jours après , je m'y suis livré de nouveau. J'esdcux ou trois heures. pérais pouvoir continuer sans inconvéniens.

Quand je touche avec le doigt les vaisseaux Mais dès le premier jour le testicule devint douqui se rendent au quart supérieur et externe du loureux, et se tuméfia ; le second et le troisième testicule , ;j'y ressens une douleur excessive , jour, ces accidens s'aggravèirent et s'accompamaintenant encore, malgré l'améliorationmar- gnèrent d'un malaise considérable. La partie quée que j'éprouve; de telle sorte que la ma- supérieure et externe du testicule et les vaisladie semble siéger bien plutôt dans ces vais- seaux qui s'y insèrent devinrent très-doulouseaux que dans le testicule lui-même. reux, même à une légère pression avec le bout

Il me semble que j'avais raison de dire qu'il du doigt. Comme le gonflement diminue après y avait une irritation du testicule, et si je puis le coït, la sensibilité au contact cède en grande juger d'après mes propres sensations , je crois partie. » certainement, comme je l'ai pensé pendant tout

le temps de la maladie, qu'il y a quelque chose Observation 388*. Extrait d'une lettre de Sund'irrégulier dans le passage de la semence hors derland. — «Je souffre dans le testicule, mais du testicule; mais, à cet égard, vous êtes meil- surtout dans le cordon spermatique, à l'endroit leur juge que moi. Dans l'acte du coït, je ne ou il entre daûs l'ainè. Dans ce poiat 11 est Uii

peu tumêCé. Je me sais adresst; au docteur..... j'aiportépcndanilong-lomps'uabandagc muni qui m'a dit que le testicule n'était pour rien de deux attaches qui , pressant légèrement sur dans ma maladie. Il me prescrivit un purgatif les testicules et au-dessus de ces organes , peuet un Uniment stimulant, sous l'influence des Tent m'avoir hlessé. Du reste ma sanlo géuéquelslasouffrancecédapendantquelques jours, raie et mes forces sont en honétat. La douleur Mais quand je repris mes affaires, et surtout que j'éprouve ne m'alfeete point, si ce n'est que quand je me remis à marcher, le gonflement j'éprouve des craintes qui empoisonnent mes et la douleur reparurent; toute espèce d'exer- plaisirs. Veuillez me donner votre opinion etle cice produit les mêmes effets. Je ne souffre plus prompteœent possible. Dois-je prendre de point quand je suis couché ou assis. Je suis l'exercice? Me sera-t-11 avantageux de baigner tourmenté par des vents qui me causent delà la partie dans de l'eau salée froide? Dois-je douleur dans la région inférieure de l'estomac boire du vin ? Je dois ajouter que je dors et peuvent avoir exercé Une compression sur extrêmement bien et ordinairement dix heule cordon spermatique, dans l'aine, de manière res. Mon appétit est très-bon. Je ne me sens à y augmenter la douleur. Une autre cause à point la fièvre; mais ma langue est généralelaquelle j'ai attribué mes souffrances, c'est que ment blanche et chargée.»

Cette maladie n'est pas de nature inflammatoire; car l'action des artères de la partie éprouve plutôt une diminution qu'une augmentation. Le testicule est peu ou môme point tuméfié. L'exagération de la sensibilité n'est point de la même nature que celle qui accompagne l'inflammation ordinaire, où l'on observe tm grand afflux de sang dans la partie enflammée.

Je pense que le siège de la maladie est dans la substance nerveuse , et qu'elle est de la même nature que le tic douloureux, affection dans laquelle l'action nerveuse pèche plutôt par défaut que par excès. Ce qui le prouve , c'est qu'elle est quelquefois l'avant-coureur de l'affection paralytique; souvent elle l'accompagne, et qi^elquefois elle lui succède. Ce qui le prouve encore, c'est que presque tous les remèdes qui réussissent le mieux, sont de nature stimulante. Je ne connais, dans ce pays , que M. Thomas, président actuel du collège royal des chirurgiens, qui ait disséqué un nerf affecté de tic douloureux; il examina le nerf suborbitaire, n'y trouva aucune trace d'inflammation, et aucune différence quelconque avec celui du côté opposé.

Cette irritation nerveuse a quelquefois une origine toute locale, comme celle qui a son siège a l'extrémité d'un membre qui a subi l'amputation. Elle estfréquemmentconstitulionnelle, et dépend d'une altération générale du testicule. Elle est quelquefois sympathique d'une maladie du cerveau et de ses membranes, comme dans le cas du docteur Pemberton, dans lequel une portion osseuse dans la dure-mère, avait été la cause d'une irritation extraordinaire des nerfs du visage.

Dans le testicule douloureux , la dissection n'apprend rien sur la nature de la maladie, si ce n'est qu'elle n'est point inflammatoire, et ne doit point, par conséquent , être traitée par la saignée générale, bien que la saignée locale apporte un soulagement temporaire.

J'ai disséqué les divers testicules que j'ai enlevés pour cette maladie ; mais je n'y ai trouvé aucune altération anatomique appréciable.

Les fonctions digestives sont souvent altérées dans ces cas. Cette altération doit être considérée, non comme la cause originelle de la maladie , mais bien comme l'effet du désordre du système nerveux. On ne peut y remédier par aucune précaution de régime.

Page 1