‹ Œuvres chirurgicales complètesChapitre 194 sur 214 · SANS LE SECOURS DE L'INSTRUMENT TRANGHAN T · texte numérisé non relu

SANS LE SECOURS DE L'INSTRUMENT TRANGHAN T

{Lu à la Société médicale et chirurgicale de Londres , le 24 juin 1817.)

Dans le premier volume des transactions médico-chirurgicales , M. Thomas a donné un mémoire très-intéressant sur la dilatation du canal de l'urètre. Lorsque j'eus pris connaissance de ce travail , je me proposai de saisir la première occasion qui se présenterait de recourir au même moyen pour l'extraction des calculs hors de la vessie.

Ayant fait connaître dans mes leçons la terminaison heureuse d'un cas dans lequel j'avais suivi ce procédé, deux de mes amis, MM. Wright, de Nottingham, et John Okes, de Cambridge , employèrent le même moyen, avec le même succès.

Observation 50^'. — Phyllis Kein, atteinte d'incontinence d'urine depuis son dernier accouchement qui avait eu lieu dans l'été de 1809, fut reçue à l'hôpital de Guy, le 50 mars 1812 , présentant les signes d'un calcul vésical. Le jeudi, 21 juin, à midi , on introduisit dans le canal de l'urètre un morceau d'épongé préparée, que l'on en^lretira le jour suivant, à une heure. Une paire de tenettes , de moyenne dimension, fut introduite dans la vessie , et l'on en relira un calcul de plus d'un pouce de long, et de trois quarts de pouce de largeur.

Le 27 juin , cette femme sortit guérie, et complètement délifrée de tous les symptômes delà pierre ; mais l'incontinence d'urine persistait au moment où elle sortit de l'hôpital, comme avant l'opération.

Observation 510% communiquée par M. John Wright. — Elisabeth Nutt , petite fille de 6 ans, d'une constitution délicate , éprouvait, depuis quatre ans, les symptômes de la pierre, lorsqu'elle fut reçue à l'hôpital général de Nottingham, le 28 avril 1812.

Jusqu'au 5 mai , l'urètre fut dilaté au moyen d'une tente d'épongé préparée; et, ce jour-là , un calcul volumineux , pesant une once et demie ( avoir dupois ) , fut retiré au moyen d'une pince à polype. Cette jeune fille sortit de l'hôpital, le 9 avril, quatre Jours seulement après l'extraction du calcul.

Observation 511', communiquée par M. John Okes , chirurgien à Cambridge et membre du collège des chirurgiens de Londres, — Le cas qui va être rapporté n'est pas présenté comme quelque chose de nouveau , mais bien comme un fait à l'appui de la dilatabilité et de la rétractilité ultérieure de l'urètre chez la femme. L'orifice de l'utérus , le vagin et le rectum sont susceptibles de dilatation considérable , et M.Thomas,[dansle cas rapporté dans les Transactions médico-chirurgicales , a démontré que non seulement l'urètre chez la femme est extrêmement dilatable, mais encore qu'après une dilatation considérable il peut recouvrer sa tonicité , et que le sujet peut être à l'abri de l'incontinence d'urine, phénomène qui survient constamment après l'incision du sphincter de la vessie.

En juin 1815, une jeune fille de 11 ans, portant un calcul dans la vessie , me consulta et m'exprima le désir de se soumettre à l'opération qui lui offrirait des chances d'être délivrée de ses horribles souffrances. Il fut décidé qu'on opérerait la dilatation de l'urètre par des tentes d'épongé préparée; et, comme sa santé était bonne , on ne prit, avant de commencer la dilatation, aucune autre mesm-e préparatoire que d'évacuer l'intestin au moyen d'un purgatif. Le matin, après l'administration de la médecine, un morceau d'épongé préparée, solide-

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