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TRAITÉ AVEC SUCCÈS PAR LA COMPRESSION ET PAR LA PONCTION

{Lu à Société médicale et chirurgicale de Londres, /e 12 mai 1811.)

Il est probable que je n'aurais point lu à la société, le travail suivant sur le spina-bifida, si je n'y avais élé engagé par des hommes sur le jugement et sur l'amitié desquels je suis habitué à compter. Les faits qui forment la base de ce travail ont été soumis à MM. Marcel, Yelloly, Farre, George Young et Bariow , de Blakburu. Ils ont pensé que non-seulei lent ces faits méritent d'étie publiés, mais même que ce serait agir d'une manière peu conforme à ce que prescrit l'humanité , que de les tenir cachés , attendu qu'il existe probablemeitt en Angleterre, plusieurs eu fans atteints de cette affection et qui sont susceptibles d'être guéris, et dout la mort pourrait être le résultat du refus de livrer ces faits à la publicité.

Il ne faudrait pas conclure de ce qui précède que je publie mon tra\ ail avec précipitation ; on verra , en effet, qu'un de mes malades est resté, pendant quatre ans, soumis à mon obsei'vation ; un autre, pendant deux ans et demi , et le troisième , peu dant dix-huit mois. De sorte que les effets du traitement que je préconise ont pu être suivis pendant un temps considérable.

Observation. 557*. -^ James Applebee naquit le 19 mai 1807. Immédiatement après sa naissance, sa mère remarqua dans la région des reins, une tumeur arrondie et trausparente , du volume d'une grosse noix.

M. Deering , qui était son accoucheur, pria le docteur Petch de voir l'eafant avec lui. Ces deux médecins firent connaître à la mère les dangeis qui accompagnent une telle maladie, et les raisons qu'où avait de craindre une terminaison fatale.

On m'apporta l'enfant le 22 juin 1807. Je remarquai que, bien qu'il fût atteint de spinabiûda, sa tcte n'avait pas un volume extiaordinairej que les mouvemens de ses jambes étaient parfaitement conservés, que l'évacuation des matières fécales et celles des urines se faisaient normalement.

Considérant la tumeur comme le résultat d'une sorte de hernie, j'appliquai autour du corps de l'enfant une bande roulée au moyen de laquelle j'exej cals une compression qut je regardais comme pouvant suppléer à la portion manquante de la colonne vertébrale.

Cette compression n'eut aucun efifet fâcheux

taires. L'excrétion des matières fécales et des urines continua à être naturelle ; mais la mère crut remarquer de temps en temps des mouvemens convulsifs.

Au bout de huit jours, on plaça sur la tumeur un moule en plâtre, muni, à sa partie ceu*' traie, d'une excavation en partie remplie par de la charpie. Des bandelettes agglutinatives fu» reut disposées de manière à empêcher le moule en plâtre de changer de position, et une bande roulée fut appliquée autour du corps , afin de fixer cet appareil et de comprimer la tumeur autant que l'enfant pourrait le supporter.

Ce traitement fut continué jusqu'au moiâ d'octobre. Pendant toute cette période, la tumeur fut examinée trois fois par semaine et la mère lemarqua de temps en temps des mouvemens convulsifs. Lorsque l'enfant eut atteint l'âge de 5 mois, on fit usage d'un bandage à pelote ayant la même forme que celui dout je me sers quelquefois pour le traitement de la hernie ombilicale chez les enfans. Ce bandage a toujours été porté depuis cette époque.

A l'âge de quinze mois, le petit malade commença à se servir de ses membres. Il se transportait d'un endroit dans un autre, en s'appuyant sur ses mains et sur ses genoux et pou« vait monter deux degrés d'un escalier.

11 était à l'âge de dix-huit mois , lorsqu'un Jour la pelote ayant accidentellement glissé de dessus la tumeur, qui avait alors le volume d'une petite orange , la mère observa qu'après la réduction de la tumeur l'enfant parut éprouver un peu de stupeur. Ce symptôme se reproduisait toutes les fois qu'on réappliquait le bandage après l'avoir enlevé pendant quelques instans .

Le petit malade commença à parler à l'âge de quinze mois, et à deux ans il marchait seul.

