‹ Œuvres chirurgicales complètesChapitre 4 sur 214 · IONS · texte numérisé non relu

IONS

Observaiion 16'. — M. Tripe, chirurgien à Plymouth, a envoyé à la Société médico-chirurgicale une observation de luxation de la cuisse dans la fosse iliaque, qui avait eu lieu sept semaines et un jour avant qu'on en tentât la réduction, et dans, laquelle il fut assez heureux pour rendre à l'os sa situation naturelle.

Les observations suivantes prouvent, il est vrai, que la luxation dans la fosse iliaque externe peut êtx'e réduite sans le secours des poujies , mais elles montrent en même temps, surtout les deux premières, combien ce moyê» est préférable aux autres.

Observation 17'. — William Piper, âgé de 25 ans, fut atteint par la roue d'une voiture chargée de foin , qui passa entre ses jambes et sur la partie supéi'ieure de sa cuisse droite. M. Holt, chirurgien à Tottenham, fut appelé environ un mois après l'accident; il trouva le malade avec la fièvre et souffrant beaucoup ; l'inflammation et la tension locales étaient excessives. Il le saigna largement, le purgea , et fit appliquer des sangsues. La jambe du côté malade était plus courte que celle du côté opposé; la tête du fémur se distinguait dans la fosse iliaque externe.; le genou et le pied étaient tournés en dedans. M. Holt me pria de l'accompagner pour voir ce malade , et nous convînmes de l'opportunité des tentatives de réduction. M. Holt et nmoî, assistés de cinq aides vigoureux, nous fîmes tous les efforts possibles pour y parvenir. Fatigués à plusieurs repi'i ses, nous fûmes plusieurs fois obligés de nous reposer, et de renouveler nos efforts. Nous étions sur le point de renoncer à toute tentative ultérieui'e , lorsque nous convînmes de faire un dernier effort : alors seulement, après cinquante-deux minutes de résistance, l'os rentra dans sa cavité.

Observation 18°. — J'ai encore réussi à réduire sans poulies un fémur luxé, chez un sujet auquel je donnais des soins avec M. Dyson ; mais les efforts qu'on fut obligé de faii'e furent si grands, et l'extension si pénible , que notre fatigue égalait presque celle du malade, et je suis convaincu que tout praticien qui aura fait usage des poulies en pareil cas , ne recourra jamais à un autre moyen, excepté dans les luxations sur le trou ovale.

Observation 19°, communiquée par M. Daniel,-^- Mary Bailey, âgée de 7 ans, fut reçue à l'hôpital de Guy, le 10 juin 1819 , dans le service de M. Astley Cooper,pourune luxation de la cuisse dans la fosse iliaque. Cet accident survint an moment où l'enfant se balançaitsurlebrancard d'une charrette, qui, n'étant pas suffisamment étayée, glissa subitement, en sorte que l'enfant tomba à terre sur le côté. La nature de la lésion était de toute évidence; le membre du cùt(' luxé était raccourci de deux pouces au moins; le gros orteil s'appuyait sur le tarse du pied opposé, et était tourné en dedans ; le genou était aussi tourné dans lemême sens, etportait

fiur l'autre. L'enfant entra à l'hôpital ;i cinq heures et demie du soir, un peu plus d'une demi -heure après l'accident. La résistance semblait devoir être si faible, qu'on ne jugea pas les poulies nécessaires; on y substitua des lacs , dont l'un fut appliqué au-dessus du genou, et l'autre entre les parties génitales et la cuisse; puis fléchissant la jambe, et portant la cuisse en travers de l'autre , au-dessus du genou, on pratiqua une extensioii graduelle, et au bout de quatre minutes, l'os glissa subitement avec bruit dans sa cavité. Le septième jour l'enfant marchait dans la salle , et éproutait à peine de la gène.

Observât ion 20', communiquée par M. Henry Oldnoiv. — Dans ce cas, l'extension fut appliquée au coudepied.

