CARACTÈRES ANATOMIQUES. DE LA MALADIE ENKYSTÉE DU TESTICULE
La lu ni que vaginale est épaissie et offre des adhérences partielles. La tunique albuginée de l'épididyme et d u testicule est beaucoup plus dense qu'à l'ordinaire. Le testicule paraît composéen partie d'un tissu solide, et en partie de kystes qui varient pour le volume depuis la tête d'une gros.se épingle, jusqu'à celui d'une grosse bille
de marbre. Ils diffèrent beaucoup aussi pour l'aspect des matières qu'ils renferment. Les petits contiennent un liquide transparent ou jaune; les grands subissent des changemenspar suite de l'inflammation de leurs enveloppes qui ont acquis beaucoup d'épaisseur et qui reufernieutuue matière muqueuse.
KYSTES Dd
Ceux de ces kystes qui renferment de la sérosité sont extrêmement vasculaires.Lorsqu'on incise le testicule immédiatement après son ablation, les nombreux vaisseaux qui se ramifient à l'intérieur de leurs parois et qui paraissent distinctement à travers la sérosité jaunâtre qu'ils renferment, offrent un aspect fort agréable à l'œil.
Ceux qui ont été le siège d'une inflammation ne sont plus transparens.
L'aspect du testicule sembleraitindiquer que leskystes que j'appelle hydatiques , soat formés par des renflemeus interceptes entre des oblitérations partielles des vaisseaux séminifères, qui, distendus par l'accumulation de sérosité qui se fait dans leur intérieur, conservent les uns avec les autres les rapports de leurs diverses circonvolutions.
Mais on ne peut que hasarder des conjectures sur leur origine, soit qu'on l'attribue à un épanchement de sérosité dans les cellules du tissu
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cellulaire , ou à un épanchement semblable dans la cavité des tubes séminifères.
J'ai vu des ganglions lymphatiques éprouver la même altération par suite de la distension et de l'obstruction de leurs cellules et de leurs vaisseaux, et consécutivement à la sécrétion d'un fluide dans leur intérieur. Ces kystes ne sont certainement point de la nature des hydatides vivantes ; mais je suis très-porté à croire qu'ils sont dus à la distension de tubes séminifères oblitérés. Car lorsque je les ai disséqués minutieusement , quoiqu'au premier coup d'œilils ressemblassent ;i des kystes, cependant, quand ils sont bien dessinés, ce ne sont point des poches distinctes , mais bien des cavités communiquant et tenant avec les autres par des prolongemens solides. On pourrait en conséquence appeler cette altération la maladie tabulaire du testicule.
Cette affection présente les mêmes caractères dans l'épididyme. Mais je n'ai jamais vu les kystes y acquérir le môme volume.