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III. — Fixation de l'omoplate

On convient généralement qu'un desprincipes fondam-^ntaux de la réduction, c'est d'obtenir l'immotilité de l'omoplate. Mais les diverses méthodes atteignent ce but avec plus ou moins de précision et pac des procédés qui varient. Celles qui remplissent le mieux, pëiîl-ètre cette condition, ce son les méthodes dans lesquelles on donne à l'humérus une diriction telle, que l'omoplate se dévie difficilement. Sous ce rapport, il y a peu de méthodes <|ui soient préférables à l'extension en haut , car l'buniérus teadant Ji entraîner l'omoplate dans le sens de son diamètre vertical, cet os résiste beaucoup mieux et se prêle moins au mouvement de bascule, que dans toute autre attitude; l'on peut ajouter qu'un moyeu très-simple d assurer ici l'immobilité de l'omoplate, consi.ste à px-esser avec le genou ou le talon contre la partie supéneurû de l'os, ainsi que Mothe l'a rais en usage avec le plus grand succès. C'est donc une chose digne de remarque qu'une méthode, où cette partie de la réduction semblerait au premier coup d'oeil négligée, est celle où l'on satisfait le mieux h cette importante indication.

Après ce procédé de fixation de l'omoplate , vient, en seconde ligne, le procédé employé dans la méthode ordinaire, dans lequel, agissant, d'une part, sur la voûte acromio-coracoïdienne , et, d'autre part ,sur le bord axillaire de l'omoplate, on relient ainsi par lés deux extrémités l'axe de la cavité glénoïde. Ce système de fixition de l'omoplate est très-judicieux et puisé à la véritable source, c'est-à-dire, dans les données anatomiques.

Une modification très-importante et qui favorise singulièrement la fixation de l'omoplate par le procéda'' dont il s'agit, a été conseillée et nsise en pratique par Sir A. Cooper, et consiste dans une ceinture qui eni-' hrasse circul.iirement le moignon de l'épaule (Voy. page gS.). '

On ne peut se dissimuler l'inlérioriié de la méthode du talon sous le point de vue de 11 fixation de de l'omoplate . En effet, le talon placé dans l'aisselle, en pressant contre le bord axillaire de cet os, tend à le faire basculer et par conséquent à abaisser son angle supérieur dont l'immobilité est si importante.

Le procédé de contre-extension est assez curieux à étudier dans la méthode par suspension (White). On voit en effet qu'ici,, l'immobilité de l'omoplate ne doit point exister, puisque cet os , entraîné par le poids du corps, devrait, pour ainsi dire, se replacer dans ses rapports avec l'humérus. Miis il esta remarquer quel le poids du tronc n'agit sur l'omoplate que d'une manière trèsrindirecte , a cause des connexions très--.-

Thomas, une pifce aiiatomicjuc fjui offre uii « La tête de l'humérus appuyait sur le exemple icmarquable d'une luxation en avant col et sur une partie de la face antérieure de Ix'èsaucienne. M. Key, qui en a fait la dissec- l'omoplate, près dn bord de la cavité glénoîde, tien, in'cua donné la description suivante: et immédiatement au-dessous de l'échancrure

lâches de cet os avec le ti'onc , et, sous ce rapport, la me'thode de White renferme dos imperfections e'videntes. C'est ce qui, joint à d'autres considérations, nous a de'ja porle's à dire que Molhe était le véritable inventeur de la méthode par l'extension verticale. Car, à nos yeux, c'est moins l'anlériorite' de date au sujet d'une rae'Lbode, qui constitue la ve'ritable priorité, que la manière dont on conçoit et dont on applique cette méthode.

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