« William Sharp, jeune homme atlilétique, tomba dans une lutte. Son adversaire s'étant abattu en même temps que lui et sur lui, leurs jambes furent tellement entrelacées , qu'il ne peut pas expliquer de quelle manière il vint toucher le sol. Il ressentit une vive douleur dans la hanche et ne put se relever. Vingt mitoutes environ après l'accident, je le ti'ouvai couché sur le ventre dans le lieu de sa chute ; le membre inférieur gauche était légèrement amené dans l'abduction, raccourci, le genou et le pied tournés en dedans , la saillie du trochanter effacée , et on sentait d'une manière Obscure, la tête du fémur dans la fosse iliaque externe. Je diagnostiquai une luxation, et je fis porter le malade chez lui, pour opérer la réduclion. Je le fis placer sur le côté droit, suivant la diagonale d'un lit à quatre colonnes. Le milieu d'un large drap roulé fut placé entre les cuisses; les chefs en furent dirigés en avant et en arrière du corps, et attachés à celle des colonnes qui correspondait à la tête du sujet, aussi bas que possible. La partie moyenne d'une serviette roulée de la même manière fut ensuite appliquée sur la osse iliaque, entre la crête iliaque et l'os luxé ; ses extrémités furent portées entre le corps et le drap en avant et en arrière, réfléchies sur lui et attachées sur sa partie moyenne. Par ce moyen, j'espérais obtenir l'immobilité du bassin. La force extensive fut appliquée sur le cou-

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étant à travailler dans une fosse, fut enseveli sous un éboulenient de charbon. Indépendamment de plusieurs lésions giavcs dans d'autres parties du corps, il eut une luxation de la cnissi; dans la fosse iliaque. Le même membre fut fi acluré vers sa partie moyenne; la réduction de la luxation étant impraticable, la cuisse futeulonréc d'un appareil à fracture, et traitée sans aucviii égard à la luxation , dans l'espoir qu'après la réunion des fragmens, la luxation pourrait être réduiie. Au bout de cinq semaines, l'os paraissait sufTisammeut solide. Je pratiquai, à l'aide des poulies, une extension très-modéi'ée, mais non interrompue, et en moins d'une heure j'eus la satisfaction de sentir la tête de l'os rentrer dans sa cavité. Il est très-probable que la réduction se fût opérée plus promptement, si j'eusse osé faire supporter au membre une plus forte extension; mais je craignais qu'il n'en résultât la séparation des deux fragmens osseux nouvellement soudés. La guérison fut tellement solide qu'il conserva à peine quelque trace de claudication. »

Le docteur Badley a rencontré plusieurs cas de cette luxation réunie avec d'autres lésions qui , au premier aspect, présentaient une complication extrêmement embarrassante, et d'oii cependant, en réalité, il ne résultait pas un surcroît plus grand de difficultés. Ainsi il a vu des cas dans lesquels , avec la luxation d'une cuisse, coïncidait la fracture de celle du côté opposé. Dans ce cas , il a placé temporairement, mais avec beaucoup de solidité, des attelles autour du membre fracturé , et faisant placer le malade sur ce côté, il a procédé à la réduction d'après la méthode ordinaire. Après cette opération , il a retiré les attelles temporaires et appliqué au membre fracturé l'appareil accoutumé. Tous les cas de cette espèce qui lui sont échus ont été heureux, et ne se sont compliqués d'aucun phénomène inattendu. Le même médecin a été témoin d'un cas qu'il cite plutôt pour sa singularité que pour les avantages pratiques qu'on peut eu déduire.

Observation 22% communiquée par M. Badley. — Un homme reçut un coup violent sur la hanche. Lorsqu'on l'eut fait mettre sur un lit pour l'explorer , on trouva que le fémur

depied parce qu'il me parut qu'en cet endroit n'était point fracturé, et que les deux memelle n'intéressaitpointles muscles de la cuisse, bres étaient exactement de la même lon- On entoura le coudepied d'une serviette mouil- gueur ; mais le pied du côté malade se tournait

lée, à laquelle on adapta l'extrémité d'une serviette longue. Trois hommes furent chargés de tirer graduellement et sans interruption. Quand je m'aperçus que la tête du fémur était ramenée au niveau du rebord de la cavité cotyloîde, je soulevai un peu cet os en passant mes mains entrecroisées sous la partie supérieure de la cuisse, et aussitôt la tête de l'os entra dans sa cavité avec bruit. Le malade éprouva pendant quelque temps une vive douleur autour de la hanche et du genou.»

