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OSSIFICATION DU TESTICULE

Le testicule avait à peu près le volume d'une grosse orange , (itait légèrement inégal à sa surface, extrêmement dur en quelques points, et en d'autres points mou et fluctuant.

Le traitement ordinaire de l'inflammation chronique de cet organe fut tenté sans amener aucune modification dans la maladie. En conséquence, M. Tyrrell, d'accord avec ses collègues, se décida à amputer ce testicule.

Il pratiqua l'opération d'après les procédés ordinaires. Le testicule malade ayant été examiné après son extirpation , on reconnut que sa substance était transformée en une pulpe molle on matière médullaire, au centre de laquelle était un petit abcès. L'épididynie présentait une masse dure, comme squirrheuse ; il y avait dans son intérieur de nombreuses portions cartilagineuses, et à sa partie supérieure une grappe d'kydatides.

Après l'opération , il se développa une violente périlonite , qui fut combattue efficacement par un traitement actif, et le malade quitta l'hôpilal en parfaite santé. La cicatrisation était complète.

Ces cartilages et ces dépôts osseux dans les membranes ou dans la substance du testicule,

ne sont susceptibles d'aucune modification favorable par un traitement, soit médical , soit chirurgical.

L'opération qui consiste à enlever la partie n'est pas en général indispensable , car ces altérations peuvent rester pejidant plusieurs années dans un état indolent, et, à moins que le testicule ne se tuméfie , qu'il ne résult(! des inconvéniens de son volume , ou qu'on n'ait des raisons de craindre une transformation tic mauvaise nature , son amputation n'est pas rigoureusement nécessaire. Je considère, en effet, les dispositions de cette natuie, comme étant l'effet d'une inflammation chronique simple long-temps prolongée, ou bien d'un changement de structuie dû à l'âge, ainsi que la déposition de matière terreuse dans les vaisseaux sanguins , plutôt que le résultat d'une altération de mauvaise nature de la glande. Aussi n'exigent-elles point par ellesmêmes l'opéra tion,et ne la demandent-elles que quand elles sont réunies à d'autres affections qui ont une tendance beaucoup plus grave, ou quand l'accroissement de volume entraîne des inconvéniens qui portent le malade à la solliciter.

MALADIE FONGOIDE

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