Maintenant il va à l'école, il court, saute et folâtre comme les autres enfans. Ses facultés intellectuelles ne paraissent point infér eures k celles des enfans de son âge. 11 a de la mémoire et apprend avec facilité. Dans la première année de son existence, il a eu la rougeole et la variole, puis la coqueluche à l'âge do trois ans. Sa tête, tant avant qu'après l'occla sion des fontanelles, s'est toujours montrée

dans de justes prpp9rtjio&& avec les aulnes par-;

Au moyen du bandage, la tumeur est main- avec un morceau de carton qui fat fixé au tenue entièrement dans l'intérieur du canal moyen d'une seconde bande, rachidieu* mais dès que ce moyen contentif Le 17, évacuation de trois onces d'un liquide est enlevé elle reparait à l'extérieur et forme moins trouble que précédemment. Applicaune saillie qui égale en volume la-moitié d'une tion du carton.

petite orange. Il est donc indispensable que Le 26, la surface delà tumeur était enflaml'emploi de la compression soit continué. Lors- mée. Le liquide , moitié moins abondant que que le bandage n'est pas en place, on peut fa- les autres fois , était mêlé avec de la lymphe cilement refouler la peau qui recouvre la tu- coagulable. L'enfant avait une fièvre intense, meur, au point d'introduire le doigt jusque Je lui prescrivis le calomel etla scammonée, dans le canal rachidien. et je suspendis l'emploi des bandes.

Le 27, la tumeur n'avait pas plus d'un quart

Observation 558°, — Le 21 janvier 1809 , mis- de son premier volume ; elle paraissait solide ;

triss Little m'apporta son fils , âgé de dix se- les tégumens étaient épaissis ; tout annonçait

maines, qui était atteint de spina-bifida. qu'une inflammation adhésive s'y était déve-

La tumeur était située à la région lombaire; loppée. elle était molle, élastique, transparente et son Le 28, nouvelle diminution de TOlume; la volume égalait à peu près celui d'une moitié tumeur semble solide, de bille de billard. Les membres inférieurs Le û mars, même état, jouissaient de toute leur sensibilité. L'excré- Le 8, diminution très-marquée de la tution de l'm'ine et des matières fécales se fai- meur ; la peau qui la recouvre est épaissie et sait normalement. ridée. On a recours de nouveau à l'application

Un cbirui'gien célèbre à qui cet enfant fut d'une bande roulée ; on applique une carte présenté , avait répondu qu'il n'y avait rien sur la tumeur, et on la maintient avec une seà faire que l'enfant ne vivrait pas plus de coude bande.

quatre ou cinq mois , et il avait prescrit de Le 11 , la tumeur est considérablement rélaver la tumeur avec de l'eau et du vinaigre. duite. La peau qui la recouvre est un peu ul-

Ayant essayé de faire rentrer la sérosité de cérée. la tumeur dans le canal rachidieu, et ayant Le 15, la tumeur est tout-à-fait aplatie; mais reconnu que si l'on cherchait à refouler la to- la peau est encore un peu ulcérée, talité du liquide il en résulterait une compres- Le 27, la lymphe plastique épanchée avait sion trop considérable sur le cerveau, je saisis considérablement diminué de quantité et avait cette occasion d'expérimenter quel serait l'ef- acquis beaucoup de consistance, fet de l'évacuation du liquide au moyen d'une Le 2 mai , il ne restait plus qu'une poche ponction pratiquée avec un instrument extrê- flasque formée par la peau. L'enfant paraissait mement fin , de manière à ce que l'on pût en- se porter très-bien. On cessa l'emploi des banguite établir une compression et ramener en des.

un mot le cas présent aux conditions de celui Le 18 décembre suivant , il fut pris d'une qui vient d'être rapporté. variole qui se termina heureusement.

En conséquence, je pratiquai immédiate- Maintenant, la peau est lâche et pendante, ment une ponction à la tumeur, avec ime au niveau de la base du sacrum. La partie aiguille et j'en retirai environ deux onces de centrale de la poche précédemment formés sérosité. par la peau étant adhérente à la colonne ver-

Le25janvier,ayanttrouvélatumeuraussivo. tébrale, il en résulte une rétraction du tissu lumineuse qu'avant la première ponction, j'en cutané qui produit sur la tumeur un aspect pratiquai une seconde de la même manière, et semblable à celui que présente l'ombilic. Les je fis sortir environ quatre onces de liquide, cicati-ices qui indiquent les ponctions succes- L'enfant ne poussa des cris qu'après l'évacua- sivement pratiquées à la tumeur forment de tion de la sérosité , mais tandis qu'elle s'écou- légères inégalités qui sont très-visibles, lait il ne fit entendre aucune plainte. Mon voisin et ami le docteur Yelloly a suivi