Observation 21% communiquée par M. Badley. — « Un jeune homme d'environ J6 à is ans^

un peu en dedans, et toute tentative pour mouvoir la cuisse dans l'articulation coxo-fémorale causait une vive douleur. Un examen plus attentif de la hanche fit reconnaître que le fémur était luxé, et que latêle était située sur la fosse iliaque, quoique le membre ne semblât pas du tout raccourci. Toutefois, on ne tarda pas à trouver l'explication de cette anomalie apparente : le fémur du côté opposé avait été fracturé antécédemment, et la consolidation s'était faite d'une manière si vicieuse, que ce membre était resté plus court de plusieurs pouces; de sorte que la luxation eu haut, de l'autre cuisse , avait ramené celle-ci â une Ion-

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gueur équivalente. Il n'ostpas besoin d'ajouter ment susceptible de rdductLoti ; l'extension ne

que la réduction de la luxation rétablit la clau- devient possible que trois ou quatre mois après

dicalion, et reproduisit la dilTonnité résultant l'accident; et alors môme exige-t-elle l'appli-

de la longueur inégale des deux membres. cation de fortes attelles sur la cuisse , pour

éviter le danger de reproduire la frac-

Observation 23'. — Luxation de la cuisse dans ture (1). fa fosse iliaque, avec fracture du fémur. —

Abraham Harman , âgé de 13 ans , placé dans Observation 24", communiquée par M. T. MauleservicedcM. Forster, à l'hôpital de Guy, a ^'^<^^' — George Davies, âgé de 55 ans, desdonné le récit suiTant de son accident : cendant l'escalier d'un moulin, avec un Il y a environ quatre mois, il conduisit sac de froment sur le dos, omit un ou deux les chevaux de son maître à une carrière de degrés , et, dans ses efforts pour reprendre craie: il descendit dans la carrière pour ra- équilibre, le fardeau tomba de tout son poids masser de la craie et pour la réduire en frag- sur lui > et la violence du coup le jeta plusieurs mens; pendant qu'il était ainsi occupé, lapa- degrés plus bas: il resta dans l'impossibilité roi de la carrière s'éboula, et un morceau complète de continuer sa marche. Il fut alors considérable de craie l'ayant heurté violem- transporté au village voisin. On l'examina; le ment sur la hanche, le renversa. Il fut porté membre malade était beaucoup plus court que aussitôt dans une auberge du voisinage, et un l'autre; le pied était tourné en dedans , ets'apchirurgien fut appelé. La cuisse était fracturée puyait sur le tarse du côté opposé. La tcte de vers sa partie moyenne ; mais de très-fortes l'os était logée parmi les muscles fessiers : les contusions s'opposèrent h ce que la luxation autres symptômes ne laissaient aucun doute, fût reconnue. Des fomentations et d'autres Trois heures environ après cet accident, les moyens furent employés pour amener la réso- préparatifs convenables étant faits, on lui fit lution de la tumeur de la hanche, et il devint une saignée de 30 onces; les poulies furent alors manifeste que la cuisse était aussi luxée, ajustées d'après la méthode indiquée et une Quelques tentatives de réduction furent faites ; extension graduelle étant faite , la tête de l'os mais la fracture ne pouvant supporter l'exten- fut ramenée au niveau de la cavité cotyloîde; sion, le jeune malade fut envoyé à l'hôpital : une serviette fut alors passée sous la cuisse, on n'y fit aucune tentative de réduction. afin de soulever l'os , et celui-ci par un mou- Ce cas présente des difficultés peu com- vementbrusqueaccompagné d'un craquement muues: il est probable que la luxation ainsi sensible à l'oreille, glissa dans sa cavité. La compliquée de fracture, n'est pas générale- réduction fut opérée en dix minutes (2).

(i) L'observation qne nous allous r.ipporler olFie un cas de fracture coïucichnt avec une luxation sur le pubis. Les tentatives de réduction de la luxation, faites au moyen des attelles et par un proce'de'tout-àfait spécial, obtinrent un plein succès. Lien que l'cpoque de la fracture fût encore peu e'ioigne'e. Le proce'de opératoire, aussi bien que le succès d'une tentative aussi délicate nous ont parud'un haut iute'rêt pratique.

