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LUXATION LATÉRALE DU RADIUS

Obserimsion 119%— M. Freeman, chirurgien, le radius luxé en haut et en dehors, au-dessus

m'a présenté un homme âgé de 25 ans , qui du coudyle externe de l'humérus. Chez ce ma-

ayant fait, à l'âge de 12 ans, une chute de lade, lorsque l'avant-bras est fléchi , la tête du

cheval dans laquelle l'animal s'abattit avec radius chevauche sur l'humérus. Les mouve-

lui, s'était heurté le coude contre un arbre, au mens du bras ont conservé beaucoup d'utilité;

moment où l'avant-bras fléchi était porté au- mais la flexion et l'extension ne sont pas com-

devant de sa tète. L'olécrâne était fi'acturée et plètes.

au-dessous «le l'hurne'riis et en dehors du coude. La malade , e'iourdie pendant sa chute , n'a pu remarquer, si, en toinhant, son coude a directement porte' sur le pave', supporlanl lout le poids du corps, ou si elle essaya de se recevoir sur la main, le poignet porte' dans une forte supination. Je m'appîiquai inimédiatement à la réduction. L'extension et la conire-extension e'iant opeie'es , j'appujai fortement sur la' tète du radius, la poussant en deliors et en arrière. Un mouvement de déplacement et un certain bruit nie firent croire h une réduction : l'erreur ne fut pas longue ; au même instant un second effort opc'ra un nouvean de'placement et un nouvesu bruit ; l'os e'tait à sa place. La malade ne s'aperçut même pas de cette tentative ; la fluxion de l'avant-bras e'tait devenue facile et peu douloureuse, le membre re'gulièrement conformé. Les jours suivans,le bras fut Irès-lume'Ge', excessivement erchy.nose', mais mode'rémenl douloureux ; la réaction fébrile fut faible. En peu de temps, la malade vint à bien , et son bras a recouvre sa force et sa sou[jlesse. II s'en faut très-peu que l'extension ne soit complète, cliose merveilleuse après le dégât énorme qu'a dû occasionner un semblable déplacement.

Observation B, recueillie jjur M. Jf^illniiine. — Lnxaticn en avant de l'e.Ttrèmité supérieure du radius. {Archives générales de niéd. , t. \Q, p. lyS). — Un enfant âgé de y ans , assez délicat, étant monté sur un ane , se laissa glisser sur le côte gauche , pour éviter de se heurter ù droite contre un obstacle, et tomba le bras tendu , comme pour aller au-devant du sol; c'était un terrain snblé. Cet enfant en se relevant , se plaignit de l'articulation du coude qu'il ne put fléchir. Une heure après , le bras était demi-fléchi entre la pronatiou et la supination ; il y avait peu de gonflement, et il en survint même très-peu dans la suite. Le petit malade ne se plaignait que dans le moment où l'on imprimait quelques mouvemens au membre, ou lorsqu'on palpait l'articulatiofl. On remarquait dans la direction du cubitus, vers son tiers supérieur, une courbure très-saillante sous la peau; au-dessous et le long de cette ligne , le long du bord cubital de la partie supérieure de l'avant-bras, était une dépression des parties molles qui faisait paraître plus saillantes lolécrâne et la tubérosité interne de l'humérus. La partie supérieure de l'avant-bras était élargie dans son diamètre radio-rubiial. Li tèle du radius, portée en avant dans le pli du bras, était peu facile à distinguer par le loucher, et lorsqu'on pressait sur elle, le sujet éprouvait une vive douleur. Le tendon du muscle biceps relâché était difficile à reconnaître ; les parties molles , tenJufS sur Je côté abandonné par le radius , ne pfîrmeltaient pns de distinguer le vide formé par le déplacement de cet os ; la petite tèle de l'humérus paraissait plus saillante que dans l'état normal ; les mouvemens de flexion et d'extension se faisaient assez librement; les premiers étaient plus bornés et plus douloureux ; ceux de rotation n'étaient pas totalement impossibles ; celui de pronation était plus facile. La réduction fut d'abord inutilement tentée en pressant sur la tète du ladius, tandis qu'on portait l'avant-bras dans la prouation. Le lendemain, une extension et une contre-extension assez l'oiies étant préalablement opérées , l'avant-bras, jusques-lli légèromi-nt en pronation, lut porté dans une supination un peu forcée, et imméili itcment après, fléchi fortement ; la diflbrmite' de l'articulation disparut aussitôt, la douleur cessa, le bras reprit sa forme ; il fut ramené dans l'L-xlension, maintenu quelques jours dans celte situation, puis enfin mis dans la flexion pendant une quinzaine.

Pour ce qui regarde les luxations do l'extrémité supérieure du radius en avant , on peut consulter avec iruilun mémoire publié récemment par MM. Gerdv et Beaugrand, dans les Archives générales de médccme, février i835. ' {Note des trnd.)

Les luxations du poignet sont de trois es= pèces :

1° Luxation du poignet sur les deux os de l'avant-bras.

2° Luxation sur le radius seulemeut.

3° Luxatlou sur le cubilus.

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