Le 28 janvier, la tumeur avait repris son les progrès de la guérison chez cet enfant, premier volume; je la vidai de nouveau delà

même manière. J'appliquai ensuite une bande Observation 559% — En janvier 1810, on m'ap-

roulée sur la tumeur et autour du ventre. porta une enfant nommée Hamah Jackman ,

Le 1°' février, une nouvelle ponction donna âgée de onze jours, qui était atteinte de spina

issue à deux onces de liquide. bifida , avec ulcération de la peau. La mère

Le a , évacuation de trois onces de sérosité, avait été accouchéo par M. Rosewarn , élève

Le 9, même évacuation. La sérosité n'était du docteur Haighton. Ce dernier avait vu l'en-

plus limpide comme après les premières faut.

ponctions. Elle était sanieuse , et avait acquis Le 5 janvier, la tumeur fut percée avec une peu à peu ce caractèxe à la suite des dernières aiguille et le liquide fut évacué, opérations. Le 9, la tumeur était remplie par de la lym-

Le 13 , on fit sortir la même quantité de 11- phe coagulable , ainsi qu'on pouvait en juger quide. Une bande de flanelle fut appliquée sur par son aspect enflammé et par la résistance la tumeur, et autour de l'abdomen; par des- qu'elle offrait au toucher. L'enfant paraissait us ia bande de flanelle on recpuvritla tumeur eouffrirbeaacoop \ elleétait constipée et avait

une fièvre très-forte. Je lai prescrivis du calo* mel et un lavement.

Le 10 , il y eut des évacuations alvincs: l'enfant urina, et le 11, M. Rosewarn observa qnc la tumeur avait diminué de volume; qu'elle était encore solide. L'enfant était née dans uu état de torpeur très-marqué, mais elle prenait le sein très-volontiers.

Le 13, l'ulcération située sur la tumeur était presque entièrement cicatrisée; la poche était flasque. Des convulsions, qui avaient commencé à se manifester dans la soirée du 11 , avaient reparu fréquemment jusqu'au 13.

L'enfant avait de l'écume à la bouche , se débattait beaucoup et semblait très-faible.

Le 16, M. Lewis vit la petite malade ; les convulsions avaientcessé depuis lel5 ; l'enfant était très-affaissée, avait delà constipation. La tumeur ne faisait presque pas de saillie au-dessus des tégumens ; elle était molle et de couleur rouge. On y voyait encore une petite ulcération. Des lavemens furent prescrits.

Le 19, la tumeur était devenue très-petite : il n'y restait plus qu'un léger vestige d'ulcération. Cependant , l'enfant était en proie à des convulsions ; ses yeux étaient renversés sous les paupières supérieures; les forces avalent considérablement diminué ; les urines ne coulaient point depuis un jour et une nuit; il y avait de la constipation. La petit? malade avait cessé de téter depuis plusieurs jours, mais elle reprit le sein, le matin même du 19.

Le 23, l'enfant téta très-bien. La tumeur paraissait contenir du liquide dans sa partie centrale. L'ulcération qui siégeait à sa surface était dans un état satisfaisant , et presque cicatrisée.

Le 2Q , la tumeur avait un peu augmenté. L'enfant prenait bien le sein , n'avait point de convulsions, et reprenait des forces.

Le 5 février, l'ulcération était cicatrisée ; la tumeur était considérablement léduite ; les forces revenaient d'une manière très-prononcée.

On m'apporta de nouveau l'enfant , le 13 février. A cette époque , le travail d'iuflammation adhésive semblait être achevé.

Le 15, il se manifesta des convulsions qui persistèrent jusqu'au 24. Les yeux de l'enfant avaient été pris d'inflammation le 13 , et restèrent dans cet état jusqu'au 25, jour de la mort.

Autopsie le 27. — Les os du cr^ne étaient très-écartés les uns des autres au niveau des sutures. Il n'y avait point d'hydrocéphale à l'extérieur du cerveau. Ce viscère offrait une mollesse extraordinaire ; les ventricules contenaient environ six onces d'un liquide clair, au milieu duquel nageaient desflocous de lymphe coagulable.

Sur la pièce analomique recueillie sur ce sujet, on voit que le travail d'inflammation

TUMEORS. 613

Observation 560*.~Stcrney, fils d'un boucher de Pekhara, me fut apporté le 10 janvier 1810. Il était atteint d'un spinabifida très-volumineux siégeant à la base du sacrum.

Le 15 du môme mois, je pratiquai à la tumeur une ponction avec les mômes précautions que dans les cas précédens , et je donnai issue à environ une once de sérosité.

Le 17, nouvelle ponction; Issue d'une once de liquide légèrement sanguinolent. L'enfant était agité, et avait des selles vertes, qui sont toujours un signe d'irritation chez les enfans.