Luxation et fracture simultanées du fémur} réduction de la luxation. — Le docteur Bloxham, de Newport, a obtenu dernièrement la réduction d'une luxation du fémur sur le pubis, compliquée de fracture du même os. Pendant les huit premiers jours qui suivirent l'accideut on se borna à l'application de courtes attelles, aux lotions évaporantes, etc. Voici comment le rhirurgiin décrit son procédé :« Le malade fut couché sur le dos dans son lit, et maintenu dans cette position au moyen d'un drap qui croisait la bassin et qui fut attaché au bois de lit ; un autre drap fut passé sur l'aîne gauche, et fixé de la même manière. Le membre fracturé et luxé fut alors renfermé dans des attelles, dont l'une s'élevait jusqu'à la tubérosité sciatique. Des poulies furent attachées, d'une part , ù un anneau fixé au plafond, à un pied à la droite de l'ombilic du luabide , et d'autre part, ù une ceinture serrée autour des attelles, aussi haut que possible. Le genou élant étendu, le pied fut élevé de manière Ji porter le membre presque à angle droit a\ec\ecordon du moufle ; et, en tirant graduellement sur ce cordon, la tcte du fémur devint mobile au bout dfi dix ou quinze minutes, et fut perlée en avant d'une irianière très-notable. J'appuyai alors sur elle, ea la poussant en bas, tandis que les poulies la maintenaient en partie dégagée du bassin. En quelques minutes elle passa sur le rebord du pubis. Je fis porter le pied un peu plus haut , afin de mettre les muscles fessicrj dans un état tie tension plus considérable et de leur donner plus d'efficacité pour attirer l'os dans sa position normale. Par cette manœuvre, la tète du fémur fut portée en arrière; et dès que la piod fut plus élevé et le cordon relâché, elle s'éloigna peu à peu de ma main, jusqu'à ce que le grand trochanter appariit dans sa situation naturelle : la réduction alors se trouva parfaite. Pendant la dernière période de l'opération, un aide lut chargé d'exercer une pression énergique au-dessus et en arrière de la cavité cotyloîde, pour empêcher que la tête du fémur ne glissât en arrière sur la fosse iliaque. La réduction ainsi obtenue , la cuisse fut entourée de courtes attelles , elle malade fut placé sur un double plan incliné. Aucun symplôme d'inflammation ne se développa du coté de l'arlicalatioa. Au bout de Luit jours, oa imprima au memlire des mouvemens qui furent répétés de temps en temps pendant tout le temps nécessaire Ji la guérison. » {Lonti. Med. Gaz. août i83,T.) (Noie destrad.)

(2) Le fait suivant que nous extrayons de la Gazelle Mèdicnlc (|832 , p. 621) , est intéressant sous plus d'un rapport ; on y voit un aloiigement du membre se manifester après la réduction, et persister pendant quelque temps :

Luxation du fémur dans la fosse iliaque externe. — Le 16 juillet 180O, un petit g.'ïrçon, âgé de 6 uns,

LÎIXATIONS.

Obscvvation'B', publiée par M. Cornlsli, ilcFalmoaili, dans un journal de médecine. Luxation en haut du fémur réduite au bout de cinq ans. — «Eu 1812 , Mac Faddei', marin , âgé d'environ 20 ans,screndantdeGreenwich à Londres, sur l'impériale delà diligence, tomba de celte hauteur et se blessa à la hanche. Il fut porto à l'hôpital

des ressources ile l'art, et je rabandonnai à lui -môme.

En m^rs, 1818 , je rencontrai cet homme portant un lourd panier à chaque bras , et marchant sans la plus légère claudication. Quoique je connusse parfaitement ses traits, l'ayant vu sur ses béquilles dans cette ville pendant

Saint-Thomas dans le service de M. Cline, et trois ans, je passai auprès de lui sans y faire

traité pour une fracture du col du fémur. Au bout de quelques mois, les moyens qui furent employés, n'ayant produit aucun résultat, on le renvoya de l'hôpital, eu le prévenant que son membre lui sei'ait désormais inutile. Cet homme entra ensuite à l'hôpilal de Guy. Sir Astley Cooper, dans le service duquelil fut placé, jugea que la tète du fémur était hors de sa cavité; après une saignée , un bain chaud, etl'adminislration du tartre stibié , ;\ dose nauséeuse , 11 essaya d'opérer la réduction. Cette tentative fut sans résultat, ainsi que plusieurs autres qui f urent f ai tes dans la suite. Le mala de fu t renvoyé de nouveaucomme incurable. Enl813, environ un an après l'accident , il se présenta appuyé sur des béquilles h l'hôpital de Falmouth, où il m'a donné les détails précédens. Je trouvai le membre malade plus court que l'autre d'environ deux pouces et demi, entièrement inutile, et donnant lieu à une vive douleur quand il

attention, croyant à peine possible que ce fût mou malade boiteux ; mais après avoir fait unç vingtaine de pas, je me retournai vers lui pour constater le fait. En m'assurant de son identité sur laquelle j'étais si fortement en doute , je m'informai de la cause de sa guérison, et il m'apprit que dans le printemps de 1817, cinq ans après l'accident, se rendant de Falmouth à Plymouth dans un petit vaisseau côtier , l'embarcation reçut une secousse par laquelle il fut jeté à la mer. Au moment de sa chute, il entendit un fort craquement dans la hanche, et depuis ce moment il a mis de côté ses béquilles, et a recouvré l'usage parfait de son membre. Cet homme exerce actuellement le métier de marin à bord d'un navire qui fait les voyages de Plymouth à Londres. »