Le 19, deux attaques de convulsions; nouvelle ponction , le liquide était un peu sanieux,la tumeur contenait un peu de matière solide: il y avaitune diarrhée assez abondante, qu'on Jugea à propos de ne pas faire cesser.

Le 2a , évacuation de deux onces de liquide.

Le 26, on retira une once et demie de sérosité, ensuite on appliqua un gâteau de charpie 8ur l'ouverture de communication de la colonne vertébrale avec l'intérieur de la tumeur, eton le fixasolidement au moyen d'une bande.

Le 30 janvier, le 1" février, le 4, le 11 et le 26, on fit de nouvelles ponctions.

Le 27, on fit sortir deux onces de liquide; ensuite on fixa sur la tumeur, au moyen d'une bande roulée , une lame de plomb.

Nouvelles ponctions le 28 février , le 1" et lo a mars.

Le 3 mars, après l'évacuation du liquide, on appliqua sur la tumeur un moule en plâtre qui fut maintenu serré au moyen d'une bande.

Le4 , l'enfant avait les mains agitées de contractions con vu Isives; sa respiration était accélérée; il avait de l'agitation, de la chaleur et criait beaucoup ; on retira une demi-once de liquide.

Le5 . vomissemens fréquens ; nouvelle ponction.

Le 6, après l'évacuation du liquide, onappliqua un gâteau de charpie soutenu par des bandelettes agglutinatives. La même opération fut répétée le 8 et le 9.

Le 10, je ne fis point de ponction a la tumeur, parce qu'elle était assez consistante pour me faire penser que le travail d'adhérence s'y était établi.

Le 11 , selles vertes , vomissemens fréquens ; application du bandage sans les bandelettes agglutinatives.

Le 13, état général peu satisfaisant; selles vertes.

Le 14 , évacuation de deux onces de liquide , application de bandelettes agglutinatives et de la bande roulée.

Le 17, application du plâtre matelassé avec de la charpie et maintenu très-étroitement.

Lel9, état comateux et convulsions déterminés selon touteapparence par la pression du moule et du bandage. Cet appareil fut enlevé et ou y substitua un pansement plus léger.

L'enfant, qui paraissait mourant le 19, était

adhésive est parfaitement achevé , et qu'il ne

reste plus, dans la tumeur, aucune cavité qui mieux le 22.

eût pu recevoir le liquide rachidien. Le 2û, il était plus animé , et téta peu. La tn

TDMECRS.

menr étali três-tolamîneuse et très-pleine, on si on en dîscontinnalt l'usage » la tomcnr re-

prescrivit l'usage d'un bandage à pelote.

Le 27, la tumeur avait diminué de volume. On continua l'emploi du bandage à pelote.

Le 30, la tumeur s'était encore réduite, l'apparition d'une dent avait eu lieu. Continuation du bandage.

Le 4 avril, la pelote fut enlevée à cause de la douleur et du malaise qu'elle semblait faire éprouver au petit malade.

Le 9 ,1a tumeur fut vidée, et la pelote fut appliquée de nouveau.

Le iû , nouvelle évacuation.

Le 18, on continua l'emploi de la pelote i après une ponction faite à la tumeur. On plaça un mouchoir plié en plusieurs doubles sur la pelote. L'enfant eut des vomissemens après l'application de cette dernière.

Le 22, l'enfant paraissait daus un état de eanté satisfaisant. La ponction lut renouvelée. Des flocons de lymphe coagulable flottaient dans la sérosité.

Le 26, on renouvelle la ponction.

Le2 mai , nouvelle ponction , ainsi que le 6. La quantité de sérosit<i qui s'écoula n'avait point diminué ; elle s'élevait toujours à deux ou trois onces.

L'enfant fut alors confié à messieurs Sharpe et Arnauld, chiruigiens A Pcckham, qui lirent des ponctions à différentes époques, et retii'èreuL un liquide semblable à celui que j'avais obtenu, tant sous le rapport delà quantité que sous celui de la qualité.

Voyant que le travail adhésif n'avait pu être assez énergique pour amener rocclusiou d'une ouverture aussi large que cel e qui existait à la colonne vertébrale, chez cet enfant , je cessai de diriger mes efforts dans ce sens, et je suivis le même plan de traitement que dans le cas d'Applebee (Voy. obs. 557). Je conseillai donc l'application permanente d'un bandage à pelote, me bornant à un traitement palliatif. . Sous l'influence de ce moyen, la tumeur a diminué graduellement. L'enfant s'est développé d'une manière normale. Maintenant , il est âgé de dix-huit mois, et jouit de la meilleure sauté.

Tels sont, en résumé, les deux modes de traitement que j'ai employés contre le spinabîûda. L'un seulement palliatii, l'autre destiné à amener une guéiison radicale.

Le premier consiste à traiter cette affection comme une hernie et à appliquer un bandage àpelole pour maintenir la tumeur. Le second consiste à déterminer l'adhérence des parois de la poche et à produire ainsi l'occlusion de l'ouverture anormale du rachis , de manière à faire disparaître entièrement le vice de conforij^^tion.

Le traitement palliatif n'entraîne aucun danger. La pelote est une sorte de vertèbre artiflcielle qui supplée à la vertèbre manquante. C'e.'it comme un arc-boutant qui soutient les parties et qui s'opppse au progrès de la maladie. Mais quand on agit ainsi, l'emploi du bandage reste indispensable pour toute la vie, car

paraîtrait, s'accroîtrait en volume à la manière des hernies et pourrait entraîner des conséquences funestes.

Au contraire de ce qui a lieu dans la cure palliative, le traitement qui a pour but de déterminer un travail adhésif, expose le malade à une fièvre intense , mais quand il a réussi, le retour de la maladie n'est plus à redouter. Il est impossible de voir un enfant plus beau et mieux portant que celui que j'ai guéri par ce mode de traitement. Du reste, cette manière d'agir n'exclut point ultérieurement le trailement palliatif, si le traitement pour Ici cure radicale n'est pas couronné de succès.

C'est ici le cas d'indiquer quels sont, parmi les enfans atteints de spina-bifida, ceux qui sont susceptibles de guérison, car il arrive assez souvent que celte affection est complètement incurable.

Si la tête de l'enfant présente des dimensions eonsiflérables, le spina-bifida est compliqué d'hydrocéphale interne. Daus ce cas, si l'on ti'aite la tumeur de la région lombaire par la compression, ou si l'on cherche à obtenir une cure radicale, la sérosité s'accumulera dans les ventricules cérébraux.

S) les membres inférieurs sont paralysés ou si les matières fécales et les urines s'échappent involontairement , on ne peut espérer aucune gucrison.

Si la tumeur a crevé au moment de la naissance , ou si elle se rompt peu de temps après, il m reste que peu de chances de succès ; car, bien que l'ouverture de la peau puisse être tenue fermée au moyen de la charpie et des bandelettes agglutinatives, et que la cicatrisation puisse être obtenue de manière à ce qu'on n'ait plus à craindre une nouvelle sortie de la sérosité, ces cas sont encore de ceux dans lesquels on verra survenir une hydrocéphale interne. Dans un casque j'ai traité avec M. Young, chirurgien à Lambelh, j'ai fermé l'ouverture et lait appliquer un bandage à pelote. Mais la tête acquit des dimensions plus grandes, et l'enfant mourut , au bout de huit mois, atteint d'hydrocéphale interne.

Quelquefois la lacune que présente la colonne vertébrale est tellement considérable qu'il en résulte une tumeur d'un grand volume au moment de la naissance. Dans les cas de celte espèce, la substance nerveuse se trouve repoussée hors du canal rachidien, la texture de la moelle épi nière est ail crée , et toute tentative de traitement est complètement inutile.

Pour ne point m'atlribuer plus que je ne mérite, à l'égard du traitement de cette maladie, je dois dire que le pi'incipe sur lequel est fondé le traitement pour la cure radicale du spina-hifida, tel que je viens de l'expo.'ier , est seinhlahle à celui sur lequel repose la méthode recommandée par Abernethy, dans son ouvrage sur les abcès du psoas. (Abcès par congestion.)

Toutefois, le procédé que j'ai employé pour alteindie le but de ce traitement, et qui consiste à faire des ponctions avec une aiguille,

est, je crois , h; seul susceptible d'offrir quel- jamais je n'ai vu ce pfocédé suivi d'inflamma-

que se^cnrité. Toute ouverluro plus (Uctiduo tioii. ni d'aucune autre consôqneace fâcheuse,

sérail accouip;!guéo des plus grauds daugers. On peut l'employer encore dans les cas oii de

Depuis plusieurs années, j'emploie ce moyen la sérosité s'est accumulée dans les arlicula-

pourla cure des ganglions, lors(iue je ne luiis tions ou dans d'autre cavités qu'il serait dan-

les crever par un coup, ni les faire disparaître gereux d'ouvrir plus largement, par la compression ou les topiques irrilans, et

SUR

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