L'importance pratique de ce fait est beaucoup au-dessous de la singulaiité de sa terminaison. Il prouve , dit M. Cornish, la possibilité

l'appuyait sur le sol. Le genou et le pied étaient de la réduction du fémur, même après plutouvnés en dedans; il y avait au niveau de l'articulation une déformation considérable ; la tC'te du fémur semblait s'être formé une cavité au milieu des muscles , dans la fosse iliaque. En un mot, on retrouvait tous les signes de la ]uxat;on en haut. A raison de l'ancienneté de l'accident, et de l'insuccès des tentatives de réduction pratiquées par sir A. Cooper , je considérai ce cas comme au-dessus

sieurs années, lorsqu'on est en droit de supposer l'existence d'altérations qui constituent des obstacles insurmontables , en particulier l'oblitération de la cavité cotylolde, et quand la plupart des chirurgiens jugeraient le cas audessus des ressources de l'art ; il sez't à prouver qu'un l€ger effort, quand les muscles sont surpris peut réussir à opérer la réduction après que les efforts les plus violens ont échoué.

ever, et Yoj^ mpossibilite

toml^a de dessus un gros tronc d'arbre renverse', sur leqnel il s'amusait à courir. Il ne put se rel

Jut oblige de l'emporter chez ses parens. Ceux-ci n'attribuant qu'à une violente contusion l'ii..^

ouleurenfanf était de marcher , ne cbercbërent pas à s'éclairer sur la véritable cause de cet accident, et de ineurerent tranquilles just^u au lo août suivant. Alors seulemant ils amenèrent le petit blesse' à l'hôpital de Kevers, où M. Arloing remplissait temporairement les fonctions de chirurgien en chef.

M. Arloing trouva la cuisse droite raccourcie d'un pouce et demi; la pointe du pied et le genou étaient tournés en dedans j le grand trochanter, plus élevé, était porté en avsnt, et une tumeur dure et arrondie se faisait remarquer dans k fosse iliaque externe. A ces signes principaux, il était aisé de reconnaître une luxation en haut ou dans la fosse iliaque. Quoiqu'il y eut près d'un mois que l'accident était arrivé, on tentala réduction; l'extension fut faite pendant plus d'une demi-heure, sans pouvoir déplacer la tête de l'os. On laissa reposer jusqu'au lendemain l'enfant qui avait beaucoup souffert. La seconde tentstive fut aussi infructueuse qus apremicre. Alors, ayant fait cesser l'estension, M. Arloing saisit avec la main droite la cuisse au-dessus du genou, et tira brusquement dessus, en même temps qu'avec la paume de la main gauche il poussait fortement n as a tête du fémur. Les muscles, surpris en quelque sorte, cédèrent avant de pouvoir se contracter. L operateur sentit la tête qui se déplaçait, et il la dirigea vers sa cavité, en portant la cuisse en dehors et ea arrière. Aussitôt tous les mouvemens devinrent faciles, et on les faisait exécuter au membre sans exciter de douleur; mais celui-ci était rd us long que l'autre d'un demi-pouce. Comme on n'avait pas entendu ce petit bruit que fait la tète d'un os luxé en rentrant dans sa cavité, on crut d'abord qu'ayant déplacé par un mouvement aussi brusqu» celle du fémur, on l'avait fait glisser sur le rebord postérieur et inférieur de la cavité colyloïde. Mais bientôt, considérant qu'on ne la sentait plus nulle part, que le membre avait repris sa rectitude et la liberlé de tous ses mouvemens , on resta persuadé que la luxation était bien réduite, et l'alongement du membre fut attribué au gonflement du cartilage qui revêt la cavité eotyloïde, gonflement causé par la vive irritation et l'inflammation qui ont suivi l'accident , et entretenu par la longue absence de la tête du fémur, parce que, dans ce cas, les cavités articulaires tendent à s'oblitérer.

L'enfant a été tenu au lit pendant deux mois, les cuisses rapprochées et fixées par un lien attaché au-dej. sus des genoux. Pendant tout ce temps, on a employé des fomentations résolutives>utour de l'articulation. L» membre a repris peu à peu sa longueur naturelle; mais l'enfant a long-temps éprouvé de la douleur lorsqu'il lui faisait supporter le poids du corps. Enfin , il a march c saos h moindre claudication, [Note des trud.) '

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